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Tchad, Berceau De L'humanité

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 17:36

Les obsèques nationales du général Félix Malloum, la fermeture provisoire du pavillon des urgences pour réfection, la 2ème prorogation du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH2), la vague d’insécurité dans le département d’Assongha, l’assassinat de l’opératrice économique Mme Faouzia Hissein Bourma, la traite des enfants dans la Tandjilé et bien d’autres sujets ont été abordés par la presse tchadienne.


Funérailles grandioses du général Félix Malloum à Sarh


‘‘La République reconnaissante au général Malloum’’, titre N’Djaména bi-hebdo qui rapporte qu’après N’Djaména où les honneurs officiels ont été rendus au général Félix Malloum Ngakoutou Béyindi, ancien président de la République, c’est à Sarh, sa ville natale où il a été inhumé, le 21 juin 2009. A cette occasion, le président de la République, Idriss Déby Itno a fait le déplacement de Sarh pour assister personnellement à cette inhumation. Le bi-hebdo immortalise ces obsèques nationales avec plusieurs images par exemple celle du chef de l’Etat Idriss Déby Itno déposant une gerbe de fleurs sur le cercueil de l’illustre disparu ou encore celle de la famille éplorée recevant les mots de condoléances du président de la République. ‘‘Le général Malloum repose au quartier Kassaï’’, reprend Le Progrès qui précise que les obsèques ont eu lieu en présence du chef de l’Etat Idriss Déby Itno avec, à ses côtés, l’ancien chef de l’Etat Lol Mahamat Choua et d’autres hautes personnalités de la Républiques. Le quotidien relève par ailleurs que le deuil national de dix jours, décrété en sa mémoire, prend fin le lundi 22 juin 2009.


Assassinat d’une opératrice économique


‘‘Encore un crime odieux’’, s’indigne l’éditorialiste de le Temps qui révèle l’assassinat d’une vaillante et entreprenante dame, Mme Faouzia Hissein Bourma par un individu. Cette dame fait partie des rares opératrices économiques tchadiennes en vue, souligne l’hebdo. Face à l’impuissance du gouvernement à juguler le problème d’insécurité qui va crescendo, ne serait-il pas bien d’autoriser les citoyens à s’organiser à leur manière, se demande le journal.


Le recensement général de la population et de l’habitat encore prorogé


‘‘Le recensement est encore prorogé’’, titre Le Progrès qui nous apprend que la période du 2ème recensement général de la population et de l’habitat a été encore prorogée, le samedi 20 juin 2009, à titre exceptionnel, jusqu’au 30 juin 2009, sur toute l’étendue du territoire national. Le journal rapporte les propos du secrétaire général de la présidence de la République Haroun Kabadi, de retour d’une mission dans les provinces du sud du pays qui relève que les opérations du RGPH2 se sont déroulées par endroits, dans des conditions relativement difficiles. Le problème du recensement des nomades reste entier, dans le département du lac Iro ainsi que dans les autres sous préfectures de la région, ajoute-t-il. ‘‘On joue les prolongations’’, rebondit N’Djaména bi-hebo dont l’éditorialiste relève quelques couacs qui ont entaché la réussite du RGPH2. Le journal estime que la centralisation à outrance de la gestion des affaires au niveau du ministère du Plan a été plutôt un goulot d’étranglement. En outre, le télescopage des messages mis en exergue par la cacophonie qui a caractérisé les différentes missions dépêchées à l’intérieur du pays, ajoute-t-il. ‘‘On a du mal à distinguer réellement qui fait quoi. Il y a d’un côté le MPS, occupant tout l’espace. Dans la foulée, l’on a développé à la fois trois thèmes : le recensement, la lutte contre la désertification et la mobilisation contre les menées soudanaises’’. Un véritable mélange de genres dans lequel beaucoup de nos compatriotes ne se sont pas retrouvés, déplore le journal.


Insécurité persistante dans le département d’Assongha


‘‘Les villageois résistent aux bandits’’, titre en Une le quotidien Le Progrès qui révèle que l’agresseur du député Mahamat Hamdan a été arrêté par les villageois. Notre Temps publie par ailleurs la photo du député, le bras plâtré sur son lit d’hôpital et celle de son agresseur. Le reporter du quotidien fait écho des bandes de malfrats armés, bien organisées, qui troublent la quiétude des paisibles citoyens dans le département d’Assongha, non loin de la frontière soudanaise. Le 10 juin dernier, relate Le Progrès, un véhicule transportant le député Mahamat Hamdan est tombé sous le coup des coupeurs de route qui ont ouvert le feu sur les passagers. Le journal signale que le 9 juin, une trentaine de cavaliers, bien armés, ont attaqué et enlevé du bétail du village de Mabrone. La bataille qui a duré toute la journée s’est soldée par la mort de deux assaillants et la blessure de 4 habitants du village.


La santé se dégrade au Tchad


Dans une interview accordée par le ministre de la Santé Publique, Dr Ngombaye Djaïbé à N’Djaména bi-hebdo, l’on apprend qu’en attendant la construction de l’hôpital de la mère et de l’enfant, le taux de mortalité maternelle est à 1099 décès pour 100 000 naissances contre 827 décès il y a 10 ans. Indicateur très visible de la dégradation du système de santé au Tchad, en déduit le bi-hebdo. Le journal révèle par ailleurs qu’à partir du 1er juillet 2009, le pavillon des urgences de l’Hôpital général de référence nationale n’accueillera plus les patients. Le ministère de la Santé publique qui a annoncé cette fermeture n’a pris le soin d’indiquer la durée de cette réfection, constate le bi-hebdo. Il a simplement orienté les patients vers les hôpitaux de district de N’Djaména, invités à organiser des services de garde de nuit. La décision de fermer complètement le pavillon des urgences et de mettre son personnel en congé n’est pas très bien réfléchie car tout médecin n’est pas urgentiste, estime le journal qui propose de trouver une aile de l’hôpital pour abriter le pavillon des urgences que de se passer de ses services tout simplement parce qu’il n’y a plus de salle.


Traite des enfants dans la Tandjilé


Le reporter de l’hebdomadaire Le Temps s’inquiète du phénomène de la traite des enfants qui prend de l’ampleur dans la région de la Tandjilé. Le journal cite le cas d’un enfant de 12 ans qui a été enlevé sur la commande d’un général au mois de juin dernier. Heureusement que le démarcheur a été démasqué et le plan a été déjoué. Selon des sources concordante, le journal révèle le même démarcheur a déjà livré deux autres enfants, devenus aujourd’hui chameliers à Tiné, dans le nord-est du Tchad.


Mbaïdedji Ndjénodji Frédéric ( cefod)

La redaction ACTUTCHAD

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