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Tchad, Berceau De L'humanité

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 13:29

DSC05272-copie-1-copie-1.jpgC’est un récit tragique que publie N’DJAMENA BI-HEBDO pour qui, la révolution du jasmin fait des émules. Le confrère situe que la scène s’est déroulée dans l’Est du Tchad. A l’origine, rappelle-t-il, il y a un couvre-feu instauré par les autorités régionales couvrant la période du 15 septembre au 26 octobre pour juguler l’insécurité galopante dans la région du Sila.

 

Tous les engins à deux roues sont raflés et leurs propriétaires sont obligés de présenter toutes les pièces afférentes avant de les récupérer. Ainsi, Mahamat Ali Ibrahim, un jeune conducteur de mototaxi d’une trentaine d’années, après bien d’efforts vains pour récupérer sa moto, qui est sa seule source de survie, se lance dans un acte désespéré. Il s’asperge d’essence et se brule devant la résidence du gouverneur, le 14 novembre dernier. A l’heure où ces lignes sont écrites, l’infortuné se bat à l’hôpital régional d’Abéché, entre la vie et la mort, ajoute LE BI-HEBDO.

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 10:11
cropped520_tchad2.jpgLa crise libyenne a porté un coup d’arrêt à la coopération économique entre Tripoli et le Tchad. En attendant que le gouvernement tchadien trouve de nouveaux fonds pour financer les projets de construction entamés par la Libye avant la guerre, plusieurs chantiers se retrouvent aujourd’hui au point mort. Et certains Tchadiens disent "regretter" l’ère Kadhafi.
 
Au début des années 2000, la Libye s’est mise à investir tous azimuts en Afrique dans des secteurs-clés comme l’hôtellerie, l’industrie ou l’agriculture. Dix ans plus tard, grâce à ses rentes pétrolières, l’ancien "Guide" libyen avait financé la construction de 23 complexes hôteliers dans 15 pays différents mais aussi des raffineries, des banques et des réseaux de télécommunication.
 
Le Tchad a été l’un des principaux pays bénéficiaires de la volonté de Mouammar Kadhafi d’asseoir son influence économique et politique sur le continent africain. À l’image du fastueux cinq étoiles Kempinski Libya Hotel et de la Banque commerciale du Chari (BCC), propriétés de la LAAICO (Libya Arab Africa Investment Company, un des nombreux fonds d’investissement de Kadhafi).
Quand la crise libyenne a éclaté, en février, la coopération économique entre le Tchad et la Libye tournait à plein régime. Le Tchad venait de céder à la Libye plus de 50 000 hectares de surfaces agricoles à exploiter, ainsi que l’hippodrome de N’Djamena, que Mouammar Kadhafi avait promis de transformer en complexe islamique. Aujourd’hui, un mois après sa mort, ces grands projets sont en sursis.
 
Le président tchadien, Idriss Déby Itno, qui a reconnu le CNT (Conseil national de transition), à la fin août, après la chute de Tripoli, a longtemps soutenu Mouammar Kadhafi contre la rébellion. Les relations du Tchad avec les nouvelles autorités libyennes, qui l’ont accusé de fournir des mercenaires à Mouammar Kadhafi, restent aujourd’hui tendues (lire le rapport de l'ONG Crisis Group "L'Afrique sans Kadhafi : le cas du Tchad"). 
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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 15:36

imagesCA348O6OLes centrales syndicales tchadiennes, en grève perlée depuis trois semaines pour demander une augmentation des salaires, appellent à la reprise du travail. Un accord a été trouvé avec le gouvernement. Les salaires devraient augmenter progressivement de 20 à 40% jusqu’en 2014. Le décret présidentiel portant sur cet accord a été signé samedi 12 novembre 2011.

 

Selon le protocole d’accord, le point d’indice des salaires sera augmenté de 20 % dès l’année prochaine. Cette augmentation figure dans le projet de budget qui vient d’être transmis au Parlement. En 2013, une augmentation de 40 % sera consentie, la même chose en 2014. Qu’est-ce que cela signifie en termes concrets ? Barka Michel, le président de l’Union des syndicats du Tchad livre son explication.

 

« En République du Tchad, avant les salaires étaient autour de 30 000, et parfois même moins. Mais avec cette nouvelle grille, le type qui est au niveau du SMIC est autour de 70 000 CFA. Et en remontant vers les catégories les plus importantes – en diplôme, je veux dire – les avantages sont significatifs. Nous n’avons plus de raison de maintenir les travailleurs à la maison, et nous avons lancé cet après-midi un appel à tous les travailleurs, de reprendre le travail demain dès 7 heures ».

