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Tchad, Berceau De L'humanité

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 14:33

1.jpgSelon des informations données dimanche 24 mars par la chaîne de télévision algérienne Ennahar, Djamel Okacha a succédé à Abdelhamid Abou Zeid à la tête de la brigade d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI). Agé de 34 ans, cet Algérien, aussi connu sous le nom de Yahia Abou El Hamam, est un proche d'Abdelmalek Droukdel, le chef d'AQMI issu du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC). Les deux hommes appartiennent au "Groupe d'Alger", qui désigne les islamistes armés nés dans la région de la capitale algérienne.

 

Okacha aurait rejoint le Nord-Mali en 2004. Sa présence est également signalée parmi le commando ayant attaqué une caserne militaire en 2005 en Mauritanie. Il serait aussi impliqué dans l'assassinat en 2009, toujours en Mauritanie, de l'Américain Christopher Legget, qui travaillait pour une ONG.

  

UNE ÉTAPE IMPORTANTE

Okacha succède à Abou Zeid, dont la mort, annoncée le 1er mars par le président tchadien Idriss Déby, a été confirmée samedi par les autorités françaises. "Cette disparition de l'un des principaux chefs d'AQMI marque une étape importante dans la lutte contre le terrorisme au Sahel", a ajouté la présidence française.

 

On attribuait à Abou Zeid l'enlèvement d'une vingtaine d'Occidentaux dans le Sahara ces cinq dernières années, qui ont rapporté plusieurs millions de dollars de rançon à AQMI. Il était notamment jugé responsable de la mort de plusieurs otages étrangers au Sahel ces dernières années, dont celle du Français Michel Germaneau en 2010.

 

Okacha devrait s'atteler à la réorganisation d'Al-Qaida au Maghreb islamique qui, outre la mort d'Abou Zeid, aura également été fragilisé par la mort, à ce jour non confirmée, de Mokhtar Belmokhtar, le commanditaire de l'attaque de janvier dernier contre le site gazier de Tiguentourine, en Algérie.

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 14:28

lac_tchad.jpgC’est dans l’île de Kofia que ces hommes de la marine camerounaise ont reçu des balles de prétendus éléments des Eaux et forêts du Tchad. Nos pêcheurs étaient inquiétés dans nos eaux par les Tchadiens. Ils ont donc fait appel à nos forces marines. Une fois sur les lieux pour une intervention, les hommes armés se réclamant des Eaux et forêts tchadiennes ont surgi et tiré sur nos deux marins », déclare une autorité du Logone et Chari joint au téléphone. La source ajoute que «ce sont des Tchadiens qui pénètrent nos eaux pour arnaquer nos pêcheurs. Et le gouvernement tchadien ne les reconnait même pas comme étant des eaux et forêts comme ils le prétendent.

 

Les autorités tchadiennes se sont même déjà excusées auprès des autorités camerounaises. Pour tout dire le problème de démarcation du lac et la non maitrise du droit international par les tchadiens causent une énorme gêne». Selon les témoignages des populations de Kofia, il s’agit de gangsters de nationalité tchadienne qui passent leur temps à arnaquer les pêcheurs camerounais. Ils ont pris l’habitude de le faire sans crainte. Mais cette fois, avec la présence de l’armée marine dans le département pour la sécurisation du patrimoine camerounais, ils n’ont pas réussi leur coup. Suite à une plainte des pêcheurs, les marins sont arrivés à bord d’un hors bord (pirogue à moteur).

 

Les trois Tchadiens présents dans le lac ne supportant pas leur présence ont ouvert le feu. Bilan: deux marins -dont les identités restent secrète- sérieusement blessés et conduits d’abord à la garnison militaire de Maroua où ils ont reçu les premiers soins avant d’être transférés en urgence à Garoua. L’île de Kofia où cet incident s’est produit est située dans l’arrondissement de Blangoua, département du Logone-et-Chari, région de l’Extrême-Nord. Cette île fait partie des 13 rétrocédées au Cameroun par le Nigeria en 2003. A la différence de l’île de Darrack habitée par des Nigérians qui y vivent pacifiquement, l’île de Kofia a toujours été occupée par des Tchadiens qui refusent de la céder au Cameroun. Et depuis des années, des attaques du genre de jeudi dernier se produisent tout le temps dans les eaux camerounaises. Au moment où nous mettions sous presse, des indiscrétions ont laissé entendre que les autorités tchadiennes ont présenté des excuses au Cameroun. Une enquête militaire est  toutefois déjà ouverte.

