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Tchad, Berceau De L'humanité

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 19:46
Ils seront réinstallés dans le Kentucky (à Lexington), au Texas (à San Antonio), dans l'Iowa (à Des Moines) et dans l'Utah (à Salt Lake City), a déclaré le porte-parole du HCR William Spindler.« Cette année, nous prévoyons d'identifier 1 800 cas au total pour la réinstallation, la plupart d'entre eux étant des réfugiés soudanais du Darfour vivant dans des camps de réfugiés situés dans l'est du Tchad », a-t-il dit. Un premier groupe de 11 réfugiés a quitté la capitale tchadienne N'Djamena par avion dimanche, pour une réinstallation aux Etats-Unis. Le groupe était composé de sept réfugiés vivant en milieu urbain originaires de la République démocratique du Congo (RDC), de trois réfugiés soudanais vivant en milieu urbain et d'un Centrafricain qui était hébergé au camp de réfugiés de Dosseye dans le sud du Tchad.

 

Le Tchad accueille un total de 250 000 réfugiés soudanais originaires de la région du Darfour, vivant dans douze camps gérés par le HCR dans l'est du pays. De plus, 70.000 réfugiés centrafricains vivent dans cinq camps dans le sud du pays. Les Etats-Unis sont à ce jour le premier pays à promouvoir la réinstallation depuis le Tchad.


La réinstallation nécessite une procédure très méticuleuse et prend habituellement sept à neuf mois pour l'étude de chaque cas, y compris la sélection par nos chargés de protection sur le terrain, plusieurs entretiens, un examen médical pris en charge par l'OIM et des séances de formation pour l'intégration culturelle.«Notre personnel est formé aux mesures anti-fraudes pour éviter la sélection de réfugiés non éligibles et les réfugiés bénéficient de formations, jusqu'au jour même de leur départ, sur leurs droits et obligations dans leur nouveau pays.


La réinstallation vers des pays tiers est considérée comme l'une des solutions durables du HCR pour les situations de réfugiés prolongées, ainsi que le rapatriement volontaire et l'intégration locale ». Un prochain groupe devrait quitter N'Djamena début juillet et il sera principalement composé de réfugiés du Darfour provenant de 12 camps de réfugiés situés dans l'est du Tchad.


Source: http://www.un.org/

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 10:45

Plus de deux ans après que des conflits internes aient causé des déplacements de population massifs à l’est du Tchad, environ 165 000 Tchadiens sont toujours déplacés à l’intérieur de leur pays et regroupés dans des sites. Ces déplacés ont été forcés de fuir leur lieu de résidence en raison des tensions interethniques et de la violence qui sévissent dans la région. Aujourd’hui encore, ils restent extrêmement dépendants de l’assistance humanitaire et témoignent aujourd’hui de la précarité de leur situation.


Site d’Aradib, 20 000 déplacés


Ce groupe de femmes vivant sur le site de déplacés d’Aradib, près de Koukou, ne veut pas trop s’en éloigner. Pourtant, grâce au travail des agences onusiennes ainsi que celui d’Oxfam International, elles bénéficient d’un accès à l’eau sur le site. «Lorsqu’une femme s’éloigne un peu du site à la recherche d’eau ou de bois, elle peut avoir des ennuis avec des hommes armés», explique l’une d’entre elles. Plus de 9000 femmes vivent dans le site d’Aradib et la plupart d’entre elles sont chefs de famille et doivent garder plusieurs enfants toutes seules.

La plupart des déplacés, qu’il s’agisse d’hommes ou de femmes, aspirent à rentrer chez eux, mais ils sont tous d’accord pour dire qu’ils ne le feront pas à n’importe quel prix. «Nous aimerions retourner dans nos villages. Certaines personnes ont d’ailleurs tenté de le faire, mais elles ont ensuite dû revenir puisque des hommes armés sont toujours là. Nous ne sommes pas assez protégés pour rentrer », affirme l’une des femmes. Le banditisme et la criminalité à l’Est du Tchad sont parmi les principales menaces qui pèsent sur les populations civiles, en plus des problèmes liés à la faible présence de l’Etat mais aussi du manque de contrôle des armes. «Le commissariat de police le plus proche est situé à 4 heures de route de notre village d’origine. Il est impossible qu’ils arrivent à temps pour nous protéger » ajoute une autre femme.


