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Tchad, Berceau De L'humanité

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 18:17

photo 1353585553372-2-1La faction de la rébellion de la Séléka qui s'est emparée lundi de la ville de Bangassou, dans le sud de la Centrafrique, a entrepris une progression vers l'est, prenant la ville de Rafaï et se dirigeant vers celle de Zemio, a déclaré aujourd'hui une source militaire centrafricaine. "Les éléments de la Séléka en provenance de Bangassou sont entrés mardi à Rafaï (entre Bangassou et Zémio) tirant de nombreux coups de feu en l'air sans rencontrer de résistance", a déclaré le responsable militaire. Ils ont pris le contrôle de la ville et se sont dirigés aussitôt vers Zémio, à quelque 160 km à l'est, a-t-il ajouté.

Les forces de sécurité n'étaient plus présentes à Rafaï quand les rebelles y sont entrés et toutes les communications avec la ville sont coupées, a-t-il dit. "Aucune présence militaire n'est effective depuis un certain temps à Rafaï (...) Les habitants se protègent des éléments de la rébellion ougandaise de l'armée de résistance du Seigneur (LRA, présente dans le secteur) au moyen des fusils de chasse ou de fabrication locale", a-t-il déclaré.

De nombreux habitants de Bangassou ayant fui l'attaque de lundi pour se réfugier à Rafaï, à 130 km à l'est, ont repris la route pour se diriger vers Bakouma ou Nzako, deux villes situées plus au nord, a ajouté le responsable militaire. La même source avait déclaré hier que l'attaque de Bangassou avait fait quatre morts dans les rangs des forces armées centrafricaines (FACA).

Le gouvernement de Bangui attribue ces attaques à la Séléka mais elles auraient également pu être menées "par une bande armée venue du Soudan" avec qui la frontière est poreuse, estime une autre source militaire sous couvert d'anonymat.

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 13:01

photo_.jpgCent cinquante jeunes tchadiens, titulaires de baccalauréat scientifique, ont quitté mardi la capitale pour Cuba où ils étudieront pendant sept ans la médecine aux frais de l'Etat tchadien. "C'est pour la première fois que l'Etat tchadien envoie un grand nombre d'étudiants à l'étranger", a indiqué le ministre tchadien de la Santé publique, Dr Djidda Ahmat Mahamat. Il a ajouté que pour cette formation, le Tchad a débloqué plus de 10 milliards F CFA (environ 20 millions USD). Le ministre tchadien de l'Enseignement, de la Recherche et de la Formation supérieurs, a, quant à lui, exhorté ses jeunes compatriotes à la discipline, à la volonté et au travail, gage de réussite dans les études.

 

"Soyez sérieux dans vos études, investissez-vous, faites tout afin que vous résultats soient appréciables et redevenez docteurs", a précisé Dr Adoum Goudja insistant sur le fait que le Tchad a besoin de cadres pour la santé. Au Tchad, il y a 1 médecin pour 28.466 habitants, selon des données du ministère de la Santé publique, alors que la norme de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) est de 1 pour 10.000. A cela vient s'ajouter une insuffisance de médecins spécialistes.

 

Selon le Profil pays de ressources humaines en santé 2012, le Tchad compte 6.696 agents de santé inégalement répartis sur l'ensemble du pays. Ces agents sont nombreux à N'Djaména, la capitale, mais inexistants dans certaines régions comme le Lac ( frontalière avec le Cameroun et le Nigeria).

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 17:25

YAYA1-210x159.jpgLe Tchadien Karim Mahamat Yaya, absent des rangs de l’USMH depuis le 29 décembre 2012, n’a toujours pas donné signe de vie. Il était convenu que Yaya revienne avant le 7 janvier 2013 pour qu’il puisse prendre part au stage de préparation de la phase retour qui s’est déroulée à Tipasa, mais toutes les démarches engagées par le club afin de le toucher sont restées vaines. Devant cet état de fait, la direction du club a donc pris la décision de passer à une autre étape.

 
Selon une source proche du club, un courrier a été récemment transmis à la Fifa, la CAF, la Fédération tchadienne de football ainsi que l’ambassade du Tchad en Algérie, dans lequel Laïb explique la situation du joueur, accompagné d’une mise en demeure signée par l’huissier de justice. Le manager du joueur, Agouna, est sorti de son mutisme en contactant le club pour expliquer les raisons de l’absence du joueur qui seraient d’ordre strictement financier. Il reproche, en fait, au club le non-paiement des salaires de son joueur.


