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Tchad, Berceau De L'humanité

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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 09:54

Le président soudanais Omar el-Béchir s'est rendu mercredi pour la première fois depuis près de deux ans à Juba, la capitale du sud-Soudan semi-autonome, où il a signé des accords de développement. Le chef de l'Etat, menacé par un possible mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour génocide au Darfour (ouest du Soudan), a été accueilli par la garde d'honneur des autorités sudistes à son atterrissage à l'aéroport, selon un correspondant de l'AFP sur place.

Vêtu d'un costume safari et entouré d'un important dispositif de sécurité, il s'est ensuite rendu en cortège dans la ville pour signer un accord de développement sur la production hydroélectrique. Il doit permettre la signature d'un contrat avec des entreprises chinoises sur la construction de trois barrages au Sud-Soudan, deux dans la région d'Equatoria et un à Bahr el-Ghazal, selon des responsables.

Un porte-parole de l'ambassade de Chine à Khartoum a confirmé que l'ambassadeur se trouvait à Juba et qu'un contrat avait été signé, sans pouvoir donner de détail. La Chine, qui a également ouvert un consulat à Juba, a des liens étroits avec le gouvernement soudanais. Pékin, principal acheteur du pétrole soudanais, est un investisseur clé dans l'économie nationale. M. Béchir devait ensuite présider un conseil des ministres conjoint puis donner une conférence de presse. Son retour à Khartoum est prévu dans l'après-midi.

La dernière visite à Juba de M. Béchir remonte à janvier 2007. A l'époque, lui et son premier vice-président Salva Kiir, ancien leader du Mouvement de libération nationale du Soudan (SPLM) et qui dirige le sud-Soudan, s'étaient mutuellement accusés de freiner l'application de l'accord de paix du 9 janvier 2005 qui avait mis fin à une guerre civile de 21 ans.

Parmi les points de discorde figurent la question de la région frontalière d'Abyei, riche en pétrole et théâtre de combats meurtriers en mai, la démarcation des frontières entre le nord et le sud du pays et la répartition des ressources pétrolières. Aux termes du CPA, le sort d'Abyei doit être fixé par un référendum en 2011. La population doit décider si la région reste dans le Nord ou est intégrée au Sud, et si le Sud doit proclamer son indépendance.

M. Béchir appelle à l'unité nationale depuis qu'il a été accusé par le procureur de la CPI Luis Moreno Ocampo, de crimes contre l'humanité et génocide au Darfour. Il a nommé Salva Kiir à la tête d'un comité de crise pour tenter de contrer la demande de mandat d'arrêt du procureur de la CPI.

Le Soudan a également multiplié les contacts avec certains membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU pour tenter de faire différer les éventuelles poursuites de la CPI, alors qu'il refuse de remettre à la justice internationale deux responsables accusés de crimes de guerre au Darfour. Le conflit au Darfour, où s'affrontent depuis 2003 forces gouvernementales appuyées par des milices arabes et mouvements rebelles, a fait jusqu'à 300.000 morts en cinq ans, selon l'ONU, quelque 10.000.

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