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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 21:46
CP-copie-2.jpgLAGOS (AFP) - Le principal mouvement rebelle du sud pétrolier du Nigeria a annoncé dans la nuit de vendredi à samedi la fin de son cessez-le-feu unilatéral et menacé d'attaquer toutes les compagnies qui opèrent dans la région faute, à ses yeux, de réponse du gouvernement à ses revendications. Samedi en milieu de journée, les autorités nigérianes n'avaient pas réagi à cette annonce du Mouvement d'émancipation du Delta du Niger (Mend) dans un courrier électronique envoyé à l'AFP.


"Après un examen approfondi, le Mend a décidé de suspendre le cessez-le-feu unilatéral qu'il avait décrété (le 25 octobre dernier) dans l'espoir que le gouvernement ouvrirait un dialogue sincère pour apporter la justice aux habitants du Delta du Niger et la paix au Nigeria", déclare ce mouvement. "Il est suffisamment clair que le gouvernement n'a aucune intention de prendre en compte les demandes de notre groupe concernant le contrôle des ressources et le retour du territoire du Delta à ses légitimes propriétaires".


Le président Umaru Yar'Adua, qui a offert une amnistie fin 2009 aux groupes rebelles qui renonceraient aux hostilités, est hospitalisé depuis le 23 novembre en Arabie Saoudite pour de graves problèmes de santé, cardiaques et rénaux. Le pouvoir est néanmoins partiellement assumé par le vice-président Goodluck Jonathan, mais pas comme "président par intérim" selon la Haute cour fédérale. M. Jonathan assurait cette semaine que le chef d'Etat allait "revenir bientôt", face aux pressions croissantes pour que le président, dont aucune image ni photo n'ont été diffusées depuis son hospitalisation, transfère ses pouvoirs.


Dans une brève interview radiodiffusée à la BBC, le 12 janvier, M. Yar'Adua déclarait d'une voix faible qu'il allait "mieux". "J'espère qu'il y aura bientôt d'énormes progrès qui me permettront de rentrer chez moi", avait-il ajouté.

Cette vacance de l'exécutif inquiète nombre de pays occidentaux clients d'un des deux plus importants producteurs de pétrole d'Afrique, pays instable et le plus peuplé du continent. Faute de suivi du processus d'amnistie (réinsertion, formation) les milliers de jeunes rebelles qui ont déposé les armes se disent "trahis". Lundi dernier, d'ex-chefs de groupes armés du Delta ont ainsi menacé de reprendre les armes.


Les violences semblent avoir repris après six mois de trêve, avec l'enlèvement ce mois-ci de quatre étrangers. Vendredi dans son communiqué, le Mend a demandé à "toutes les compagnies d'arrêter toutes leurs opérations car toute installation qui sera attaquée sera brûlée. Elles doivent savoir que les forces armées nigérianes ne pourront pas protéger leurs installations et leurs personnels", a encore menacé le mouvement armé. A Londres, le géant pétrolier anglo-néerlandais Shell a annoncé vendredi une session d'une petite partie de ses actifs onshore au Nigeria pour un montant non révélé, à un moment le groupe a dit ne plus compter pour le moment sur ce pays pour la croissance globale du groupe.


La rupture de la trêve intervient par ailleurs au moment où après une chute d'un tiers de sa production depuis 2006 du fait des violences récurrentes dans la région, la production du Nigeria, 8e exportateur mondial, commençait à remonter. Actuellement le pays produit environ 2 millions de barils par jour (contre 2,6 mbj début 2006), après être tombé à 1 million de mbj l'été dernier, voire moins. L'une des demandes phare du Mend est qu'une plus grande part des milliards de dollars générés par le pétrole et le gaz extraits des neuf Etats de la région du Delta bénéficie directement aux populations locales.

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