Un dirigeant très au fait du dossier lui a répliqué : “Qu’il rentre d’abord en Algérie, ensuite on trouvera une solution. On ne peut pas continuer à parler comme ça, on a une direction, il n’a qu’à s’asseoir avec elle autour d’une table et aplanir toutes les divergences.”

 

Il semble donc que cette réponse a convaincu Agouna qui s’est engagé à trouver une solution rapide en faisant revenir son joueur en Algérie très prochainement. Yaya Karim, 20 ans, s’est fortement distingué durant la phase aller du championnat professionnel de Ligue 1 où il avait inscrit cinq buts décisifs pour le club. Il est toujours sous contrat avec l’USMH jusqu’au mois de décembre 2015. L’autre joueur étranger, le Malgache Amada Ibrahim Samuel, a lui aussi fugué pendant un mois et demi, mais il est  récemment rentré à Alger.

 
À propos du match comptant pour la 24e journée qui aura lieu mardi prochain face à la JSS à Lavigerie, les dirigeants ont pris la décision de jouer en nocturne à partir de 18h. une belle initiative saluée par les supporters. Les camarades de Hendou sont décidés à faire oublier le semi-échec consommé samedi passé face à l’USMA.


Le club reste sur une série de quatre rencontres sans la moindre victoire, d’où le doute qui s’est installé chez les joueurs ; la derrière victoire des Harrachis, enregistrée au stade Lavigerie, remonte à la 19e journée face au MCEE sur un but du défenseur Azzi qui avait repris un pénalty raté dans les ultimes minutes du match par le revenant Sofiane Younès.

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 20:36

L'élite des troupes du président Idriss Déby affronte en première ligne, avec une grande efficacité, les djihadistes dans les contreforts du nord malien.

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Début février, dans le Gao tout juste libéré des forces islamistes, les soldats tchadiens restaient discrets. Tout juste voyait-on de temps à autre un de leur pick-up sable monté d'une dizaine hommes puissamment armés, un chèche remonté jusqu'aux yeux. Sans doute cette avant-garde du plus puissant contingent étranger au Mali derrière l'armée française, avec quelque 2 000 militaires, savait-elle qu'elle ne resterait pas longtemps dans cette ville. L'objectif était déjà le grand Nord, le combat au près contre les islamistes. Désormais, le gros des Fatim (Forces armées tchadiennes en intervention auMali) s'engage au plus profond des montagnes de l'Adrar des Iforas, dans l'extrême nord-est du pays, où se sont retranchés des djihadistes.

Le 22 février, au cours d'un engagement sérieux, les Fatim ont perdu 26 hommes, les plus grosses pertes des armées de la coalition. Les djihadistes auraient, selon les officiers tchadiens, perdu 96 personnes. Les conditions précises de cette bataille, comme le lieu, demeurent imprécises. «C'était un assaut d'une position pas une embuscade», précise-t-on simplement. Il démontre, dans tous les cas, l'utilité du soutien tchadien dans cette opération.

Pour la France, l'entrée en guerre tchadienne fut, sinon une surprise, au moins une bonne nouvelle. Avant même l'ouverture des hostilités, et alors que la situation au Mali se détériorait, les militaires français plaidaient pour recevoir l'appui de ces troupes. «Dans cette partie du continent, l'armée tchadienne est la seule à être suffisamment nombreuse, équipée et entraînée pour être réellement efficace», souligne un officier français. Les armées ouest-africaines, engagées d'entrée aux côtés de l'État malien, souffrent en effet de graves lacunes logistiques et tactiques. L'expérience des Tchadiens dans les terrains désertiques rendait leur engagement plus précieux encore, tout comme leur habitude de se coordonner avec les Français.

L'intervention des Fatim n'allait pourtant pas d'elle-même. Au Quai d'Orsay, des diplomates s'inquiétaient des conséquences que pourrait avoir une collaboration aussi proche entre Paris et le régime de N'Djamena, loin d'être un modèle de démocratie. Ils s'interrogeaient aussi sur les règles d'engagement des Tchadiens pas toujours très respectueuses des lois de la guerre édictées en Occident.

La question semble s'être réglée lors d'une visite du président Déby à l'Élysée le 5 décembre dernier et d'un long tête-à-tête entre François Hollande et son homologue. Paris a toujours nié avoir négocié. Mais N'Djamena n'a jamais caché son intention de régler à cette occasion quelques dossiers en souffrance, notamment celui de L'Arche de Zoé.