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 19:40

images-copie-2.jpg« La force ne servira pas » à libérer les otages de la famille Moulin-Fournier détenus par Boko Haram, a déclaré hier, dans une vidéo diffusée sur i-Télé, Abubakar Shekau. Chef du groupe islamiste, il est l’un des jihadistes les plus recherchés d’Afrique. Et l’un des plus méconnus.

 

Un disciple de Mohamed Yusuf

Abubakar Shekau aurait, plus ou moins, une quarantaine d’années. Il grandit à Mafoni, un quartier défavorisé de Maiduguri, dans le nord-est du Nigéria, une région frontalière avec le Cameroun, le Tchad et le Niger. Selon Jeune Afrique, il « traîne dans la rue et fume de la marijuana ». Comme beaucoup de jeunes du coin, il est fasciné par le prédicateur Mohamed Yusuf, avec qui il entre en contact au début des années 2000. Celui qui défend aujourd’hui les principes de la Charia n’a pas reçu de véritable formation théologique. Il est présenté tantôt comme un fondamentaliste, tantôt comme un brigand opportuniste et violent. Abubakar Shekau ne parle pas l’anglais et s’exprime en kanuri, en haoussa ou en arabe.

Lutte armée

 

Mohamed Yusuf fonde Boko Haram, qui signifie en langue haoussa « l’éducation occidentale est un péché », en 2002. Cette extrémiste, qui s’inspire directement des Talibans d’Afghanistan, dénonce la constitution nigériane comme étant calquée sur les valeurs occidentales et déclare vouloir instaurer la charia et un État islamique sur l’ensemble du Nigeria. Abubakar Shekau participe activement à la lutte armée et aux actions terroristes organisées par Boko Haram, dans les années 2000.

 

Son retour d’entre les morts

En 2009, une série d’attaques contre les forces de sécurité nigérianes incite l’armée à lancer une opération de grande envergure contre le groupe islamiste. Un assaut frontal, le 26 juillet 2009, permet la capture du chef Mohamed Yusuf. Il est abattu quelques heures après cette arrestation. Abubakar Shekau est, lui, blessé par balle par les autorités le 30 juillet 2009, alors qu’il cherche à fuir Maiduguri en compagnie de 200 autres militants, dont une grande partie est éliminée au cours de l’attaque. Les autorités nigérianes confirment son décès. En réalité Abubakar Shekau se cache dans le désert entre le Tchad et le Soudan. En juillet 2010, le djihadiste fait une réapparition surprise dans une vidéo postée sur Internet. Il s’y proclame leader de Boko Haram et promet une lutte sans merci au gouvernement central.

 

L’un des jihadistes les plus recherchés d’Afrique

Abubakar Shekau embarque l’organisation dans des attaques suicides modelées sur celles d’Al-Qaïda. À partir d’avril 2011, le groupe multiplie les attentats à la bombe contre des églises chrétiennes, des gares, des hôtels, débits de boisson et des bâtiments officiels. En janvier 2012, le djihadiste signe son grand retour dans une vidéo diffusée sur internet. Il y tient un discours virulent qui prône une guerre sans merci contre les politiques, les policiers et surtout les chrétiens, notamment le président nigérian Goodluck Jonathan. « Boko Haram est connu pour mettre ses menaces à exécution », affirme Martin Ewi le chercheur à l’Institut pour les études de sécurité à Pretoria, dans une interview pour France 24. « Quand Abubakar Shekau dit quelque chose, ça crée un véritable effet de panique dans tout le pays ».

« Je prends plaisir à tuer tous ceux qu’Allah me demande de tuer, de la même façon que je prends plaisir à tuer un poulet ou un bélier », déclare-t-il dans une seconde vidéo revendiquant les attentats de Kano, les plus meurtriers depuis la création du mouvement (180 morts le 20 janvier 2012).

