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Tchad, Berceau De L'humanité

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 11:04

La polémique autour de l’adoption du projet de loi portant charte des partis politiques, la mise en place de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), la réconciliation entre les communautés Zaghawa et Asshongori, la démission d’un magistrat sont entre autres les sujets traités par la presse tchadienne cette semaine.


L’accord du 13 août connaît un deuxième arrêt

L’édito de l’hebdomadaire Le Temps s’est penché sur le rejet par les députés MPS de l’article 13 du projet de loi portant charte des partis politiques. Le journal souligne que cette disposition, obtenu consensuellement par la majorité présidentielle et l’opposition politique dans le cadre de l’accord du 13 août, interdit le nomadisme politique des députés pendant la législature. Or, au moment de l’adoption de ce projet de loi, les députés de la majorité l’ont rejetée au motif qu’elle est inconstitutionnelle. De l’analyse de Le Temps, pour ces députés élus à la demande du prince, le nomadisme politique n’est pas une mauvaise chose en soi, et par conséquent, doit être pérennisé. Cette pratique, pourtant éhontée, n’est aux yeux des parlementaires de la majorité que normale, quand on sait que, attirés par le gain facile, plusieurs transfuges des partis de l’opposition ont atterri dans les escarcelles de la mouvance, poursuit-il. ‘‘Violer délibérément un accord consensuel obtenu après de longues négociations, n’est autre chose que le refus de voir le pays sortir du cycle des violences qui l’ont longtemps endeuillé et appauvri’’, chute-t-il.


Les membres de la CENI enfin investis

Le Progrès par contre, rassure que les 31 membres de la CENI, hormis deux d’entre eux empêchés, ont prêté serment devant le président de la Cour suprême. Le quotidien insiste sur le fait que les représentants de la CPDC [ qui avaient boycotté la veille la cérémonie de prestation à cause du rejet de l’article 13 du projet de loi portant charte des partis politiques] ainsi que celui du FAR étaient également de la partie. D’après le président de l’UNDR, M. Saleh Kebzabo, porte-parole de la CPDC, l’opposition a obtenu, à la veille de cette prestation de serment, la garantie du gouvernement de faire passer, à la séance plénière de l’Assemblée nationale du vendredi 22 juillet 2009, le texte relatif au rapport entre les partis politiques et leurs élus.


Ngarmadjal Gami, président de la Commission Électorale Nationale Indépendante

‘‘Ngarmadjal Gami, le monsieur de l’unanimité’’, nous révèle Le Progrès saluant la désignation du tout nouveau président de la CENI. Le quotidien écrit que l’évocation du nom de cet homme rappelle, dans le milieu enseignant, le Mandela de la lutte syndicale, paraphrasant un enseignant lors d’une assemblée générale de l’intersyndicale en 2007.


Plus de 100 véhicules offerts par ESSO à l’Etat détournés

Selon une exclusivité de l’hebdomadaire La Voix, courant début du mois de juillet 2009, 100 véhicules composés de minibus et de Hilux 4X4, offerts par la compagnie pétrolière ESSO à l’Etat tchadien, auraient été détournés par des personnalités haut placées à N’Djaména. L’hebdo compte apporter plus de détails dans sa prochaine parution .


Zaghawa et Asshongori se réconcilient

Le Temps publie un communiqué de la Mission des Nations Unies en République Centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) faisant écho de la réconciliation entre les deux communautés. Le communiqué nous apprend que le 17 juillet 2009, les autorités locales tchadiennes et la MINURCAT ont soutenu conjointement les efforts de réconciliation entre les leaders Zaghawa et Asshongori en vue de régler leurs différends et d’améliorer la situation sécuritaire dans la zone de Waldagalda dans le canton de Molou, le log de la frontière tchado-soudanaise. Plus de 130 chefs de village se sont rencontrés pour mettre fin à leur longue querelle, précise le communiqué qui souligne que les deux communautés d’éleveurs et d’agriculteurs étaient souvent en désaccord sur l’utilisation de leurs terres.


Un juge d’instruction démissionne

N’Djaména bi-hebdo fait un zoom sur la démission de M. Ali Abdoulaye, juge d’instruction du troisième cabinet, chargé des affaires économiques et financières. Notre confrère publie en filigrane les passages de la lettre de démission adressée au chef de l’Etat : ‘‘je suis de ceux qui croient encore à la justice de mon pays et j’ai voulu faire en sorte que, dans le traitement de mes dossiers, les justiciables sentent cela et croient à ce que je fais. Je sais que ce n’est pas facile, compte tenu de ce qu’on vit tous les jours dans cette maison. Je suis arrivé à un stade où je ne peux plus continuer à travailler dans cette justice à double variante. Je refuse de cautionner une justice injuste. Je n’accepterai jamais d’être le dindon de la farce’’. Le bi-hebdo estime que cette démission sonne comme un réquisitoire implacable du système de gestion du Tchad et prouve qu’il est possible de cautionner l’injustifiable. Enfin le journal conclut que Ali Abdoulaye vient d’administrer une leçon qu’il y a une vie en dehors de l’administration, et que l’on ne peut pas indéfiniment trahir sa propre conscience.


Un enseignant tabassé à Dafra

Selon Le Temps, dans l’après-midi du 28 juin 2008, le surveillant général du lycée de Dafra (département de la Tandjilé ouest) a été battu copieusement à son domicile et devant ses proches, par les gendarmes. Son tort, indique l’hebdo, est d’avoir fait libérer un candidat au Brevet d’Etudes de Premier Cycle arrêté arbitrairement pour avoir pour venir composer avec les autres. Le journal publie la photo de l’enseignant, le dos lacéré par les coups de fouet des gendarmes. Par ailleurs, Le Temps rapporte que la population de Dafra vit terrorisée par les exactions des forces de l’ordre.


Dr Idriss Ndélé Moussa Yayami, président du parlement panafricain

‘‘De Faya au perchoir panafricain de Midrand’’, c’est par ce titre que N’djaména bi-hebdo rend hommage au tout nouveau président du parlement panafricain. Alors que rien ne le destinait à la politique, relève le journal, le Dr Idriss Ndélé Moussa Yayami a parcouru en seize ans un chemin allant des bancs du Conseil Supérieur de la Transition à la présidence du parlement panafricain. Une consécration pour ce panafricaniste, partagé entre la santé, la société civile, l’enseignement et la politique. Le bi-hebdo écrit que grâce au soutien du Caucus Afrique central (groupe parlementaire) et de son gouvernement, Dr Ndélé a battu ses deux challengers Egyptien et Burkinabé et prend les rênes de cette institution pour 3 ans.


Mbaïdedji Ndjénodji Frédéric ( CEFOD)

La redaction ACTUTCHAD

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