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Tchad, Berceau De L'humanité

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 11:23

Aime-Soulembaye.pngCinq Nigériens enlevés le 14 octobre dans le sud-est du Niger par des hommes armés ont été libérés samedi, mais leur compagnon tchadien enlevé avec eux est mort des suites de ses blessures, ont annoncé les ONG humanitaires qui les emploient. Selon un ex-otage joint par l'AFP, le rapt a été commis par le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), l'un des groupes islamistes armés qui contrôlent le nord du Mali, voisin du Niger.

 

Les cinq Nigériens "ont été libérés aujourd'hui (samedi) et se trouvent actuellement au Niger", mais leur collègue tchadien Aimé Soulembaye est "décédé suite à ses blessures", ont déclaré les ONG nigérienne Befen (Bien-être de la femme et de l'enfant au Niger) et tchadienne Alerte-Santé dans un communiqué.

 

Ces organisations se disent "soulagées d'apprendre la libération" des cinq otages libérés et remercient ceux qui y ont aidé, mais expriment leur "profonde tristesse" après le décès de l'humanitaire tchadien "blessé par balle par les ravisseurs" lors de l'enlèvement, "une tragédie injustifiable et incompréhensible pour l'ensemble du monde humanitaire". Selon une source sécuritaire malienne, "les cinq Nigériens pris en otage ont été libérés à la frontière entre le Mali et le Niger".

 

"Actuellement, je suis avec les cinq Nigériens enlevés il n'y a pas longtemps par des hommes armés. Ils se portent bien", a indiqué une source sécuritaire nigérienne. "Notre ami tchadien est mort à cause de ses blessures. Il était vraiment malade. Dieu merci, ça va aujourd'hui. On nous a laissés non loin de la frontière, et nous avons marché", a raconté un ex-otage nigérien joint par l'AFP, sans en dire davantage sur les conditions de la libération.

 

Concernant l'identité des ravisseurs, il a confirmé la rumeur qui courait au Niger et au Mali depuis le rapt le 14 octobre à Dakoro (sud-est du Niger): "ce sont les gens du Mujao qui nous ont enlevés. Ils croyaient qu'il y a avait un Blanc parmi nous", a-t-il assuré. Peu après le rapt, un responsable de la préfecture de Dakoro avait indiqué que les ravisseurs recherchaient un anthropologue italien ayant travaillé pour Médecins sans frontières et resté dans la zone.

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