 

Les syndicats avaient rejeté la même proposition il y a une semaine, pace que la promesse n’était pas ferme. Mais vendredi, ils ont eu une séance d’explication avec le chef de l’Etat, lequel a pris l’engagement d’inscrire les augmentations à venir dans un décret.  Le décret en question a été signé au soir du samedi 12 novembre. C’est ce qui a convaincu les travailleurs de reprendre le travail ce lundi 14 novembre.

 

Source: RFI

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 23:49

Le délégué régional de l’éducation nationale pour la commune de N’Djaména, M. Djimta Meoungar Amos a, dans un communiqué daté du 10 novembre 2011, suspendu jusqu’à nouvel ordre les cours dans tous les établissements d’enseignement primaire, moyen et secondaire, tant du secteur public que privé de N’Djaména. Cette décision fait suite à la journée mouvementée qu’a connue la capitale tchadienne aujourd’hui. Certains élèves, mélangés aux étudiants en grève, dans une ambiance d’intifada, ont caillassé des véhicules administratifs et s’en sont pris aux autres symboles de la République.

 

Avec l’entrée dans la danse des policiers qui ont quadrillé très tôt certains sites stratégiques (université de N’Djaména, Lycée Félix Eboué…), N’Djaména a présenté l’aspect d’une ville en état de siège. Des nuages de gaz lacrymogène, des scènes de panique dans les établissements scolaires, des élèves désemparés, quelques arrestations, tel est le bilan non exhaustif de cette chaude matinée. Il vous souviendra qu’à la journée d’hier, mercredi 09 novembre, les étudiants ont fait un sit-in devant le ministère de l’Enseignement supérieur, avant d’être pourchassés par les éléments du GMIP (Groupement Mobile d’Intervention de la Police). Ils réclament toujours 6 mois d’arriérés de bourses. Les échauffourées de ce matin sont intimement liées à celles d’hier.

 

Dans une interview accordée à la Télé Tchad ce soir, le ministre de l’Enseignement Supérieur, Ahmet Djidda Mahmat, reste inflexible. « Il n’y a pas un problème clair qui puisse être résolu (…) Ce sont des revendications qui n’ont pas de base juridique et sur lesquelles un petit groupe fait des tapages et essaie de perturber l’année académique », balaie-t-il d’un revers de la main. Et le ministre de soutenir fermement : « j’ai les preuves que tous les étudiants ont perçu leurs 12 mois de bourses. » Selon les explications du ministre de l’Enseignement supérieur, l’année 2009 a été élastique par la faute des étudiants qui sont allés en grève pendant 4 mois ; ajouté à cela les 2 mois de vacances, cela fait six mois. C’est sur cette interprétation que les étudiants réclament les 6 mois d’arriérés, estime-t-il.

 

Autre chose, le ministre Ahmet Djidda Oumar trouve que l’une des anomalies du système académique tchadien est l’octroi systématique de la bourse à un étudiant qui passe en 2ème année. « L’excellence n’est pas prise en compte (…) Aucun pays au monde ne donne systématiquement la bourse aux étudiants quand ils passent en 2ème année », s’offusque-t-il. « Une bourse, c’est une aide, ce n’est pas un salaire (…) Une aide ne peut pas être une base de revendication (…), conclut le ministre de l’enseignement supérieur.  Pour les étudiants qui clament sur leurs banderoles «  pas de bourses, pas de cours », il n’est pas très sûr que la sortie de leur ministre de tutelle soit de nature à arranger les choses.

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 13:41

imagesCA348O6OAprès trois jours de suspension pour laisser le temps au gouvernement de faire de nouvelles propositions, l’Union des Syndicats du Tchad (UST), sur appel de son secrétaire général, Francois Djondang, vient d’appeler ses militants à observer trois jours de grève à compter de ce mercredi 09 novembre 2011. C’est le troisième round du mouvement de grève que les centrales syndicales ont lancé depuis le 2011. Cependant, un coup de théâtre vient de se produire : le secrétaire général de la Confédération Libre des Travailleurs Tchadiens (CLTT), Brahim Ben Seid, estime qu’il n’est pas nécessaire de continuer le mouvement, appelant du coup, sa base à vaquer normalement à leurs occupations.