 

Le 21 juin 2012, Washington l’ajoute à sa liste noire antiterroriste. Mais le chef de Boko Haram est introuvable. On signale sa présence tantôt au Nigeria, tantôt au Tchad ou dans le Nord-Cameroun. Ses apparitions se résument aux rares vidéos postées sur la Toile. Keffieh sur la tête et kalachnikov à portée de main, pour certains analystes l’image qu’il veut donner rappelle celle d’un certain Oussama Ben Laden.

 

La prise d’otages, une nouvelle stratégie

Le 25 février 2013, Boko Haram revendique l’enlèvement de la famille Moulin-Fournier, capturée le 19 février au Cameroun. Dans une vidéo postée sur Youtube, le groupe djihadiste demande la libération de certains de ses combattants et de leurs familles. « Ils veulent la libération de leurs frères au Cameroun et ils veulent la libération de leurs femmes emprisonnées au Nigeria », confirme Tanguy Moulin-Fournier, le père de famille. Ce kidnapping marque un changement de stratégie pour le groupe islamiste. Et l’utilisation de l’arabe dans les communiqués renforce l’impression d’un rapprochement de Boko Haram avec les groupes terroristes internationaux, à commencer par Aqmi. Il pourrait aussi s’agir d’une nouvelle tactique pour contrer la puissance grandissante d’un autre groupe terroriste nigérian : Ansaru, qui s’est fait remarquer ces dernières années en multipliant les enlèvements d’étrangers.

 

Hier, Abubakar Shekau est apparu dans une nouvelle vidéo, diffusée par i-Télé. Il revendique en personne la prise d’otage et affirme la détermination de Boko Haram : « Nous les retenons parce que les autorités nigérianes et camerounaises ont arrêté des membres de nos familles, qu’ils les brutalisent et que nous ne savons rien de leurs conditions d’emprisonnement », explique le djihadiste. « Nous affirmons au monde que nous ne libérerons pas les otages français tant que nos familles sont emprisonnées. La force ne servira pas à les libérer, nous sommes prêts à nous défendre avec force ». Une des épouses du chef djihadiste et son jeune enfant sont retenus par l’armée nigériane depuis 2012.

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 14:32

photo_1363954713257-1-1.jpgUn des pères de la littérature africaine moderne, l'écrivain nigérian Chinua Achebe, auteur du roman culte "Le monde s'effondre", est décédé à l'âge de 82 ans, a annoncé son éditeur vendredi. "Je crains que cette triste nouvelle soit maintenant confirmée", a déclaré Mari Yamazaki, la porte-parole des éditions Penguin à Londres, dans un courriel transmis à l'AFP qui ne donne autre autre détail sur les circonstances ou le lieu de sa mort. La famille doit publier un communiqué prochainement, a simplement indiqué cette porte-parole.

 

Selon les médias nigérians, l'écrivain est mort aux Etats Unis dans un hôpital de Boston, dans le Massachusetts. Chinua Achebe avait publié en 1958 son premier roman, "Le monde s'effondre", une oeuvre devenue culte et imprégnée de la culture Igbo, son groupe ethnique, sur fond de colonisation, deux de ses thèmes de prédilection. L'écrivain a souvent critiqué les dirigeants de son pays et dénoncé le comportement de la classe politique, comme dans son pamphlet intitulé en anglais The trouble with Nigeria (Le problème avec le Nigeria), publié en 1984.


L'auteur, professeur à la Brown University (Etats-Unis), est très respecté au Nigeria pour son oeuvre littéraire mais aussi pour ses prises de position et engagements. Il y a deux ans, Chinua Achebe avait refusé pour la deuxième fois d'être décoré par les autorités du Nigeria, estimant que son pays se portait trop mal. C'était la seconde fois qu'il refusait d'être fait "Commandant de la République Fédérale", l'une des plus hautes distinctions au Nigeria.

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 14:13

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Des Bédouins armés ont enlevé vendredi dans la péninsule égyptienne du Sinaï deux touristes, un Israélien et une Norvégienne, a indiqué la police égyptienne.

Six hommes armés à bord d'une camionnette ont intercepté la voiture des deux touristes qui circulaient entre la station balnéaire de Taba et celle de Dahab, et les ont forcés sous la menace des armes à monter avec eux, a-t-elle précisé. Un responsable de la police a indiqué que la femme était une Norvégienne de 31 ans. La police avait d'abord affirmé qu'il s'agissait d'une Belge.

