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Tchad, Berceau De L'humanité

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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 20:53
Ce qu’il est convenu d’appeler désormais le scandale du ministère de l’Education Nationale n’en finit pas de révéler les dessous de cette affaire. Outre les responsables du ministère des Finances mis aux arrêts pour besoin d’enquête et éventuellement déterminer le degré de responsabilité de tout un chacun, les yeux sont désormais rivés sur le commerçant  qui a bénéficié de ce marché. Actuellement à l’étranger, les proches du commerçant indexent les services financiers et matériels du Ministère de l’Education Nationale. Par la Rédaction de la Voix.

Beaucoup de ses proches rassurent que Mboudou Adji, c’est son nom, ne tardera pas à regagner le pays. Ce commerçant connu dans les milieux d’affaires tchadiens, aura beaucoup à apporter pour faire jaillir la vérité.

Selon le document en notre possession, l’opération a été bien montée au ministère de l’Education nationale, précisément à la direction des affaires administratives, financières et matérielles. Document signé entre le DAAFM et le commerçant une semaine avant même que le marché querellé ne soit signé.


Dans ce document, le commerçant s’engage à fournir les manuels dans deux mois après la signature du marché. Plus grave, le faux procès-verbal de réception utilise les termes (pré-réception) certifié par le DAAFM du ministère de l’Education nationale. Ce qui veut dire que ces deux documents ont été conçus par les mêmes personnes.

Des interrogations

Une interrogation qui préoccupe les enquêteurs : comment peut-on faire prendre un engagement de livrer dans un délai de deux mois à un commerçant, alors que le marché en question n’est pas encore approuvé. En effet, l’engagement qu’on a fait signer au commerçant date du 9 mai, alors que le marché n’a été approuvé par le président de la République que le 20 mai, c’est-à-dire 11 jours avant l’approbation.


S’agissant du faux procès-verbal de réception, les proches parents du commerçant estiment qu’au regard de l’illettrisme de leur frère, seuls les responsables du ministère de l’Education auraient pu fabriquer  cette pièce afin de permettre au commerçant de se faire payer pour une livraison avant la rentrée scolaire. Les mêmes parents affirment que quatre des six conteneurs seraient déjà à Douala pour leur acheminement à N’Djaména.


A cet égard, l’on est en droit de s’interroger sur deux faits : comment signer un engagement alors que le marché n’est même pas encore signé ? Pourquoi établir un procès-verbal sans avoir réceptionné la marchandise ? Seuls le commerçant et le DAAFM du ministère de l’Education nationale sont bien placés pour apporter la réponse à ces deux questions.


Si le montage de détournement a été fait à l’Education nationale, le ministère des Finances n’est pas pour autant exempt de tout reproche, quand on sait qu’il y a toute une chaîne de contrôle dans ce département pour vérifier la régularité de tous les documents avant leur paiement.


Cette affaire met à nu la pratique des 10% qui a cours au ministère des Finances et qui est devenue une règle non écrite que personne n’ose dénoncer. Il est  grand temps d’assainir les régies financières et d’arrêter avec la pratique des marchés de gré à gré, et les nominations sur des bases claniques au mépris des compétences.

La rédaction

 

Source: http://www.lavoixdutchad.com/

 

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