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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 22:34
Soudan/Darfour: Le chef rebelle  Djerbo Djamouss du MJE, accusé par la CPI est mort selon ses avocats

Un chef rebelle du Darfour, accusé par la Cour pénale internationale d'une attaque meurtrière en 2007 contre la force de paix africaine dans cette région de l'ouest du Soudan, est décédé dans des combats entre rebelles. Dans un document daté de mardi et publié mercredi sur le site de la CPI, les avocats de Saleh Mohamed Jerbo Jamus ont indiqué que leur client est décédé dans le Nord-Darfour, au Soudan, "au cours de l'après-midi du 19 avril et a été enterré le même jour". Le procès de M. Jerbo devant la CPI devait s'ouvrir le 5 mai 2014.

La mort du chef rebelle a été confirmée à l'AFP par le porte-parole de groupe, mené par Mohamed Bashar. "Notre commandant adjoint a été tué vendredi à deux heures de l'après-midi alors qu'il revenait d'avoir été rendre visite à sa famille", a assuré ce porte-parole, Ali Wafi, qui a promis une prochaine vengeance.

Saleh Mohammed Jerbo Jamus ("Jerbo"), âgé de 36 ans, était soupçonné par la CPI, avec un autre chef rebelle, Abdallah Banda Abaker Nourain ("Banda"), de trois chefs d'accusation de crimes de guerre. Ceux-ci auraient été commis au cours d'une attaque le 29 septembre 2007 contre la Mission de l'Union africaine au Soudan (Muas) sur la base militaire d'Haskanita (nord du Darfour). Douze soldats de la force de paix, dont sept Nigérians, avaient été tués.

Quelque 1.000 combattants, dont des troupes appartenant à l'Armée de libération du Soudan-Unité commandées par M. Jerbo et des forces dissidentes du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM) dirigées par M. Banda, avaient participé à l'attaque, selon la CPI.

Armés de canons antiaériens, de pièces d'artillerie et de lance-roquettes, ils avaient également blessé grièvement huit militaires. Selon les avocats de Jerbo devant la CPI, ce dernier a été tué "dans une attaque à sa base par des forces du Mouvement pour la Justice et l'égalité (JEM) (le principal groupe rebelle du Darfour) menées par Gibril Ibrahim", ont précisé mercredi les avocats. Ce qu'assure également M. Wafi, ajoutant qu'il avait été tué avec ses quatre gardes.

"Nous ne pouvons ni confirmer ni infirmer sa mort", a quand à lui déclaré le porte-parole du groupe de Gibril Ibrahim, Gibril Adam Bilal, ajoutant : "le seule chose que nous pouvons confirmer c'est que nous avons pris toutes les armes et véhicules donnés par le gouvernement à ce groupe". Le groupe de Jerbo, mené par Mohamed Bashar, avait signé en avril un accord avec Khartoum, devenant le deuxième groupe à rejoindre l'accord de paix signé au Qatar en juillet 2011 entre le gouvernement de Khartoum et une alliance de petits mouvements rebelles.

"La défense invite le procureur et le greffe (de la CPI) à utiliser toutes les ressources à leur disposition pour vérifier cette information", ont demandé les avocats, soulignant que M. Jerbo, qui devait comparaître libre dans le cadre de son procès, "est mort en homme innocent".

Le Darfour, une vaste région aride au sud du Soudan qui fait à peu près la taille de la France, est le théâtre d'un conflit depuis février 2003, qui a commencé avec le soulèvement de groupes non arabes contre le régime de Khartoum et a fait 300.000 morts et 2,7 millions de déplacés, selon l'ONU. Khartoum parle de 10.000 morts. M. Jerbo devait comparaître libre devant la Cour, basée à La Haye et des accords devaient être conclus avec les Pays-Bas pour qu'il puisse résider sur le sol néerlandais pendant la durée de son procès.

Des mandats d'arrêts ont par contre été délivrés par la CPI contre le président soudanais Omar el-Béchir, l'ancien ministre soudanais des Affaires humanitaires Ahmed Haroun, le chef de la milice pro-gouvernementale janjawid Ali Kosheib et Abdelrahim Mohammad Hussein, un ancien ministre de l'Intérieur et actuel ministre de la Défense. Omar el-Béchir ne reconnaît pas la compétence de la CPI qu'il défie régulièrement en voyageant à l'étranger, notamment dans des pays signataires du Statut de Rome, traité fondateur de la Cour, qui se sont pourtant engagés à coopérer avec elle.

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