L’Etat Tchadien n’a pas les moyens d’assurer la protection des populations au sein d’un territoire aussi vaste et, de plus, en concentrant ses forces sur le contrôle de la frontière pour empêcher toute incursion des forces rebelles, certaines régions ne bénéficient pas de la protection des forces tchadiennes. Le mandat ainsi que les ressources exclusivement militaires de l’EUFOR n’étaient absolument pas adaptés à toutes les régions, et encore moins à la nécessité de lutter contre des criminels isolés ou des petits groupes de bandes armées qui s’attaquent aux commerçants, aux femmes, aux fermiers ou encore aux ONGs. Dans la mesure où la mission des Nations Unies, la MINURCAT bénéficie globalement du même mandat et manque également d’équipement pour couvrir un territoire plus large, son action risque de rencontrer les mêmes limites que celle de l’EUFOR.


Site d’Habile, 33 500 déplacés


Le site d’Habile constitue le lieu d’habitation temporaire de plus de 33 500 Tchadiens déplacés, qui furent forcés de fuir leur lieu d’habitation à cause des attaques ciblées et des conflits ethniques qui eurent lieu en 2007. Bien qu’ils considèrent tous leur ville d’origine comme leur maison et le lieu où ils aspirent à retourner, la plupart d’entre eux souligne que les responsables de ces attaques sévissent toujours dans les villages avoisinants, et ce depuis deux ans.

« La situation s’est améliorée ces deux dernières années mais les gens qui nous ont attaqué, ceux qui nous ont forcé à nous enfuir, sont toujours là, et ils sont toujours armés » explique l’une des femmes du site PDI d’Habile, près de Koukou. Toutefois, certains déplacés ont décidé de retourner dans leurs villages le temps de la saison des moissons, plutôt que de ne faire reposer leurs moyens de subsistance que sur l’assistance humanitaire. Pourtant, le niveau d’insécurité reste très élevé, et certaines régions demeurent extrêmement dangereuses. "Certaines personnes vivant sur le site sont retournées dans leurs villages, surtout pour cultiver leurs champs, puis ensuite elles sont revenues sur le site. Elles disent qu’il y a toujours des gens armés dans la région » confirme un déplacé. Le manque d’information de qualité à propos de la sécurité dans les villages décourage le retour des déplacés, ce qui fait que plusieurs de ces villages sont toujours abandonnés. Selon un sondage récent de l’UNHCR et de l’UNFPA, seuls 30% des personnes interrogées connaissaient l’état de la sécurité de leur région d’origine. De ce fait, la source d’information principale émane des rumeurs qui circulent sur les marchés ou bien des témoignages de ceux qui se sont aventurés à rentrer pour quelques temps.


Site de Gouroukoun, 17 500 déplacés


Plus de 17 500 personnes vivent dans le site de Gouroukoun, près de Goz Beida, l’une des principales bases humanitaires du Sud-Est du Tchad. Les déplacements de population massifs tels que ceux qui eurent lieu en 2006 et 2007 ont modifié les mécanismes de survie dans l’Est du Tchad. Les populations tchadiennes déplacées se sont majoritairement rassemblées dans des sites en fonction de leurs villages d’origine afin de préserver leurs structures traditionnelles et le lien avec leurs chefs.


"Nous savons que tout le monde parle de rentrer maintenant. Mais cela ne se fera qu’à condition que la sécurité soit assurée. S’il n’y a pas de sécurité, nous ne rentrerons pas. Nous avons besoin de protection et que les tribus soient désarmées, nous avons besoin de reconstruire nos maisons et nos écoles, et de mesures qui viendraient compenser nos pertes » affirme l’un des leaders du site de Gouroukoun.


Dans le but d’assurer la protection et d’atténuer la pression sur les ressources naturelles autour de Goz Beida, le gouvernement du Tchad, au travers d’une initiative menée par le gouverner du Dar Sila, a présenté son projet de « Villagisation » pour les populations déplacées, un programme qui s’inscrit sur le long terme. Il vise à réinstaller les déplacés en provenance des régions les plus isolées dans de nouveaux villages situés à proximité des principales villes, où le gouvernement sera à même de garantir leur sécurité et où il pourra plus facilement intervenir pour garantir leurs besoins fondamentaux.


