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Tchad, Berceau De L'humanité

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 11:42
Troisième remaniement gouvernemental

« Deux entrées pour deux départs », titre le quotidien Le Progrès qui précise que l’ex-gouverneur du Bahr El-Gazal, Kalzeubet Pahimi Deubet prend les rênes du ministère de la Communication ainsi que l’entrée du journaliste Aboubakar Assidick Choroma à l’Education Nationale. Ce dernier remplace Abderahim Younouss Ali. Le secrétaire d’Etat, Yaya Brahim Djabaye, est remplacé par Mme Assia Mahamat Ahmed Abbo. Les autres journaux, faisant la même lecture du quotidien, se sont davantage attardés sur la mutation de Ahamat Mahamat Bachir ex-ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique comme ministre secrétaire général du gouvernement, chargé des relations avec l’Assemblée nationale. « Bachir dégringole », écrit LA VOIX, relayé par L’OBSERVATEUR dont la Une est « le balayeur balayé ». « Le pourfendeur des ‘‘mercenaires sauvages à la solde de Khartoum’’ devient ministre secrétaire général du gouvernement. Ses excès terribles vont nous manquer », ironise LE TEMPS. Pour N’DJAMENA BI-HEBDO, le départ de l’ex-superflic peut être interprété comme si Déby Itno avait choisi de l’envoyer en repos après quatre années passées à invectiver les ‘‘mercenaires à la solde du Soudan’’, devenus depuis un certain temps, ‘‘mercenaires à la solde du diable’’. Pour certains, poursuit le BI-HEBDO, le fait que l’ancien ministre l’Intérieur redescende dans la préséance peut présager la fin d’une époque.

 

Procès du marché 205 : le verdict est tombé

« La farce est terminée », titre N’DJAMENA BI-HEBDO qui écrit que trois semaines après l’ouverture du procès, des dix personnalités et deux opérateurs économiques inculpés dans le scandale relatif aux manuels scolaires du ministère de l’Education nationale, six ont bénéficié d’un acquittement. L’ancien ministre secrétaire général du gouvernement, Limane Mahamat et l’ancien secrétaire d’Etat au Budget, Oumar Boukar Gana, sont déclarés non coupables des chefs d’accusation de corruption retenus contre eux, rapporte le journal. A l’inverse, la cour s’est montrée très sévère contre six autres inculpés. Mahamat Badaoui, le commerçant, s’est tiré avec la plus grosse peine : les travaux forcés à perpétuité. L’ancien trésorier payeur général, Mahamoud Boubakary, qui a quasiment plaidé coupable, a écopé de sept ans de prison ferme, 5 millions Fcfa d’amende et la confiscation pour le compte du trésor public des deux chèques de 50 millions que le commerçant lui a remis, précise le Bi-hebdo. « Badaoui portera seul sa croix », renchérit L’Observateur qui écrit que « Badaoui », cet obscur homme d’affaires sorti de nulle part, a donné l’excellente idée au président Déby de réussir son plus gros coup médiatique sr la lutte contre la corruption au Tchad. « Faudra-t-il croire aux élans d’homme intègre du président Déby de ces derniers temps ? », s’interroge le journal avant de répondre que « cet homme a été toujours versatile et imprévisible ». En ce moment de précampagne où tous les coups sont permis pour avoir une certaine visibilité sur le plan international, ne soyons pas surpris qu’il gracie tous ces cobayes de l’expérimentation de la lutter anticorruption un de ces quatre matins, prévient l’éditorialiste de l’hebdo.

 

Le Premier ministre met en garde N’Djaména Bi-hebdo

« N’Djaména Bi-hebdo dans la ligne de mire », titre le BI-HEBDO, revenant sur la mise en garde du Premier ministre Emmanuel Nadingar incriminant un article du journal, comparant la situation au Sud-Soudan et celle du Tchad. Le confrère a publié in extenso le speech du Premier ministre pour qui, ‘‘cet article est un appel à la haine tribale et à la division du pays’’. Dans un édito caustique, le journal n’en démord pas : « sur le fond, nous attendions mieux de la part de Nadingar, nous croyions qu’il nous démontrerait qu’Amdjarass s’est construit sur des recettes provenant de la vente des chamelles de l’Ennedi et non sur le pétrole et qu’il y autant de routes bitumées et de rues électrifiées à Chagoua, Abéna qu’à Goudji (…) Rien de tel, le brave Emmanuel, sans sourciller, nous accuse d’incitation à la haine tribale et de vouloir rouvrir les plaies du Tchad ».

 

Déby Itno combat le renchérissement

« La population souffre. Nous ne pouvons plus attendre », tel est l’extrait de la déclaration du président de la République faite le 20 octobre 2010, au palais présidentiel à propos de la cherté de la vie, repris par LE PROGRES. « Désormais, toute action contraire à la règlementation sera réprimée avec vigueur », prévient le chef de l’Etat, avant d’ajouter qu’en « tant que consommateur, je décide d’être aux côtés des consommateurs, pour défendre leurs droits. A ce titre, je m’investis personnellement dans la lutte contre la vie chère et, surtout, contre les spéculateurs de tout genre (…). N’DJAMENA BI-HEBDO a par contre, couvert la réunion de l’Union des syndicats du Tchad (UST) du 16 octobre qui constate que la situation sociale dans laquelle vivent les travailleuses et travailleurs tchadiens est précaire .Pour l’UST, cette situation, caractérisée par une inflation galopante, s’est aggravée cette année avec les fortes inondations qui ont laissé dans le désarroi de nombreuses familles. A cause de cela, souligne le Bi-hebdo, l’UST demande une augmentation de la valeur d’indice à 150 (pour être conforme à l’esprit du nouveau SMIG), à l’élargissement du SMIG au secteur privé et son application catégorielle et à l’application immédiate du décret 527 de juillet 2007. L’UST prévient que ce communiqué de presse tient lieu de préavis de grève qui court du 18 octobre au 17 novembre 2010. Passé ce délai, avertit François Djondang, l’UST observera une grève d’une semaine renouvelable.