 

Cette division intervient après que le ministre de la Fonction publique et du travail, aient rencontré hier les deux leaders syndicaux. Pourparlers qui n’ont rien donné. Cette voix discordante de la CLTT porte un coup fatal à l’union sacrée que les deux centrales ont formée depuis le début des hostilités.Au plus fort de la crise, la CLTT et l’UST ont adopté comme stratégie de mener des grèves perlées de 3 jours alternées de négociations. Elles ont même delà cet effet, décidé de mettre sur pied une équipe chargée de réfléchir sur les actions futures delà entreprendre pour plus d’efficacité.

 

Ce troisième round de grève de l’UST intervient après que les grévistes aient rejeté en bloc l’intervention du chef de l’Etat qui proposait d’augmenter l’indice salarial du secteur public de 60 points, soit 20% des 300 points attendus pour la nouvelle grille.

 

Autre fait non moins important à signaler, durant le week-end, l’un des membres de la Confédération des Syndicats du Tchad, Boukar Barka ainsi que le président du collectif des ex-travailleurs de TCC (une sous traitante de ESSO), très actifs dans la fronde sociale, ont été enlevés le week-end dernier. Cette nouvelle donne risquerait de radicaliser les tensions sociales, très fortes ces jours-ci.

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 13:55

imagesCA348O6ON'DJAMENA (Xinhua) - Au Tchad, le front social est toujours en ébullition. La grève de trois jours, observée en début de semaine à l'initiative des grandes centrales syndicales, pourrait reprendre mercredi prochain et les étudiants de l'université de la capitale persistent également dans leur grève entamée depuis plus d'un mois pour réclamer des arriérés de bourses. La grève, entamée à l'appel de l'Union des Syndicats du Tchad (UST) et de la Confédération Libre des Travailleurs du Tchad (CLTT) "a été largement suivie dans tout le pays par les travailleurs", a confié à Xinhua François Djondang, secrétaire général de l'UST. Le mouvement a paralysé des secteurs vitaux, à l'instar de la santé où le service minimum était maintenu à certains endroits.

 

Jeudi dernier, après trois jours de cessation de travail, les deux centrales syndicales ont décidé de suspendre leur mouvement. Cette suspension risque d'être de courte durée. "Si le gouvernement ne satisfait pas à nos revendications, nous entamerons le 2 novembre prochain une grève illimitée", prévient Michel Barka, président de l'UST.  "La suspension de cette grève nous permettra de mieux sauter", ajoute-t-il.

 

 Mardi prochain, une nouvelle assemblée générale à la Bourse du Travail décidera de la conduite à tenir qui, elle, dépend de la seule volonté du gouvernement.  Le 18 octobre 2011, le Président de la République Idriss Déby Itno a promulgué un décret qui approuve et rend exécutoire les grilles salariales consécutives au relèvement du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) et du Salaire Minimum Agricole Garanti (SMAG) dans le secteur privé. Le SMIG en cours dans le secteur public est de 55.995 francs CFA.  "C'est une bonne chose que le gouvernement relève le salaire minimum dans le privé, mais il devra de même pour le secteur public", plaide François Djondang.

 

  "Nous comprenons la situation des travailleurs. Mais nous sommes à pied d'œuvre pour satisfaire à leurs revendications", déclare le Secrétaire Général du Ministère de la Fonction Publique, Toïna Tondjibaye, qui demande aux travailleurs de suspendre leur grève, afin de laisser le temps au gouvernement "de finaliser le travail et de le soumettre au Comité Consultatif de la Fonction publique".

 

 Pendant leur grève, les leaders syndicaux ont été reçus à deux reprises par le Premier ministre Emmanuel Nadingar. Le gouvernement ne voudrait accepter la nouvelle grille salariale du secteur public qu'en 2013, et non dès 2012, comme l'exigent les syndicats. Le relèvement du SMIG à 60.000 francs CFA ferait passer la masse salariale de la Fonction publique de 33 à 49 milliards de francs par mois, soit 588 milliards par an.  "Le gouvernement a toujours privilégié la concertation et le dialogue avec les partenaires sociaux, lorsqu'il s'agit d'un problème d'intérêt commun. Il n'est aujourd'hui un secret pour personne que la question de la cherté de la vie constitue pour le Chef de l'Etat une véritable priorité", renchérit Mahamat Abali Salah, ministère tchadien de la Fonction publique et du Travail.

 

 "L'importance de cette question avait amené le gouvernement à relever les bas salaires à 60.000 francs CFA, à initier le financement de projets viables montés par les demandeurs d'emplois qui ne veulent plus passer leur vie à attendre devant les portes des entreprises ou de la Fonction publique, et à rétablir le paiement des allocations familiales aux fonctionnaires", a-t-il ajouté.  Selon l'arrêté n°300 fixant les modalités d'application des allocations familiales, celles-ci qui étaient de 600 francs CFA par enfant et par mois, sont passées à 2.000 francs.