Le ministère norvégien des Affaires étrangères a confirmé qu'un ressortissant norvégien avait été enlevé vendredi dans le Sinaï, tout en refusant de fournir des précisions sur la personne enlevée et sans dire s'il s'agit d'un homme ou d'une femme.

Les enlèvements d'étrangers se multiplient depuis deux ans dans le Sinaï, en raison de la détérioration de la sécurité après la révolte qui a fait chuter le régime de Hosni Moubarak début 2011. Les périodes de détention ne durent d'ordinaire pas plus de 48 heures. Les kidnappeurs réclament en général la libération de proches détenus par la police.

De nombreuses ambassades déconseillent formellement à leurs ressortissants de se rendre dans cette région troublée sauf motif professionnel impérieux, ou de se cantonner aux grandes stations balnéaires qui jalonnent la côte.

Israël a appelé à plusieurs reprises ses ressortissants à ne pas se rendre dans le Sinaï de crainte d'attentats. L'enlèvement de vendredi ne semble pas toutefois pas être politiquement motivé. Des sources tribales dans la région ont en effet indiqué que les Bédouins voulaient échanger les deux touristes contre des proches emprisonnés. Le 7 mars, un couple de Britanniques a été enlevé par des Bédouins avant d'être rapidement relâché suite à des négociations avec les services de sécurité.

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 13:45

---.jpgLe chef rebelle de République démocratique du Congo (RDC) Bosco Ntaganda, qui était officiellement depuis lundi à l'ambassade américaine de Kigali, a quitté le Rwanda pour La Haye, siège de la Cour pénale internationale (CPI) qui le recherche pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, a annoncé vendredi le gouvernement rwandais.

Bosco Ntagdanga vient de décoller de Kigali et se trouve entre les mains de responsables de la CPI, a annoncé la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, sur Twitter. L'ambassade américaine à Kigali a confirmé que le rebelle avait quitté ses locaux et était en route vers la CPI avec des responsables de la Cour.

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 22:23

photo_1363710616174-1-1.jpgAu moins 89 éléphants ont été massacrés par des braconniers la semaine dernière en une nuit près de la ville de Ganba, au sud du Tchad, a affirmé le WWF mardi dans un communiqué. Parmi les pachydermes tués figuraient 33 mères porteuses et 15 éléphanteaux, rapporte l'organisation de défense de l'environnement. "Les braconniers, une cinquantaine (d'hommes) à cheval, parlaient l'arabe" selon des responsables locaux cités par le communiqué, qui ont affirmé que l'armée tchadienne avait été envoyée pour "arrêter ces criminels".

 

"C'est l'un des pires incidents de braconnage de la région depuis le massacre de plus de 300 éléphants au Parc national camerounais de Bouba N'Djida (nord) en février 2012", souligne le WWF. "Selon toute évidence, c'est le même groupe de braconniers soudanais qui ont tué (les 300 éléphants au Cameroun), obligeant le pays à mobiliser ses forces spéciales pour protéger les éléphants", a estimé Bas Huijbregts, chef du volet Afrique Centrale de la campagne du WWF contre le commerce illégal d'espèces sauvages."Cet incident au Tchad met en évidence la nécessité d'une approche régionale pour lutter contre le braconnage", a-t-il ajouté.

 

Dans de nombreuses zones-tampons d'Afrique centrale, les braconniers se jouent de la porosité des frontières pour circuler d'un pays à l'autre. En Afrique, une partie de l'argent issu de ce trafic sert à financer divers groupes armés, affirme le WWF. "Cependant, c'est une fin de la demande pour l'ivoire dans des pays comme la Thaïlande et la Chine qui assurera la survie des éléphants d'Afrique Centrale", a estimé M. Huijbregts.

 

Le prix du kilo d'ivoire a dépassé les 2.000 dollars (1.500 euros) sur le marché noir asiatique en raison d'une demande en constante augmentation, d'après plusieurs ONG. Selon un rapport du WWF de décembre, le braconnage, avec un chiffre d'affaires estimé à 19 milliards de dollars par an, est devenu le quatrième marché illégal du monde, après la drogue, la fausse monnaie et la traite des êtres humains.