Une force autonome

Seule certitude, le Tchad s'est très vite engagé après l'intervention «surprise» des Français, le 14 janvier. En masse. C'est l'élite des troupes tchadiennes qui a été déployée, notamment la garde présidentielle, pour la plupart des Zaghawas, le clan de Déby. Elles ont été placées sous le commandement du général Oumar Bikomo, mais surtout sous les ordres opérationnels du fils du président, le général Mahamat Déby.

Leur intervention depuis le Niger, et non depuis Bamako, montre que les Tchadiens ne se sont pas vu confier une simple mission d'appui ou de soutien. «Les Tchadiens opèrent de leur côté, avec les Nigériens, sous le commandement de la coalition. Les Français et les Tchadiens ne se battent pas ensemble», assure-t-on à Paris. L'armée française a simplement déployé un détachement de liaison d'une quinzaine d'hommes auprès du QG tchadien pour coordonner les efforts et régler les interventions aériennes.

De son côté, le président tchadien trouve lui aussi matière à se féliciter. Si, au Tchad, l'intervention est parfois critiquée, notamment après la bataille du 22 février, elle impressionne en Afrique. Idriss Déby a pu ainsi s'imposer comme un leader régional. Et c'est comme un leader qu'il a tancé ses pairs, le 27 février, lors d'un sommet de la Cédéao, les enjoignant à «plus de célérité» dans le déploiement de leurs troupes.

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 12:57

6.jpgUn haut responsable américain a jugé vendredi "très crédibles" les informations en provenance d'Algérie sur la mort d'Abdelhamid Abou Zeid, que Paris s'est toutefois refusé à confirmer. Le Tchad lui a certifié que le leader d'Aqmi était bien mort. Abou Zeid, leader d'Aqmi, est-il bien mort? Les troupes tchadiennes ont abattu Abdelhamid Abou Zeid, l'un des principaux chefs d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) le 22 février, lors d'affrontements dans le massif des Ifoghas, a annoncé le président tchadien Idriss Déby Itno vendredi soir.

Si pour les Américains, ces informations sont "très crédibles", la France refuse toujours de confirmer.

Tests ADN

Selon la chaîne algérienne Ennahar TV, Abdelhamid Abou Zeid aurait été tué avec 40 autres islamistes, tandis que trois jihadistes auraient été arrêtés par les troupes françaises. Le quotidien algérien El Khabar rapporte en outre que des tests ADN ont été pratiqués en Algérie sur deux membres de la famille du leader jihadiste, pour tenter de confirmer son identité.

"Le 22 février nous avons perdu nos soldats dans le massif des Ifoghas après avoir détruit la base des jihadistes. C'est pour la première fois qu'il y a eu un face à face avec les jihadistes. Nos soldats ont abattu deux chefs jihadistes dont Abou Zeid et ils ont libéré Tessalit", a déclaré vendredi le président Déby.

"Très crédible" pour Washington

Washington s'est également montré confiant, vendredi. "Nous estimons que ces informations sont très crédibles", a déclaré à Washington un responsable sous couvert de l'anonymat. "Si cela est vrai, ce serait un coup significatif porté à Aqmi", a-t-il ajouté.

Prudent, Paris ne confirme pas

Une assurance qui tranchait avec la retenue française. "C'est à prendre au conditionnel, nous n'avons pas de confirmation officielle", a déclaré la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, invitant à faire preuve d'"une extrême prudence".
    
"Des informations circulent, je n'ai pas à les confirmer parce que nous devons aller jusqu'au bout de l'opération", a déclaré pour sa part le président François Hollande.

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 10:23

imagesCAB6XVIYLe Tchad s'est engagé à signer cette semaine l'accord commun de financement du procès de son ancien président Hissène Habré qui devra se tenir à Dakar, au Sénégal, a déclaré mardi dans la capitale tchadienne, Me Robert Dossou, représentant spécial de l'Union Africaine pour le dossier Hissène Habré. La signature du Tchad "sera suivi immédiatement par le décaissement", a précisé le président de la Cour constitutionnelle du Bénin qui s'exprimait ainsi à l'issue d'une audience que lui a accordée le président tchadien Déby Itno.

Un cadre de gestion de fonds a été mis en place par le Sénégal, l'Union Africaine et les donateurs. Sur un budget évalué à 7,4 millions USD, le Tchad devra payer environ 3 millions USD (soit 2 milliards F CFA). Me Dossou a par ailleurs évoqué avec le chef de l'Etat tchadien la coopération entre les juges sénégalais et les autorités de N'Djaména pour la mise en oeuvre de l'instruction, puis du jugement de Habré.