 

Les raisons des multiples reports des élections

« Les futures élections font-elles peur ? », s’interroge l’éditorialiste de la revue TCHAD ET CULTURE, à propos de multiples reports du chronogramme électoral. A la question de savoir « pourquoi le Tchad n’a-t-il pas échappé à ce syndrome ivoirien ? », TCHAD ET CULTURE a cherché les raisons auprès de trois acteurs à savoir, le pouvoir, l’opposition et le Haut Conseil de la Communication (HCC). D’abord, écrit l’éditorialiste, le pouvoir a besoin de toutes les garanties pour aborder ces échéances qui ne s’annoncent pas d’avance acquises. L’opposition, quant à elle, désorganisée et sans ressources suffisantes, semble bien se complaire dans reports interminables, surtout lorsque l’on sait que certains tirent leur épingle du jeu en s’accommodant d’un consensus qui les met à l’abri de l’infortune. Enfin, il reste à régler, à quelques détails près, le bon déploiement de l’instance de régulation des médias. A en croire son président, elle n’était pas prête pour garantir la bonne couverture médiatique. Car, chute la revue, c’est maintenant seulement que le HCC s’attelle à installer ses correspondants provinciaux et à mettre des cartes de presse spéciales pour l’accréditation des journalistes qui assureront la couverture de ces élections.

 

Main basse sur le foncier

Selon le constat dressé par N’DJAMENA BI-HEBDO, des abords du Lac Tchad à Guélendeng et tout le long des deux fleuves Chari et Logone, les populations autochtones sont en très grand danger. Sous la menace des armes, des paisibles paysans, pêcheurs ou éleveurs sont contraints de céder leurs terres à titre gracieux ou contre rétributions dérisoires, écrit le journal. Des sous-préfets, préfets et commandants de brigade sont mis à profit par les spolieurs pour se faire délivrer des actes d’attribution de terrains en totale violation des dispositions légales ou pour valider des attestations de vente fictive. « Ce que vivent les Kotoko, les Arabes, les Mouloui, les Borno et les Massa de ces zones est la copie conforme de ce que vivent les autochtones de toutes les régions fertiles », dénonce notre confrère. Parce que région pétrolière et cotonnière, les deux Logone ne sont plus pratiquement les pays des Gor ou des Ngambaye, constate N’DJAMENA BI-HEBDO. « Tout comme aux prochaines communales, les autochtones de Sarh éprouveront bien des difficultés à conquérir un siège de conseiller municipal dans leur ancienne et historique capitale », chute-t-il.

 

Le mouvement Foi et Joie au Tchad

« Foi et Joie : une longue histoire de solidarité », titre TCHAD ET CULTURE, à propos du dossier de huit pages consacré à ce nouveau concept du développement humain durable expérimenté à travers 18 pays d’Amérique latine. Il s’agit de construire une société éduquée, actrice de sa propre transformation et de son propre développement. Le dossier nous apprend qu’au Tchad, c’est au Guéra que Foi et Joie a commencé ses activités en 2007. Dans le Guéra, apprend-on, Foi et Joie a construit trois écoles avec chacune un bâtiment de 3 salles de classes et plusieurs hangars. En outre, de nouveaux chantiers sont cours et le nombre des élèves est de 1072, répartis dans tout le cycle de l’enseignement primaire.

 

Le statut particulier des enseignants tchadiens est signé

« Le SET s’engage à une trêve sociale de 5 ans », titre LE PROGRES évoquant la signature du protocole d’accord entre le Syndicat des Enseignants du Tchad (SET) et le gouvernement, le 16 octobre 2010. Le protocole accorde au titre de l’année 2011, une indemnité de 30 000 FCFA par mois à chaque enseignant affecté dans les zones à conditions difficiles. Il s’agit des régions du Borkou, de l’Ennedi et du Tibesti. Il prévoit 20 000 FCFA par mois pour ceux qui travaillent dans les régions du Bahr El-Ghazal, du Batha, du Dar Sila, du Kanem, du Lac, du Ouaddaï, du Salamat et du Ouadi-Fira. Par ailleurs, ue indemnité dite de craie de 25 000 FCFA sera accordée aux enseignants (Cf. article complet dans la rubrique Actualités sur le site www.cefod.org). « Statut particulier des enseignants à l’ère électorale », titre de son côté Le Temps dont le reporter rapporte que certaines indiscrétions présentes à la cérémonie se demandent pourquoi le gouvernement a préféré attendre juste la veille des échéances électorales pour prendre au sérieux les réclamations des enseignants.

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