 

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 09:14

images-copie-1.jpgLe fils et ex-ministre de l'ancien président sénégalais Abdoulaye Wade, Karim, a été "mis en demeure" vendredi, après son audition par une Cour de répression de l'enrichissement illicite, de justifier d'ici un mois des avoirs de plus d'un milliard d'euros, a-t-on appris de sources judiciaires. Le "patrimoine cumulé" de Karim Wade "ferait 694 milliards FCFA (1,058 milliard d'euros), selon ceux qui nous accusent", a déclaré à la presse Me El Hadji Amadou Sall, l'un de ses avocats. Cette somme proviendrait de sociétés dont l'ancien ministre serait le "propriétaire", selon la justice, ainsi que de "propriétés immobilières" et de comptes bancaires, selon les avocats de M. Wade.

 

"Ce sont ces éléments qui figurent dans une mise en demeure verbale qui nous a été notifiée" vendredi, a ajouté Me Sall après la première audition de son client par le procureur spécial de la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI). "Il est reproché à Karim Wade d'être propriétaire de Dubaï Port World, de la BMCE (Banque marocaine du commerce extérieur) et des sociétés AHS Sénégal, Niger, Jordanie et Ghana. Il serait même propriétaire de l'aéroport de Malabo (Guinée Equatoriale) qu'il gère", a précisé l'avocat en présence de Karim Wade, qui n'a pas fait de déclaration après son audition de près de deux heures.

 

Dubaï Port World (DPW) est depuis 2007 le concessionnaire du terminal à containers du port de Dakar, où il a remplacé le groupe français Bolloré. La BMCE est une banque marocaine installée au Sénégal et AHS une société aéroportuaire d'assistance au sol. Me Sall a accusé le procureur spécial de la CREI, Alioune Ndao, d'"inventer" des choses pour "justifier l'indéfendable". "Il n'y a pas un seul franc (appartenant à Karim Wade) planqué à l'étranger. Rien ne permet de dire qu'il est à la tête de quelque fortune que ce soit", a-t-il assuré. "Karim Wade a un délai d'un mois" pour justifier ces revenus, a précisé une source proche de l'enquête. "S'il parvient à le faire, le dossier est classé. Autrement, le procureur doit le transmettre à la Haute cour de justice", a souligné la même source.

 

Gaz lacrymogènes

La Haute cour de justice est une cour spéciale chargée de juger les anciens ministres pour des faits commis dans l'exercice de leurs fonctions. Il revient aux députés de décider, ou non, du renvoi d'ex-ministres devant cette juridiction.

Karim Wade avait déjà été entendu plusieurs fois par des enquêteurs l'an dernier. Des partisans de l'ancien parti au pouvoir, le Parti démocratique sénégalais (PDS), qui criaient "Libérez Karim", ont été dispersés à l'aide de gaz lacrymogènes par les forces de sécurité présentes devant les locaux de la CREI. Ils ont riposté à coups de pierres. Les incidents ont eu lieu au début et à la fin de l'audition, mais ont été brefs.

 

Le PDS accuse le régime du président Macky Sall, élu en mars 2012 face à Abdoulaye Wade, d'avoir lancé une "chasse aux sorcières" depuis son arrivée au pouvoir et d'entretenir un climat de "terreur" contre ses dirigeants. Plusieurs responsables du régime de M. Wade (2000-2012), dont son fils, ont été entendus à plusieurs reprises par la gendarmerie ou la justice dans le cadre d'enquêtes sur un enrichissement illicite présumé. Karim Wade, 44 ans, fait aussi l'objet d'une enquête en France à la suite d'une plainte de l'Etat du Sénégal pour recel de détournement de fonds publics, recel d'abus de biens sociaux et corruption, selon une source judiciaire.

 

Après sa dernière audition par la gendarmerie, en novembre, il avait été interdit de sortie du territoire sénégalais avec six autres dignitaires de l'ancien régime. Karim Wade, ex-ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l'Energie, doté de gros budgets, était surnommé "Super ministre" ou "Ministre du ciel et de la terre". Ancien conseiller de son père, Karim a également occupé plusieurs autres fonctions, dont celle de responsable de l'Agence nationale de l'Organisation de la conférence islamique, chargée de grands travaux avant le sommet de l'OCI organisé en mars 2008 à Dakar.