 

 Si les travailleurs viennent d'entamer leur bras-de-fer avec le pouvoir, la grève des étudiants de l'Université de N'Djaména dure depuis plus d'un mois. Dans la plus grande université du pays, les étudiants revendiquent le paiement de six mois d'arriérés de bourse et le blanchiment de l'année académique 2010-2011. Début octobre courant, face à l'indifférence du gouvernement, ils sont descendus dans la rue pour casser des véhicules. En réaction, le recteur Malloum Soultan a décidé la fermeture de trois facultés jusqu'à nouvel ordre.

 

Mercredi dernier, ils ont été reçus par le président Idriss Déby Itno, qui s'apprêtait à quitter Moussoro, dans le Nord du pays, où il est allé lancer la réorganisation de l'armée nationale. "Nous sommes prêts à reprendre les cours, mais il faudrait d'abord que nos bourses soient payées", rappelle Freeman Sandjimbaye, secrétaire général de l'Union Nationale des Etudiants du Tchad (UNET).  Le 14 octobre dernier, face à la presse, le chef du gouvernement a déploré "une résurgence de remous sociaux marqués par des agitations parfois surprenantes, tant les mobiles et les motivations de ces tensions ne se fondent sur rien de vraiment sérieux".

 

 Emmanuel Nadingar a accusé les étudiants, les retraités civils et militaires, les ex-travailleurs de TCC (une société sous-traitante d'Esso qui a cessé ses activités depuis plusieurs années) et les vendeurs de médicaments par terre d'être guidée par des politiciens.   "Cela est inadmissible. Le gouvernement tient ses engagements, mais ne peut agir efficacement sous pression. Que ce message soit entendu aussi par tous dans l'intérêt du pays!", a-t-il martelé.

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 12:30

philippe-van-winkelberg-ici-en-2007-exerce-aujourd-hui-a-c.jpgL'Etat tchadien qui réclamait, via une association, 6,3 millions d'euros de dommages et intérêts au Dr Philippe van Winkelberg, médecin de l'association L'Arche de Zoé, a été débouté de sa demande, a-t-on appris jeudi auprès de l'avocate du docteur. "L'Etat tchadien a été débouté de sa demande sur l'irrégularité de l'arrêt tchadien et sur l'irrégularité de la procédure d'exequatur (exécution d'un jugement étranger) en France", a déclaré à l'AFP Me Françoise Davideau qui n'avait pas encore reçu les motivations de ce jugement.

Le 13 octobre lors de l'audience devant le tribunal de Digne-les-Bains (sud-est), le conseil de l'"Association tchadienne pour le bien-être des enfants" avait demandé le versement de cette somme, que les six membres de l'Arche de Zoé, lors de leur procès à N'Djamena, avaient été condamnés à payer "solidairement" aux familles de 103 enfants, présentés comme des orphelins du Darfour, qu'ils avaient tenté d'exfiltrer vers la France fin 2007.

Or, a expliqué l'avocate "aucune famille ne s'est portée partie civile" depuis le procès à N'Djamena, et si l'association qui représente l'Etat tchadien avait gagné "on ne sait pas à qui aurait été versé cet argent".

Le Dr van Winkelberg était le seul protagoniste de ce dossier à être assigné, parce que "c'est le seul qui leur paraît solvable", avait estimé Me Davideau lors de l'audience. En mars 2008, le régime tchadien avait gracié les membres de l'Arche de Zoé pour leur condamnation à huit ans de travaux forcés, mais il avait ajouté que la question des dommages et intérêts restait entière.

En revanche, une autre procédure suit son cours en France. Une enquête avait en effet été ouverte à Paris sur l'Arche de Zoé pour "escroquerie", "aide à l'entrée et au séjour irrégulier de mineurs étrangers" et "exercice illégal de l'activité d'intermédiaire en vue d'adoption". Les six membres de l'ONG devaient bientôt faire face à un nouveau procès.

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 13:23

lac_tchad.jpgAddis-Abeba, Ethiopie - Le secrétaire général du ministère tchadien de l’Environnement et des Ressources halieutiques, Sandjima Dounia, a appelé tous les pays africains et les institutions préoccupées par la question de l’environnement à se mobiliser pour le Lac Tchad qui subit quotidiennement les assauts des changements climatiques. Dans une interview accordée à la PANA, en marge de la septième session du Comité pour la sécurité alimentaire et le développement rural, il a affirmé que la situation du Lac Tchad est de plus en plus préoccupante.

