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Tchad, Berceau De L'humanité

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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 14:12

Des chercheurs ont annoncé la découverte d’un important réseau hydrographique fossile dans la région du bassin de Kuffra, (environ 1.700 km sud-est Tripoli) à cheval sur la Libye, l’Egypte et le Tchad.

Dans son édition du 3 janvier courant, la revue électronique "Futura- Sciences" a publié les conclusions d’une étude conduite par une équipe de chercheurs de l'Observatoire Aquitain des Sciences de l'Univers (INSU-CNRS, Université Bordeaux-1) qui a épluché les données radar de l’imageur Palsar du satellite Alos de la Jaxa (agence spatiale japonaise) révélant le lit d’un ancien fleuve comparable au Nil en importance, caché sous des dépôts éoliens entaillant les grès de l'est de la Libye sur près de 1.200 km.

Les chercheurs indiquent qu'il n'y a, pour le moment, aucune datation précise de ce fleuve qui semble avoir existé depuis des millions d’années, en particulier pendant la célèbre crise messénienne (événement géologique qui correspond à l'assèchement de la mer Méditerranée, durant le messénien il y a environ 5 millions d'années).

L’étude démontre que cet ancien fleuve a donné lieu à un vaste delta dans la région de Sarir (centre de Libye) et que les méthodes de la géochimie ont prouvé que d’importantes quantités d'eau douce originaire du bassin de Kuffra se sont déversées dans la mer Méditerranée il y a 125.000 ans, ce qui confirme que ce fleuve était actif.

Les scientifiques rappellent que les sondages radar menés par satellite depuis quelques années indiquent qu'un important système fluvial en Libye associé à la région de l’oasis de Kuffra et qu’auparavant les géophysiciens ont sondé la topographie du désert dans le Sahara à l’aide de radars installés à bord de satellites ou même de la navette spatiale et des traces témoignent d'une époque où le Sahara était parsemé de cours d’eau et de lacs, preuves d’un passé beaucoup plus humide et verdoyant du Sahara et le désert était plus accueillant pour l’homme et ses troupeaux d’animaux, à l’époque du néolithique.

Toutefois, les scientifiques ne précisent pas si cet ancien cours d’eau pourrait un jour être réexploité par la Libye qui a construit un fleuve artificiel le plus grand ouvrage d’adduction d’eau construit par l’homme au 20ème siècle qui draine quotidiennement du fin fond du désert libyen des millions de m3 d’eau douce à travers des aqueducs géants vers les régions du littoral au Nord du pays où se trouvent les agglomérations urbaines et les terres agricoles.
 
Tripoli - 07/01/2009

Pana

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