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Tchad, Berceau De L'humanité

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 20:46
La tenue du sommet de la Grande Muraille Verte à N’Djaména, les ravages causés par la construction du boulevard du cinquantenaire, les interrogations sur l’éventuelle prorogation du recensement électoral, la libération de l’otage britannique de l’OXFAM, l’impatience des victimes du dictateur Hissein Habré, la famine dans la bande sahélienne du Tchad, l’interdiction des activités des commerçants ambulants à N’Djaména, les travers de l’édition 2010 du baccalauréat de l’enseignement du 2nd degré, ont constitué la crème de l’actualité tchadienne cette semaine.

Sommet de la Grande Muraille Verte à N’Djaména

« Une agence de la GMV est créée », titre Le Progrès qui écrit que le premier sommet des chefs d’Etat et de gouvernement sur la Grande Muraille Verte (GMV) s’est achevé dans la soirée du jeudi 17 juin 2010. Pour le président sénégalais, Me Abdoulaye Wade, la Grande Muraille Verte est un grand projet d’espoir pour les générations présentes et futures. Le quotidien rapporte que la présidente directrice générale du Fonds Mondial pour l’environnement, Mme Monique Barbu, a informé les membres de la GMV et les partenaires que 50 milliards Fcfa seront affectés à ce gigantesque projet, montant qui sera réparti entre les différents pays impliqués, en fonction des projets nationaux qui seront initiés. D’autres partenaires, comme l’Union européenne, la banque islamique de Développement, le Comité permanent Inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel, entre autres, ont confirmé leur appui à l’initiative, soit l’annonceront prochainement, ajoute le journal.

La bande sahélienne du Tchad confrontée à l’une des pires crises nutritionnelles

Le Progrès rapporte le communiqué daté du 14 juin 2010 de l’organisation Médecins Sans Frontières qui alerte que la bande sahélienne du Tchad est confrontée à l’une des pires crises nutritionnelles que le pays ait connues ces dernières années. MSF lance un appel pour qu’une aide humanitaire plus importante et plus rapide soit mise ne place pour subvenir aux besoins des plus vulnérables, en particulier, les enfants de moins de cinq ans. MSF soutient que plusieurs causes ont contribué à une augmentation des taux de malnutrition, notamment des précipitations irrégulières, de mauvaises récoltes, une hausse du prix des denrées alimentaires, un épuisement prématuré des stocks alimentaires et un accès insuffisant aux soins de santé. Selon MSF, dans la région du Hadjer Lamis, u dépistage rapide a montré que, 5% des enfants de moins de cinq ans souffraient de malnutrition sévère aiguë et étaient en danger de mort.

 

 

Idriss Déby Itno et son arme de destruction massive des habitations

« L’Arme de destruction massive des habitations de Déby », titre N’Djaména bi-hebdo, qui écrit qu’au nom du slogan « faire de N’Djaména la vitrine de l’Afrique », Déby Itno est en train de lézarder dans tous les sens la vieille ville de Fort-Lamy, sans égard pour son passé et ses vestiges. Entre autres projets, le journal fait allusion à la construction du boulevard du Cinquantenaire, large de 60m reliant la Place de l’Indépendance à la rue de 40m, éventrant le Camp des Martyrs. Notre confrère analyse que ce boulevard n’est d’aucune utilité publique pour mériter que des N’Djaménois soient dépossédés de leurs habitations. Ensuite, poursuit-il, il n’est d’aucun intérêt stratégique, car s’il devrait servir aux défilés militaires lors des journées commémoratives, il est plus simple de déplacer la place de l’indépendance que de frayer un passage dans le camp des Martyrs, chargé de souvenirs coloniaux. Le Bi-hebdo précise que cette trouvaille du pouvoir central a un prix : environ 26 milliards Fcfa et plus de 750 habitations à raser.

Libération de l’otage britannique enlevé à l’Est du Tchad

« Hubert Blama est remis aux siens », titre en Une Le Progrès publiant la photo de l’otage et de son épouse, les traits tirés.24 heures seulement après sa libération des mains de ses ravisseurs, le mardi 15 juin 2010, à Sarné, situé à 45 Km de Birak, dans al région du Wadi-Fira, le coordonnateur logistique de l’ONG OXFAM, le Britanique Hubert Blama, a été reçu en audience par le Premier ministre Emmanuel Nadingar. L’ex-otage ne s’est pas adressé à la presse. Ses ravisseurs étaient au nombre de cinq, mais deux seulement ont été arrêtés au moment de l’opération de sa libération menée par les éléments des forces de défense et de sécurité.