"Pour l'instruction, les juges auront toute liberté de venir ici enquêter et tous ceux qui s'intéressent à ce dossier pourront librement se faire entendre; au plan technique, il existe un accord de coopération judiciaire adopté en septembre 1961 à Antananarivo, au niveau de l'OCAM (Organisation Commune Africaine et Malgache) qui règle les questions d'échanges de documents et de déplacements de témoins", a-t-il expliqué.

Hissène Habré, en exil au Sénégal depuis 1990, doit répondre aux accusations d'atrocités commises à grande échelle, notamment par des vagues d'épuration ethnique pendant son règne de 1982 à 1990. Le tribunal spécial chargé de le juger a été inauguré début février courant dans la capitale sénégalaise.

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 14:41

Blesses-tchad.pngSuite aux combats du 22 février qui ont coûté la vie à 23 de nos soldats, une soixantaine de blessés ont été pris en charge par les éléments français. « Le 22 février 2013, le module de chirurgie vitale (MCV) de Tessalit (nord mali) reçoit 66 militaires tchadiens blessés au combat. »

 

Parmi ces blessés, certains cas graves « ont été évacués par les hélicoptères du GAM vers l’antenne chirurgicale avancée de Gao pour y être soignés. »

 

 



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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 11:40

imagesCAKI7CYW.jpgUne vidéo circule sur le site YouTube, ce lundi 25 février 2013, montrant les sept membres d’une même famille de Français, dont quatre enfants, enlevés dans le nord du Cameroun, le 19 février 2013. Ils seraient désormais détenus par la secte Boko Haram au Nigeria, c’est en tous les cas ce que revendiquent leurs ravisseurs dans ce message. Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault affirme que la secte islamiste détient les otages.

 

Dans cette vidéo qui a été postée sur internet, on voit les sept otages français capturés dans le nord du Cameroun, encadrés par deux combattants en treillis, arme au poing, le visage masqué par des chèches. L'unique femme-otage est voilée de noir, entre les deux autres adultes.Pour cacher leur localisation, les jihadistes ont tendu des couvertures en guise de décor. Un drapeau noir porte en caractères blancs la chahada, la phrase qui fait office de profession de foi dans l'Islam. Elle surmonte un Coran et deux kalashnikov.« C'est nous qui retenons les otages »L'un des otages s'exprime d'abord pour présenter les revendications des jihadistes. Puis un homme en treillis, assis et le visage masqué, lit sa déclaration en arabe.De cette déclaration, il faut d'abord retenir la revendication de l'enlèvement. « Nous sommes le groupement des sunnites pour la prédication et le jihad, celui que l'on voit comme Boko Haram, dit l'homme en treillis. C'est nous qui retenons en otage ces sept membres d'une même famille (...) à la frontière entre le Nigeria et le Cameroun.
 »

Au Nigeria, « nous allons vaincre »

Puis le jihadiste met en garde le président français François Hollande, suite à l'engagement français au Mali. « Nous avons lancé une guerre contre lui partout, dit-il. Qu'il sache que nous nous sommes déployés partout pour venir en aide à nos frères encerclés. » Viennent alors des revendications qui s'adressent aux présidents nigérian et camerounais. Les preneurs d'otages réclament la libération de « compagnons » détenus au Cameroun, et la libération de « femmes » au Nigeria. Sans plus de précision. Tout juste les jihadistes menacent-ils de mettre fin à la vie des otages si leurs revendications ne sont pas satisfaites. Dans le fil de sa déclaration, le jihadiste met par ailleurs en garde le président nigérian Goodluck Johnattan : « Qu'il sache que nous sommes en route et que nous allons vaincre malgré ses efforts pour nous contenir et ses attaques contre nous ». L'homme se dit persuadé que son mouvement pourra instaurer une nation islamique au Nigeria.

 

« Cruauté sans limite »

A Paris, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et François Hollande ont réuni ce lundi après-midi un Conseil de défense. A l'issue de cette réunion, il a confirmé la revendication de Boko Haram, et expliqué que la cassette vidéo est actuellement analysée pour « examiner la nature des revendications » du groupe islamiste. Le chef du gouvernement était accompagné du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et du chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud.

