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Tchad, Berceau De L'humanité

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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 01:50
L'employé tchadien de l'organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF), qui avait "disparu" en même temps qu'un employé expatrié après une attaque à main armée, a été relâché vendredi, a appris l'AFP auprès de la Conafit. Le général Oki Taggat de la Coordination nationale d'appui à la force internationale à l'est du Tchad a en plus menacé d'expulser MSF du pays si l'ONG ne "se conformait pas aux normes de sécurité". "L'employé tchadien a été libéré aujourd'hui. L'employé étranger est toujours aux mains des ravisseurs", a affirmé à l'AFP le général Oki Taggat.


Par ailleurs, le général a affirmé qu'il allait "convoquer lundi le responsable de MSF (au Tchad) pour lui demander de se conformer aux normes de sécurité, faute de quoi la représentation de MSF sera fermée", a affirmé le général.Le général estime que MSF "créé des problèmes en n'acceptant pas d'escortes" pour ses personnels. L'employé tchadien et l'expatrié étaient portés disparus dans l'Est du Tchad après une attaque à main armée dans la nuit de mardi à mercredi, avait confirmé à l'AFP une porte-parole de l'ONG depuis Berlin jeudi. La porte-parole n'avait pas voulu situer le lieu de l'attaque, mais de source humanitaire, elle s'est produite dans une base MSF dans le secteur d'Adé à la frontière soudanaise.


L'Est du Tchad est en proie à de nombreuses attaques de bandits et de "coupeurs de route" et les ONG qui y travaillent ont souvent dénoncé leurs conditions précaires de sécurité.MSF, qui a adopté une position de neutralité totale, refuse comme un certain nombre d'autres ONG, d'être escortée par des militaires, même de l'ONU, et ses sièges au Tchad sont gardés par des hommes non armés.


En mars, l'organisation Oxfam estimait qu'il y avait "25 attaques d'ONG" tous les mois dans l'Est du pays malgré la présence de la force européenne Eufor, relayée depuis le 15 mars par la Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad (Minurcat). L'Est du Tchad abrite des dizaines de camps de réfugiés venus du Darfour (ouest du Soudan) et de la Centrafrique ainsi que des déplacés tchadiens, estimés au total à 450.000 personnes.

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