Le gouvernement du Tchad reconnaît qu’il manque des capacités techniques pour assurer l’assistance directe nécessaire à la réinstallation, notamment en matière d’eau, de santé d’éducation, et a donc fait appel à l’assistance technique des ONGs afin de garantir l’accès à ces services. Toutefois, ce projet n’a pas été débattu avec les déplacés et la communauté humanitaire craint que les autorités nationales n’accélèrent le processus de retour, ce qui entraînerait une mauvaise organisation du projet et en accentuerait la dangerosité, tant du point de vue des infrastructures que du point de vue de la gestion des ressources naturelles. De plus, le dialogue intercommunautaire doit être fortement renforcé par le gouvernement ainsi que les autorités traditionnelles dans la mesure où la région où devrait débuter le projet de « Villagisation » est également peuplée de groupes ethniques extrêmement divers.

La redaction ACTUTCHAD 

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 10:28

Le ministre du Pétrole et de l'Energie Mahamat Nassër Assane a réceptionné officiellement ce lundi à N'Djamena, la capitale tchadienne, un don de matériels électroniques d'une valeur de plus d'1 milliard de F CFA (2 millions de dollars US), offert par la République Populaire de Chine, a appris la PANA. Le don est composé de 30 groupes électrogènes dont la puissance totale est estimée à 3,7 mégawatts, de 23 km de câbles électriques et bien d'autres lots de matériels.

Selon le ministre, ces matériels vont servir à la Société Tchadienne d'Eau et d'Electricité (STEE) à faire face aux multiples difficultés dans la distribution d'eau et d'électricité. "Le Tchad comme tous les pays de la zone éprouve d'énormes difficultés à satisfaire le besoin de la population en eau ou en électricité. Ces matériels viennent au bon moment pour renforcer les efforts déjà consentis dans le secteur par le Chef de l'Etat", a indiqué M. Nassër

Pour sa part, l 'Ambassadeur de la République Populaire de Chine au Tchad Wung Yung a précisé que ces matériels viennent concrétiser l'engagement de son pays à soutenir les effort du gouvernement tchadien dans la modernisation urbaine.

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 21:18

Du 12 au 20 juin 2009, les locaux des facultés d’Ardepdjoumal ont accueilli l’exposition du peintre Dounia Tog-Yangar. « L’historiographie picturale des Grandes figures Afro », c’est par ce thème que l’artiste a voulu présenter ses 20 œuvres aux étudiants et quelques amateurs des beaux-arts que compte la ville de N’Djaména.
 
Ce vendredi 12 juin, c’est des étudiants ébahis qui assistent au déballage des tableaux que Dounia et son équipe exposent sur des chevalets dans la cour de la faculté de droit et sciences économiques. Pour la plupart, c’est une première à l’université de N’Djaména. Si pour certains, ils reconnaissent le portrait d’un Mandela, d’un Barack Obama, ou de Bob Marley, pour les autres, ces portraits restent inconnus. Une grande majorité sera étonnée quand l’artiste présentera parmi ses œuvres le portrait de Joseph Brahim Seid, premier écrivain, premier licencié et premier juriste tchadien. Reine Anna Zinga d’Angola, Reine Bérénice d’Alexandrie en Egypte (58 av J.C.), Reine de Saba, Princesse Nyamega de l’actuel Burkina Faso…voilà les quelques portraits qui marquent le point de départ des 20 œuvres que compte l’exposition picturale du peintre Dounia Tog-Yangar. C’est l’histoire de ces reines africaines que le peintre a voulu matérialiser.
 
Très touché par l’œuvre poétique de l’écrivain et journaliste mauricien Edouard Maunick, Dounia Tog-Yangar a eu l’idée de peindre les grands hommes du monde noir. Si Edouard Maunick, Cheik Anta Diop, et Adama Ba Konaré ont utilisé leurs plumes pour vanter les prouesses des vaillantes figures du monde noir que l’occident a voulu occulter, le peintre Dounia Tog-Yangar se sert de son pinceau pour rappeler à la nouvelle génération qu’à travers ces images, elle peut trouver des repères. Par le vernissage des œuvres sur les grandes figures afro, l’artiste vise à les faire connaître au grand nombre. « Je m’érige en faux contre la falsification de l’histoire contemporaine de l’Afrique. Nos ancêtres n’avaient-ils pas eux-mêmes gravé leur histoire dans les grottes du Tibesti et les pyramides d’Egypte ? ». C’est par ce propos que l’artiste défend son choix.