«La perte n’est pas seulement celle de la superficie,  mais elle englobe tous les secteurs socio–économiques», a déclaré M. Sandjima. Selon lui, entre 1963 et 2001, la superficie du Lac Tchad s’est réduite de 90 pour cent, passant de 25.000 à 2.500 km2.

«Au Tchad, plus de 30 millions de personnes vivent de la pêche et n’ont plus la possibilité de faire des captures importantes. La filière baisse en intensité et en qualité et les activités parallèles aussi se réduisent», a-t-il ajouté.

La zone fait fréquemment face à de multiples difficultés dont la migration écologique, le dépeuplement, les conflits inter-communautaires et entre éleveurs et agriculteurs. M. Sandjima est également président du comité d’organisation du Forum mondial du développement durable consacré au Lac Tchad.

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 11:36

lo_2286742_1_px_470_.jpgCette année, le lycée Julien-Crozet a voulu mettre l'accent, pour la semaine du goût, sur les algues et le plancton. C'est donc tout naturellement qu'il a fait appel à Pierre Mollo, enseignant chercheur spécialiste en biologie marine, qui a fait découvrir aux élèves, ce qu'est le plancton à l'aide d'une quinzaine de microscopes. Il leur a aussi parlé de la récolte et de la fabrication de la spiruline, plus particulièrement récoltée au Tchad, avant un film sur la cuisine au plancton.

Repas aux algues et au plancton

 

Le déjeuner était ensuite, en quelque sorte, une application. Pour l'aider, le chef cuisinier du lycée, Fabrice Vernier, a demandé les services de professionnels reconnus, comme Frédéric Foucher, membre de l'académie culinaire de France, ainsi que Stéphane Henrio et Thierry Hafnaoui, maîtres chocolatiers et Florent L'Azou, de la société Armor Fruits de Vannes, venu présenter un assortiment de légumes originaux et particulièrement visuels.

 

Après avoir dégusté des recettes aux algues toute la semaine, le point d'orgue, vendredi, comprenait des plats confectionnés à partir de fiches techniques de Marc Foucher, meilleur ouvrier de France : une omelette farcie à la spiruline, des Saint Jacques poêlées et un filet de merlu avec du beurre aux algues, un macaron à la laitue de mer et purée de panais, un flan aux algues et à la cardamome, et une tranche d'ananas à la vanille de Madagascar.

Des truffes à volonté

 

Les maîtres chocolatiers ont aussi offert une démonstration de fabrication de truffes au chocolat et aux algues, avec dégustation à volonté, et du pain à la spiruline était proposé pour accompagner le repas. L'après-midi, le professeur Bernard Schmitt, médecin nutritionniste, devait poursuivre par une conférence sur les qualités nutritionnelles des algues et leur enjeu pour l'avenir.

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 14:39

imagesCA348O6O.jpgDans un communiqué diffusé le lundi 24 octobre 2011, la Confédération Libre des Travailleurs Tchadiens (CLTT), une des principales centrales syndicales, estime que la nouvelle grille salariale du secteur public et l’harmonisation des allocations familiales dans le privé ne préoccupent pas le gouvernement. Par conséquent, la CLTT décide d’observer une grève de trois jours à partir de ce mardi 25 octobre.

 

Sur la même lancée, le Syndicat national des Instituteurs du Tchad (SNIT), réuni en assemblée générale, ‘‘ayant examiné la situation sociale à laquelle font face les populations tchadiennes en général, et les travailleurs en particulier et après analyse de la gravité du problème’’, prend acte du préavis de grève lancé par l’Union des Syndicats du Tchad (UST). Le SNIT exhorte par ailleurs le gouvernement à privilégier le dialogue au détriment des intimidations incendiaires et pense qu’il est ‘‘urgent que le gouvernement tienne à ses promesses en adoptant des grilles salariales et indiciaires à tous les travailleurs de secteur public et privé (…)’’

 

Ces deux regroupements rejoignent ainsi l’UST, un autre poids lourd de la lutte syndicale dont le préavis de grève expire le 24 octobre 2011. Il est à relever que c’est assez rare que l’UST et la CLTT accordent leurs violons pour débrayer. Cette fronde sociale durera trois jours renouvelables, au cas où les négociations avec le gouvernement n’aboutiraient pas.

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