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Tchad, Berceau De L'humanité

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 00:24
Histoire du Tchad: Le 2 juin 1909, le combat et la prise d’Abéché, capitale du royaume du Ouaddai

Le combat et la prise d’Abéché

D’après « Histoire militaire de l’Afrique Equatoriale française » – Commandant Maurice Eugène Denis – Colonel René André Marie Viraud – 1931

En avant sur Abéché ! Tel est l’ordre bref, net, énergique, que, sitôt l’issue de la lutte à peu près dessinée, le capitaine Fiegenschuh avait fait parvenir au lieutenant Bourreau. .

Sur son brancard, où il écrivait les ordres qu’il ne pouvait donner verbalement, le capitaine Fiegenschuh gardait la direction de l’opération et notait avec stoïcisme : « Je commande encore, donc je suis responsable ».

Dès 9 heures du soir, afin de garder le contact et d’arriver le lendemain de bonne heure devant Abéché, la reconnaissance poursuivit sa marche, très lentement, en raison de la fatigue des animaux. On campa le soir près du village de Diamgot à l’abri d’un service de sûreté très serré.

Des rapports qui lui parvinrent, le commandant de la colonne put conclure que Doudmourrah se repliait avec toutes ses forces sur Abéché, qu’il comptait défendre.

Le lendemain, 2 juin, départ de Diamgot à 4h30. Terrain un peu accidenté, mais découvert. A 8h30, des rochers de la crête A, le lieutenant Bourreau et le lieutenant Raymond, commandant l’avant-garde, aperçurent la ligné Tchitchi-Seckré garnie de Ouadaïens. Vers cette ligne, se dirigeaient de nombreux renforts venant d’Abéché, dont les principales constructions se dessinaient confusément dans le lointain.

Le combat allait s’engager de façon absolument classique. La section d’avant-garde Raymond, occupa la crête C, couvrant ainsi l’établissement de la section d’artillerie à la crête B. A l’appui des feux de cette dernière, les sections Lucien et Parmentier progressèrent, la première vers Seckré, la deuxième vers Tchitchi.

Sitôt ces deux sections engagées, l’artillerie fit un bond en avant. Sous la protection immédiate de la section Raymond, elle se porta à la crête C d’où elle put appuyer plus efficacement les attaques contre Tchitchi et Seckré.

Les sections des adjudants Maroselli et Pozzo di Borgo, ainsi que les partisans d’Acyl, restaient en réserve auprès du convoi et de l’ambulance, installés en arrière de la crête C. Cette réserve avait été fortement constituée pour permettre de parer à un mouvement tournant qui semblait s’amorcer à droite, ou de garder une troupe intacte pour renforcer éventuellement la colonne d’assaut.

Le combat se développa très vite sur tout le front. Le terrain favorisait l’adversaire.

A gauche, la section Raymond reçut pour objectif les rochers D, appuyée à gauche par 100 partisans d’Acyl dirigés sur Fardiom.

A droite, le lieutenant Lucien rendit compte de ce qu’il ne pouvait plus progresser. Il reçut l’appui d’une demi-section et de 100 partisans d’Acyl, dirigés sur les rochers entre Seckré et Tondy. L’artillerie soutint par son tir le mouvement.

A l’arrière, les sections Maroselli et Pozzo di Borgo repoussèrent de leurs feux quelques centaines de cavaliers qui, à plusieurs reprises, cherchèrent à jeter le désarroi dans le convoi.

Vers 10h15, la section Parmentier enlevait Tchitchi. A 11h15, la section Raymond emportait à la baïonnette les rochers D. Entraînés par son exemple, les partisans d’Acyl occupèrent Fardiom vers 11h30.

Toute la ligne progressa alors, la gauche en avant. Les partisans de gauche refoulèrent lentement les gens de Badiour. La section Raymond, qui avait devant elle la garde même de Doudmourrah, les « burnous blancs », ne gagna du terrain que pied à pied dans la direction des rochers F, en répétant les charges à la baïonnette. Au centre, le sergent Parmentier enleva les rochers E, défendus avec énergie par l’aguid Djéatneh, puis marcha sur le village de l’aguid Bagarra. A droite, le lieutenant Lucien avait de grandes difficultés pour enlever Seckré, pendant que l’extrême droite emportait Tondy.

A 13h30, le lieutenant Raymond occupait les rochers F, se reliant à droite avec le sergent Parmentier qui occupait le village de l’aguid Bagarra. Le lieutenant Lucien et les partisans de droite étaient à hauteur et à droite de la section Parmentier.

L’ennemi se repliait sur Abéché. Comme la veille, il forma, en cherchant à enlever les morts et les blessés, de gros paquets très vulnérables où les feux d’infanterie et d’artillerie traçaient de sanglantes trouées.

La colonne française était maîtresse du champ de bataille. A quelques centaines de mètres de la ligne atteinte, Abéché, la « ville inconnue », s’étendait bordée de murs d’enceinte, qui pouvaient constituer un redoutable obstacle, si l’ennemi songeait à les utiliser.

Bien que la résistance n’ait plus semblé devoir être sérieuse, l’assaut fut préparé. Pendant que l’artillerie se mettait en batterie à 700 mètres de la ville, couverte par une section au village de l’aguid Bagarra, la colonne d’assaut (3 sections en ligne de sections par deux) se rassembla à l’abri des rochers F, les irréguliers d’Acyl derrière elle.

À 14 heures, le bombardement commença. Quelques obus explosifs furent tirés contre les tatas du sultan et de l’aguid Djéatneh. La colonne d’assaut s’avança vers le tata de Doudmourrah. Son mouvement permit à Acyl de prendre pied dans la ville.

A ce moment, les habitants d’Abéché, terrifiés, envoyaient une députation supplier que l’on cessât le bombardement, affirmant que Doudmourrah et ses guerriers s’étaient enfuis. Le tir fut suspendu. Les partisans d’Acyl, puis la section d’avant-garde, occupèrent le tata, où la colonne fit son entrée à 15h30, clairon et drapeau en tête. Quelques instants après, le drapeau français flottait sur le palais des sultans du Ouadaï.

La compagnie s’installa dans le tata, pendant que les cavaliers d’Acyl poursuivaient les fuyards. Doudmourrah et ses fidèles adjaouil avaient pris à toute allure la route de Koufra.

La journée coûtait un Européen blessé (sergent Léandri), 5 tirailleurs ou irréguliers tués, 19 tirailleurs ou irréguliers blessés.

Les pertes de l’ennemi avaient été de 450 tués et 400 blessés. Il laissait sur le champ de bataille une centaine de fusils et deux étendards, sans compter le matériel (canons, fusils, munitions) abandonné dans le tata du sultan.

Source: http://aufildesmotsetdelhistoire.unblog.fr/

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Published by Actutchad
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commentaires

abdelkerim 26/03/2014 01:28

mensonges a100% ya beaucoup des europeens qui sont mort et si sa netait pas acyl ce royaume sera libre comme l ethiopie d aujourd4hui