Pour le doyen de la Faculté des lettres et des sciences humaines, cette exposition est une grande première. Cet événement coïncide avec l’ouverture très prochaine du département des beaux-arts, ce qui permettra aux étudiants de déjà se familiariser avec des œuvres d’arts et, il espère que sa faculté multipliera ces genres d’activité.

Pour Habiba Sahoulba, une enseignante au département des sciences économiques, les étudiants doivent trouver en ces grandes figures des orientations. « Nos étudiants doivent arrêter de se focaliser dans des carcans ethniques familiaux et même religieux et apprendre à connaître ces grands hommes pour converger leurs actions dans des buts plus vertueux, c’est en cela que cette exposition trouvera son originalité. »
 
Innocent Simo

Source: http://www.lavoixdutchad.com/
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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 14:46

Certain (E) S ont conservé le ticket du jubilé de Toko, le 19 mai 1996, à Valenciennes. Ce jour-là, Nungesser a vu débarquer quelques-uns des meilleurs footballeurs du moment : George Weah, Raï, Roger Boli, Bernard Lama, Valdo. Des amis du Tchadien, des anciens de VA, l'équipe du PSG venue avec la Coupe de France tout juste décrochée... Un après-midi plein d'émotions.Toko n'a passé qu'une saison à Valenciennes, mais il y a laissé une trace indélébile dans le coeur des supporters: trente-cinq matchs, douze buts, de l'enthousiasme à revendre. Cette saison-là, VA termine huitième de première division. Toko est l'un des artisans de ce bon classement. Lui-même garde un souvenir ému dans un contexte pourtant pas si simple.


« Il n'y avait pas beaucoup d'argent. On faisait les déplacements en voitures particulières, en bus, en train, en métro... Mais il y avait une ambiance extraordinaire. VA a été un tremplin pour moi, pour aller au PSG. A Valenciennes, on était une équipe amateur qui jouait avec l'élite . » Le footing dans le froid, en forêt de Raismes, l'avant-centre rapide et précis qu'il fut n'a pas oublié. Pas plus que l'importance accordée par Wilczek à la condition physique. « Cela m'a servi au PSG : pendant les deux premières années, j'avais une forme extraordinaire. » Nambatingue Tokomon Dieudonné était arrivé du Tchad en 1974 pour porter les coAuleurs de l'US Albi. Une petite année, puis direction Nice, pour trois saisons de plaisir. « C'est un club pour lequel je pourrais encore m'investir aujourd'hui », assure Toko. Puis, ce sera un passage à Bordeaux, moins concluant, à Strasbourg pour une année, VA dans la foulée et l'explosion au PSG : 171 matchs, 43 buts dont quelques-uns d'anthologie. A commencé par sa superbe reprise de volée en 16es de finale de Coupe d'Europe face à Sofia.


De quoi se forger une réputation de moteur qui lui colle à la peau lorsqu'il décide de mettre un terme à sa carrière, le 13 mai 1986 précisément. Blessé, il ne s'était pas remis. « Francis Borelli m'a proposé de revenir au PSG pour des missions ponctuelles : superviser des joueurs, notamment dans les pays du Nord. » Titulaire du BE2, Toko a ensuite entraîné les jeunes du PSG, puis il fut adjoint de la troisième division avant d'assister Luis Fernandez. Peu de mots sur les vagues qui, depuis tant d'années, chahutent le club de la capitale et l'ont, en 1998, avec l'arrivée du président Perpère, guidé vers la sortie. Une autre vie a alors commencé pour Toko, d'autres envies aussi, comme celle de dénicher des talents dans son pays. « Il y a des joueurs de valeur en Afrique. Il faut aller les chercher. Les clubs français peuvent trouver des talents là-bas ».


