Vendredi 2 octobre 2009
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Selon le rapport d’Amnesty International publié
hier, les filles et les femmes soudanaises ayant fuit les conflits au Darfour continuent de subir des graves violations des droits humains dans les camps. Harcèlement, viols et agressions
physiques, un phénomène très alarmant d’après le rapport. A l’intérieur des camps, tout comme à l’extérieur les victimes ne sont pas à l’abri et malgré les plaintes auprès des autorités ou les
responsables des camps, rares sont les auteurs punis. Informations recueillies par Lucie Umukundwa.
Obligées de quitter régulièrement les camps pour subvenir aux besoins de leurs familles, les filles et les femmes soudanaises sont très exposées. La plupart des cas
elles doivent faire plusieurs kilomètres à la recherche de bois de chauffage, du foin de bétail ou travailler dans des champs. Amnesty International constate que les cas de viols ou d’autres
actes de violences ont été signalés sans que les autorités et les responsables des camps ne prennent de mesures adéquates pour punir les auteurs. Le recours aux méthodes traditionnelles
pour résoudre les conflits sont également employées lorsqu’il y a des plaintes des viols et d’autres violences faites aux femmes. L’Amnesty International dénonce des issues
« négociées ». Une méthode non compétente pour mettre fin à l’impunité selon l’ONG.
Jusque là les mesures préventives prises par la Communauté Internationale et les autorités tchadiennes pour protéger les femmes et les filles réfugiées se sont
révélées inefficaces, selon le rapport de l’Amnesty International. La mis en place d’une force de police formée et soutenue par les forces des Nations Unies n’a guère réussi à baisser
l’insécurité. D’après, le rapport, cette force déployée à l’intérieur et aux alentours des camps doit faire face à des difficultés considérables dans sa tâche. Ainsi, les policiers qui devaient
protéger les victimes sont eux-mêmes confrontés aux violences.
L’Amnesty International recommande à la Communauté International et aux autorités tchadiennes de renforcer la sécurité dans les camps des réfugiés et les zones
avoisinantes, afin de mettre fin à l’insécurité généralisé. L’ONG suggère l’augmentation des effectifs et l’intégration des femmes dans les rangs des policiers chargés de la sécurité des
réfugiés, dans un bref délai. Il appelle également le gouvernement tchadien de mettre en place le personnel judiciaire compétent et disponibiliser les matériels nécessaires pour faciliter
les enquêtes pour le jugement des auteurs de harcèlement, viols et agressions physiques à l’encontre des filles et des femmes.
Pour telecharger le rapport d'AI, cliquer sur ce lien
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Publié dans : SOCIETE
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