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Tchad, Berceau De L'humanité

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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 11:41

DAKAR - Le Sénégal est "prêt" pour le procès de l'ex-président tchadien Hissène Habré poursuivi pour crimes contre l'humanité et en exil dans ce pays, a déclaré mercredi son ministre de la Justice après l'adoption par le parlement d'une loi permettant de juger cet ex-dirigeant.

"Je lance d'ores et déjà un appel à tous ceux qui sont intéressés par ce procès: nous sommes prêts", a déclaré le ministre de la Justice Madické Niang à l'antenne de la télévision publique sénégalaise RTS. "Nous sommes prêts à recevoir leurs contributions pour démarrer immédiatement la phase préparatoire", a ajouté M. Niang, en rappelant qu'une "enveloppe-plancher" de quelque 18 milliards de FCFA (27,5 millions d'euros) a été jugée nécessaire pour ce jugement.

"Nous n'avons reçu aucun sou jusqu'à ce jour des donateurs. La seule mise qui nous permet aujourd'hui de travailler, c'est (...) un milliard" de FCFA (1,52 million d'euros) inscrit par le Sénégal à son budget 2008 et utilisé pour "les premières urgences", a-t-il affirmé.

Madické Niang a estimé que son pays avait cependant fait des "pas importants pour l'affaire Habré". "Nous nous acheminons vers l'ouverture de l'instruction de manière sûre et certaine", a-t-il assuré, en indiquant que des juges d'instructions appelés à examiner le dossier avaient été désignés depuis juin.

Mercredi, le congrès du parlement sénégalais, regroupant l'Assemblée nationale et le Sénat, a validé cinq lois constitutionnelles dont une permet de juger l'ex-président Habré, réfugié au Sénégal depuis 1991. Il s'agit d'un amendement constitutionnel qui "confirme la compétence de la justice sénégalaise pour juger des crimes contre l'humanité perpétrés par le passé (et) lève tout obstacle au jugement de Hissène Habré", a précisé dans un communiqué l'organisation Human Rights Watch (HRW), qui défend les victimes du régime de M. Habré.

En mai dernier, le ministre de la Justice avait annoncé la nomination d'un magistrat comme "coordonnateur de la préparation et de l'organisation" de ce procès.

Mandaté par l'Union africaine (UA) en juillet 2006 pour accueillir le procès de M. Habré, le Sénégal a été régulièrement critiqué ces deux dernières années par les organisations de défense de droits de l'Homme et des victimes pour sa lenteur à faire évoluer le dossier.

Hissène Habré a dirigé le Tchad de 1982 à 1990, avant d'être renversé par l'actuel président tchadien Idriss Deby Itno. Il est poursuivi pour crimes contre l'humanité, crimes de guerre et actes de torture en Belgique, sur la base de plainte de victimes d'origine tchadienne.

(©AFP / 24 juillet 2008 01h02)

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SÉNÉGAL: Levée des derniers obstacles au procès d`Habré

DAKAR, 24/07 - Le Parlement sénégalais a levé mercredi les derniers obstacles constitutionnels au procès pour crimes contre l`humanité de l`ancien président tchadien Hissène Habré.

Les deux chambres réunies en Congrès ont approuvé le projet de loi autorisant la justice nationale à se prononcer sur des crimes contre l`humanité commis hors du pays et ont nommé quatre juges, a annoncé le ministre de la Justice, Madicke Niang.

Habré pourrait ainsi devenir le premier chef d`Etat jugé dans un pays en développement autre que celui où les crimes ont été commis.

A l`occasion d`un sommet de l`Union africaine, Dakar s`est vu attribuer en 2006, la charge d`organiser le procès du dictateur, accusé de 40.000 assassinats et de 200.000 cas de torture pendant son règne, entre 1982 et 1990.

http://www.angolapress-angop.ao/


 

 

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Instruction de l’Affaire Habré : Madické Niang annonce la nomination de 4 juges
 

L’instruction de l’affaire Habré est confiée à 4 juges (le Doyen des juges et 3 autres magistrats), selon Madické Niang, qui s’exprimait hier en marge du Congrès du Parlement à Dakar.

Après s’être réjoui du vote de tous les cinq projets de Loi qui ont été soumis, hier, au Congrès, le ministre d’Etat, ministre de la Justice, Madické Niang est revenu sur les modifications qui ont été apportées à l’article 9 de la Constitution. Celui-ci est relatif aux atteintes du droit international telles que les génocides et les infractions qui sont consacrés comme étant «imprescriptibles».

A en croire Me Niang, cette modification va permettre d’appliquer «la rétroactivité», ce qui va permettre au Sénégal, d’exécuter, sur une base juridique forte, le mandat confié par l’Union africaine de juger Hissène Habré.

«Nous nous acheminons vers l’ouverture de l’instruction de manière sûre et certaine», affirme le ministre de la Justice. Qui poursuit : «Les juges d’instruction ont été désignés sur la base d’une consultation à domicile des membres du Conseil supérieur de la magistrature.» Aujourd’hui, renseigne M. Niang : le Tribunal régional se retrouve avec 10 cabinets d’instruction dont 4 se consacreront exclusivement à l’affaire Habré. «Ce sera le Doyen des juges d’instruction et il sera assisté de trois autres juges d’instruction», explique-t-il. Mieux, selon Madické Niang, le pré-rapport sur cette affaire est déjà en leur possession et qu’ils devront se réunir incessamment pour statuer sur ce document.

Sur le plan financier, M. Niang rappelle que le budget de 18 milliards de francs Cfa a été arrêté et qu’ils attendent les contributions des uns et des autres «pour démarrer immédiatement la phase préparatoire». Toujours est-il que «nous sommes fin prêts», dira-t-il. A propos des contributions financières, M. Niang assure que le Sénégal n’a encore rien reçu de cette somme. Sinon, renchérit-il, ils disposent de 1 milliard de francs Cfa que l’Etat a inscrit sur le Budget et qui leur permet, actuellement, d’engager les premières diligences.
Par Aly FALL

http://www.lequotidien.sn/

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