 

Tous les services de l'Etat sont mobilisés pour libérer les otages, promet le gouvernement. Jean-Marc Ayrault a assuré que les autorités françaises étaient en « contact étroit et permanent » avec leurs homologues camerounaises et nigérianes.De son côté, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius dénonce dans un communiqué des images « terriblement choquantes », qui « démontrent une cruauté sans limite ». La famille française, dont les enfants sont âgés de 5 à 12 ans, a été enlevée le mardi 19 février dernier dans le nord du Cameroun. Ce lundi, l'ambassadeur de France sur place, Bruno Guin, est allé dans la ville de Maroua, à la rencontre de la communauté française dans le Nord, très inquiète depuis l'enlèvement.

 

Consignes strictes au nord du Cameroun

M. Guin ne s'est pas exprimé face à la presse à l'issue de la rencontre. En revanche, les Français expliquent qu'on leur recommande fortement de quitter la zone, désormais classée « zone rouge ». Pour ceux qui seraient contraints de rester, ils doivent respecter des consignes très strictes de sécurité, à savoir ne pas sortir seuls la nuit, éviter les déplacements, rester en ville, et surtout ne pas se rendre à moins de 30 kilomètres de la frontière nigériane. Une mère de famille explique que les autorités camerounaises avaient promis un renforcement sécuritaire devant l'école française de Maroua, qui n'a pas été appliqué selon elle.  Elle a donc décidé de quitter la région.

 

D'autres sont contraints de rester pour travailler, et se disent peu rassurés. A Maroua, on estime qu'une dizaine de Français ont déjà quitté la zone pour l'instant, selon les services consulaires. Quelque 200 Français vivent dans le Grand Nord, qui regroupe trois régions dont l'Extrême-Nord. La plupart des Français qui y sont installés sont là depuis de nombreuses années et n'ont pas l'intention, disent-ils, de quitter la région.

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 11:33

Les violents combats de vendredi, dans le massif des Ifoghas dans le nord du Mali ont fait 23 morts parmi l'armée tchadienne et 93 parmi les terroristes, a annoncé hier l'état-major tchadien, selon un nouveau bilan. “Après ratissage, 93 terroristes ont été tués, et six véhicules détruits. L'armée tchadienne a enregistré la mort de 23 soldats et trois blessés”, a indiqué l'état-major dans un communiqué, faisant état d'un bilan définitif.

 

Un précédent bilan faisait état de 65 morts parmi les terroristes et 13 morts parmi les soldats tchadiens. Le président intérimaire malien Dioncounda Traoré avait exprimé dans un message rendu public samedi, la “profonde affliction” et la “grande tristesse” du Mali à son homologue tchadien Idriss Deby Itno après la mort de soldats tchadiens engagés dans le nord du Mali contre des terroristes. Près de 1 800 soldats tchadiens, le plus important contingent africain au Mali, sont actuellement déployés au Mali. Au total, c'est environ 2 000 soldats que le gouvernement tchadien a promis. Ils ne font pas partie de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma), comprenant des contingents de pays ouest-africains, mais ils agissent en coordination avec la Misma.

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 17:08

groupe.jpgOriginaire du Tchad, le groupe montréalais H’Sao lance son troisième album : ORIA signifie « en avez-vous marre? » Voilà qui résume l’engagement de ses membres, issus des familles Rimtobaye et Ledjebgue, qui ont dû fuir une société culturellement riche mais brisée par la colonisation, les régimes autoritaires et les guerres civiles.

 

Ce qui justifie le propos de cet album, «prière pour la paix, l’harmonie, la justice et l’amour », bien au-delà du contexte tchadien. Aux chants et rythmes traditionnels africains, H’Sao ajoute ici des actualisations typiques d’afro-pop mondialisée – reggae, funk, soul, rock, afrobeat, jazz pop. Chants multilingues et musiques cohésives, très bien interprétées.

 

Parfois prévisible, parfois étonnant.

Au Québec depuis 2001, Caleb (voix, guitare, percussions et réalisateur de l’album « ORIA »), Mossbass (voix, basse, percussions) et Izra-l Rimtobay (voix, claviers) ainsi Charles (voix, batterie, percussions) et Service Ledjebgue (voix, percussions) ont eu tôt fait de former un groupe solide. Sans forcer la note, H’Sao s’est imposé sur les scènes des festivals ouverts aux sonorités afro-pop – Nuits d’Afrique, Festival international de jazz de Montréal, Francofolies de Montréal, Coup de cœur francophone, etc. Vu sa compétence évidente, le groupe a investi le circuit international et trouvé le financement pour un troisième album, certes le plus ambitieux depuis sa fondation.

Ce vendredi au National, le groupe donnera un concert-lancement .

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