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Tchad, Berceau De L'humanité

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 10:00

Séduit par l'exemple du Burundi, le président de la fédération tchadienne de judo, Abakar Djermah, a noué des liens avec les techniciens de la Ligue d'Alsace. Le partenariat naissant, qui dépasse le cadre des tatamis, s'inscrit dans une logique d'enrichissement mutuel. Tout est parti d'un colloque, organisé au Burundi, du 1er au 15 octobre dernier. Son thème ? « L'utilisation du judo comme outil de reconstruction sociale ». Dans la région des Grands Lacs, le sport n'est évidemment pas de trop pour s'évader quelques instants et oublier, un court laps de temps, un quotidien souvent dramatique.
 
Président de la fédération tchadienne de judo depuis le 9 avril 2006, Abakar Djermah, 33 ans, est convaincu des bienfaits de l'exercice physique, qu'il considère lui-même comme un échappatoire. « Il permet en tout cas de décompresser lorsque dans la tête, tout va mal, souligne-t-il. Il y a plus de cinq millions de réfugiés du Darfour sur le territoire du Tchad. Cela fait trois ans maintenant que l'on rencontre des problèmes de dépression dans les camps de réfugiés, y compris chez les membres d'associations humanitaires. ».

Quatre poteaux, un toit, un tas de sciure...


Reconnue pour ses interventions réussies au Burundi depuis 1982, la Ligue d'Alsace de judo s'est attirée les faveurs d'Abakar Djermah, en visite à Strasbourg jusqu'à lundi grâce au soutien de l'ambassade de France. Le président de la fédération tchadienne n'est pas seulement venu s'enquérir des expériences menées sur le continent africain. Il s'est aussi positionné comme un élève en apprentissage, désireux de connaître les ficelles pour créer une ligue structurée au Tchad. « Je cherche ici un modèle de gestion administrative, confie-t-il. Je suis à la tête d'une fédération composée de six personnes. Chez nous, on pratique le cumul des responsabilités, en France elles sont partagées. »  Sélectionneur de l'équipe nationale de judo, Abakar Djermah a également pris quelques notes précieuses sur la qualité des entraînements dispensés dans l'Hexagone, et plus particulièrement en Alsace.
 
« Je me rends compte que la préparation que je propose aux judokas tchadiens est monotone, remarque-t-il. J'ai l'impression de me répéter chaque jour, alors que cette discipline comprend de nombreuses facettes. Je souhaite aussi mettre en place des techniques d'échauffement dans un esprit plus ludique, qui correspond mieux aux enfants. Le but est qu'ils ne se rendent pas compte de l'effort qu'ils sont en train de fournir. ». Plutôt appréciable quand on sait que les jeunes judokas concernés parcourent, pour certains, une dizaine de kilomètres à pied pour participer à un entraînement.

« Ils font tout avec rien, résume Bernard Messner, président de la Ligue d'Alsace. Les tatamis sur lesquels ils s'entraînent, nous ici, on les jetterait à la poubelle. Dans certains endroits, on trouve quatre poteaux, un toit, un tas de sciure. Ils égalisent avec un râteau et la séance commence ! Ils disposent d'un kimono pour trois et ne mangent qu'une fois par jour, en général l'après-midi. Après avoir observé ça, nous avons l'obligation de rester particulièrement humbles. Nous avons un énorme respect pour ce qui se fait au Tchad, nous prenons du plaisir à transmettre là-bas notre savoir-faire technique et pédagogique. »


« Le judo m'a tout apporté »


Faute de moyens, l'élite tchadienne n'est pas davantage choyée. « Nous avons disputé récemment les Jeux de la Francophonie à Beyrouth (Liban), le ministère nous a accordé 250 euros pour toute la préparation, raconte Abakar Djermah. Pourtant, nous avons obtenu des résultats, notamment cette 5e place dans la catégorie des moins de 70 kg.  ».  Le président de la fédération tchadienne évoque enfin son cas personnel, symbolique de l'état d'esprit qui anime les judokas tchadiens. « Le judo m'a apporté tout ce que j'ai réussi dans la vie. J'ai grandi dedans, il m'a donné la force de tenir le coup et des nerfs en métal. Il enseigne un code moral, un comportement vis-à-vis des autres qui permet de s en sortir en société, dans le monde de l'entreprise et dans la vie conjugale. »

 
Amaury Prieur

Source: http://www.dna.fr/

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commentaires

J
<br /> voir a prevoir aussi dans votre calendrier 2011 la participation au tournoi international '' IPPON SUR LE MONT MANENGOUBA" le 11 juin 2011 a Douala<br /> nous ferons parvenir le reglement special a l'adresse que vous voudriez bien nous communiquer<br /> cordialement<br /> President de ligue de judo du littoral<br /> <br /> <br />
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