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Tchad, Berceau De L'humanité

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 18:16

photo_-copie-3.jpgLes rebelles centrafricains du Séléka ont annoncé vendredi n'être plus qu'à une vingtaine de km de Bangui dont la périphérie serait déjà infiltrée par des éléments insurgés. "Mes hommes ne sont plus qu'à 22 km de la périphérie de Bangui", a déclaré à Reuters Nelson Ndjadder, un porte-parole des insurgés joint par téléphone de Paris. "Notre objectif est de prendre Bangui aujourd'hui. Nous disposons de 2.000 hommes sur le terrain dont certains se sont déjà infiltrés dans la capitale". La population locale et des responsables militaires ont indiqué pour leur part que le Séléka, qui réclame la démission du président François Bozizé, se sont emparés vendredi de Damara, "verrou" situé à environ 75 km au nord de la capitale.

 

La force régionale africaine déployée l'an dernier en RCA avait fait de Damara une "ligne rouge" à ne pas franchir pour les combattants du Séléka. A Bangui, les habitants pris de panique ont déserté les rues, les commerçants ont tiré leurs rideaux et les écoles ont renvoyé leurs élèves chez eux après l'annonce par la radio nationale de la progression des rebelles. A Paris, la France s'est dite "extrêmement préoccupée" par l'évolution de la situation et a appelé ses ressortissants sur place à la vigilance, a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay, Philippe Lalliot. Selon les autorités françaises, l'ancienne puissance coloniale est "extrêmement attentive" sur ce dossier.

 

 

Selon des sources militaires et des habitants de Damara, le contingent militaire régional africain n'est pas intervenu lorsque les insurgés ont pris la ville. "Les forces de la force régionale d'Afrique centrale qui y étaient cantonnées ne sont enfuies. Seuls les militaires tchadiens sont restés et ont discuté avec les insurgés", a témoigné Bienvenue Yakessé, un habitant de Damara joint au téléphone par Reuters.

"Les rebelles occupent désormais toute la ville", a-t-il dit.

 

LA VILLE NATALE DU PRÉSIDENT EST TOMBÉE

Un haut responsable de la force de paix régionale a fait valoir que son mandat ne lui permettait pas d'intervenir à moins d'être elle-même attaquée. "L'armée centrafricaine n'oppose pas beaucoup de résistance. Bangui pourrait tomber dans deux heures environ", a ajouté ce responsable sous couvert de l'anonymat. Le Séléka a repris les armes cette semaine après avoir accusé le chef de l'Etat de ne pas avoir respecté ses promesses contenues dans l'accord de réconciliation conclu en janvier à Libreville.

 

Jeudi, les insurgés avaient annoncé qu'ils rompaient la trêve en estimant insuffisantes et trop tardives les concessions faites par le président François Bozizé. "Les insurgés ont franchi la ligne rouge pour entrer dans Damara", a pour sa part déclaré à Reuters le porte-parole du chef de l'Etat, Gaston Mackouzanbga, joint par téléphone. "Des affrontements ont eu lieu entre l'armée et les rebelles à Damara".

 

D'après un membre, anonyme, du gouvernement, le président François Bozizé n'est pas actuellement en Centrafrique et a donné pour instruction à ses ministres de se mettre à l'abri. Un diplomate occidental a fait savoir que le chef de l'Etat se trouvait en Afrique du Sud, un pays qui a dépêché quelque 400 soldats l'an dernier lors de la précédente offensive rebelle. D'après un haut responsable centrafricain de la défense, les insurgés sont aussi emparés de Bossangoa, l'une des plus importantes villes du pays située à quelque 300 km de la capitale. Elle est aussi la ville natale du président. "C'est grave. Bossangoa est tombée", a-t-il dit. "Nos hommes ont tenté de résister mais sans succès". La France, qui compte des intérêts miniers en RCA, notamment dans le secteur de l'uranium, a puisé pour intervenir au Mali sur son contingent de 600 hommes, qui ne sont plus aujourd'hui que 250.

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