La prolongation du recensement en question

Plus de quarante jours après le lancement du recensement électoral, rappelle N’Djaména Bi-hebdo, des voix divergentes se font entendre pour sa prolongation ou non. « Pour le moment, les délégués régionaux sont renvoyés dans leurs régions respectives pour évaluer ce qui se fait sur le terrain. C’est après la restitution des procès-verbaux que nous déciderons s’il faut ou non proroger », estime M. Nassarmadji Ngaringam, le vice-président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). La Coordination des Associations de la société civile et de défense des droits de l’homme (CASCIDHO), relayée par le Bi-hebdo suggère qu’on proroge le recensement de 10 jours pour permettre à tous les citoyens de s’inscrire sur la liste électorale. Opinion non partagée par la Coordination des partis politiques pour la défense de la constitution (CPDC), regroupement de l’opposition, qui estime que 50 jours devraient suffire pour recenser les 4. 700.000 Tchadiens en âge de voter. « Prolonger le recensement, c’est accorder une à la CENI pour son incapacité ».

Affaire Habré : les victimes s’impatientent

« Le président Abdoulaye Wade refuse de juger Hissein Habré. Le syndicat des chefs d’Etat africains l’appuie dans cette logique. S’il pense faire le dilatoire jusqu’à ce que Habré meure, Wade se trompe. Il sera jugé un jour ». Ce coup de gueule de l’avocate des victimes de l’ex-dictateur Hissein Habré, Me Jacqueline Moudaïna, résume le sentiment qui a prévalu dans la salle lors de la conférence débat organisée le 16 juin dernier, couverte par Le Progrès. La conférence intitulée : « agir ensemble : Hissein Habré et ses complices seront-ils jugés en Afrique par les Africains ? », a été animée devant un panel composé de M. Madiambal Diagne, patron du média sénégalais Le Quotidien, des juristes tchadiens, M. Abdouramane Gueye, victime sénégalaise de la terrible répression de la direction de la Documentation et de la Sécurité (DDS), la police politique de Habré, ainsi que de nombreuses victimes tchadiennes, de veuves et de leurs orphelins.

Drôle de Bac à Guélendeng

N’jaména Bi-hebdo nous entraîne dans les coulisses de l’édition 2010 du baccalauréat de l’enseignement du 2nd degré. A Guélendeng (localité située à 153 km de Ndjamena), rapporte notre confrère, les surveillants ont plutôt épié non pas les candidats mais leur présidente du centre, Mme Martine Mbaïnaye, estimée sévère. La pauvre dame a eu maille à partir avec nombre de ses collaborateurs qui devraient plutôt l’aider à assurer une bonne surveillance de l’examen, poursuit-il. « Elle a été combattue, à telle enseigne que dès qu’elle tourne le dos d’une salle d’examen à une autre, les surveillants lui ricanent au nez, prêts à prêter mains fortes à leurs candidats », chute le journal.

Les marchands ambulants n’djaménois entrent en clandestinité

Tel est le titre emprunté au quotidien Le Progrès qui est revenu sur la décision du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique Mahamat Ahmat Bachir, interdisant les activités des marchands ambulants ainsi que ceux qui dressent leurs étals aux abords des routes. A propos, notre confrère analyse que les vacanciers, élèves et étudiants, de la capitale, habitués à préparer les prochaines rentrées scolaires et académiques grâce à diverses activités génératrices de revenus, ont la peur dans l’âme pour renouer avec leurs activités. « Quand on voit un agent de la mairie, on s’éclipse. Si je ne me débrouille pas, qui me donnera de l’argent pour préparer ma rentrée scolaire ? Je suis orphelin de père et de mère et je vis avec ma grande sœur (…) », confie un jeune élève, bravant l’interdiction. Le quotidien déplore également le racket auquel se livrent certains éléments en tenue sur ces débrouillards.

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