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 09:13

darfour432.jpgOn n’avait pas vu un tel afflux de réfugiés soudanais du Darfour dans l’est du Tchad depuis 2004. Ils seraient plus de 12 500 à avoir traversé la frontière dans la région de Tissi, dans la zone dite des « trois frontières » (Tchad, Soudan, République centrafricaine). Il s’agit par ailleurs d’une zone extrêmement difficile d’accès pour les humanitaires. Le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) tire, ce vendredi 15 mars, la sonnette d’alarme.

 

Le HCR a déjà envoyé deux missions sur place. La première, il y a un mois, faisait état de l'arrivée de près 5 000 réfugiés dans cette région des trois frontières. Ces réfugiés - des Arabes pour l'essentiel - disaient fuir les affrontements interethniques qui se sont déroulés dans la région de Jebel Amir au Darfour-Nord. Ces combats sont liés à la prise de contrôle de mines d'or présentes dans ce secteur.

 

Lors de la deuxième mission, effectuée il y a quelques jours, le nombre de réfugiés aurait encore augmenté. Ils seraient aujourd'hui 12 500. Du jamais vu depuis 2004 et le début de la crise au Darfour (entre 2003 et 2004).

 

Deux mois pour agir

Plusieurs questions se posent. Tout d'abord, pourquoi ces réfugiés ont-ils traversé des centaines de kilomètres, du Darfour-Nord au Darfour-Sud, dans une région en guerre, pour trouver refuge dans une zone où les humanitaires sont absents ? Ensuite, la question qui se pose est bien celle de savoir comment leur venir en aide. Pour le moment, ils sont trop proches de la frontière soudanaise et trop éloignés des camps de réfugiés (plus de 200 kilomètres). Il n'y a pas de piste d'atterrissage et la route est jonchée de rivières asséchées. Par ailleurs et d'ici deux mois - le début de la saison des pluies – cette même route deviendra complètement impraticable.

 

Si ces populations décident de rester au Tchad, il faudra donc les emmener ailleurs. Or, aucun des camps qui existent déjà, dans l'est du pays, ne serait à même de les accueillir, selon le HCR. La semaine prochaine, une nouvelle mission du HCR, accompagnée par les autorités tchadiennes, se rendra sur place pour en savoir plus sur ces réfugiés et notamment sur les raisons de ce déplacement massif. Jointe par RFI, Aminata Gueye, représentante du HCR au Tchad, explique pourquoi il faut agir vite et secourir ces populations avant l’arrivée de la saison des pluies.

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 18:08

JOURNE-1.JPGL’Association pour la défense des droits des consommateurs (ADC) en collaboration avec les membres du Réseau de la société civile africaine pour la société de l’information (ACSIS-Tchad) organise ce 15 mars 2013 une journée de boycott de la téléphonie mobile.

 

 Dénommée « une journée sans téléphonie mobile », la manifestation reflète leur ras-le-bol face à toutes les taxes instituées par les compagnies de téléphonie mobile. En effet, après le prélèvement d’une taxe quotidienne de 10 FCfa et celle d’un (1) FCfa pour l’environnement, les opérateurs ont ajouté une nouvelle taxe d’un (1) FCfa par appel téléphonique émis, au profit du Fonds pour le développement du sport et l’imposition du droit de timbre fiscal de 1000 FCfa pour chaque achat de carte SIM prépayée.

 

À travers la « journée sans téléphonie mobile », l’ADC voudrait que lesconsommateurs tchadiens expriment leur désapprobation face à la mauvaise qualité de service offerte aux clients par les opérateurs de la téléphonie mobile. Pour l’Association, la réussite de cette manifestation pourrait forcer les opérateurs, le régulateur et le gouvernement à changer de comportement.

 

Cependant, il faudrait rappeler que le prélèvement d’un (1) FCfa sur tous les appels émis ne dépend pas des sociétés de téléphonie mobile. En effet, elles obéissent à l’arrêté N° 81/PR/PM/MJS/SG/2013, portant mécanisme de prélèvement des recettes du Fonds national de développement du sport. Son article premier précise que les recettes pour son fonctionnement proviennent de la subvention de l’Etat et de cette taxe appliquée à tous les opérateurs téléphoniques installés sur le territoire national.

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