Aujourd'hui, Toko vit à Rome où travaille sa femme. Ils y élèvent leur petite famille. Mais celui qui fut l'un des emblématiques joueurs du Tchad revient régulièrement en France et adore son job, superviser des équipes. Il lui était impossible de déconnecter du monde du football. Toko n'hésiterait donc pas longtemps à sauter dans un avion pour venir bosser à Valenciennes, Strasbourg ou Nice : « Je veux bien superviser les matchs, les joueurs, les adversaires... Dans ces clubs où j'ai aimé jouer, je serais heureux de m'investir pleinement. » Un appel du pied... •

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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 13:28

Structures temporaires construites par des personnes déplacées arrivées récemment en 2007 dans la région de Goz Beida, dans l’est du Tchad.

Le gouvernement et l’ONU devraient protéger les personnes déplacées internes qui rentrent chez elles dans l’est du Tchad. Les membres de groupes paramilitaires armés représentent une grave menace pour les civils qui ont fui les violences et l'insécurité, et qui retournent maintenant dans leurs villages, a indiqué Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd'hui. De nombreuses personnes qui sont retournées dans leurs régions d'origine ont été soit tuées, soit recrutées par la force dans des groupes paramilitaires ou menacées de mort par des hommes armés qui dans plusieurs cas se sont emparés de leurs terres.


Le rapport de 48 pages, « Le risque du retour : Rapatriement des personnes déplacées dans le contexte du conflit dans l'est du Tchad », documente les exactions perpétrées contre les personnes qui sont retournées dans leurs villages depuis les camps pour personnes déplacées dans le sud-est du Tchad.  Le gouvernement tchadien devrait s'employer à rétablir la sécurité dans les zones rurales où nombre des déplacés reviennent. En même temps, les Nations Unies devraient s'assurer que l'aide alimentaire se poursuit pour les personnes déplacées qui vivent dans les camps, de façon à ce qu'elles ne soient pas contraintes de cultiver des terres dans des zones non sécurisées, explique le rapport. « Les personnes déplacées qui retournent dans leurs villages d'origine sont confrontées à des menaces, des actes d'intimidation et des violences physiques de la part de groupes armés », a déclaré Georgette Gagnon, directrice pour l'Afrique à Human Rights Watch. « Le gouvernement tchadien, l'ONU et les organisations humanitaires devraient s'assurer que l'assistance aux personnes déplacées encourage des retours dans des conditions de sécurité et de dignité. »


L'opération de maintien de la paix de l'ONU dans l'est du Tchad, connue sous le nom de MINURCAT, a désigné le retour d'une « masse critique » des personnes déplacées internes dans leurs villages d'origine comme l'un des critères permettant de mesurer la réussite de la mission. Cependant, partout dans l'est à l'exception des grandes villes bien défendues, l'armée, la police et les gendarmes du gouvernement sont rarement présents. De ce fait, les personnes qui retournent chez elles ont peu de protection contre les groupes armés, qui vont des factions rebelles tchadiennes à des bandes criminelles peu organisées. Nombre de personnes qui ont tenté de rentrer chez elles ont dit à Human Rights Watch que des hommes armés s'étaient emparés de leurs biens et avaient menacé de les tuer si elles ne retournaient pas dans les camps.


La force de maintien de la paix - mandatée par le Conseil de sécurité de l'ONU pour protéger les civils dans l'est du Tchad, en particulier ceux qui rentraient chez eux et ceux qui étaient encore déplacés - a peut-être empêché une reprise des violences organisées contre les civils, mais elle s'est révélée incapable de combler le vide sécuritaire laissé par le manque d'appareil sécuritaire gouvernemental en état de fonctionnement. « Le risque du retour » décrit les mesures que le gouvernement tchadien, les Nations Unies et les gouvernements bailleurs de fonds peuvent prendre pour garantir que les personnes qui choisissent de retourner dans leurs villages puissent le faire volontairement dans des conditions de sécurité et de dignité, et que l'assistance humanitaire continue pour celles qui restent dans les camps ou dans d'autres lieux vers lesquels elles ont fui.


Nombre des personnes interrogées ont expliqué à Human Rights Watch que des rations alimentaires insuffisantes et l'impossibilité de trouver des terres arables à proximité des camps les contraignaient à s'aventurer à retourner vers des zones agricoles éloignées où l'insécurité et le banditisme rendent impossible l'intervention de la plupart des agences humanitaires. Le Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU a interrompu l'aide alimentaire aux personnes déplacées internes en 2008, mais a recommencé à fournir des rations limitées en avril 2009 à la suite d'une évaluation de sécurité alimentaire d'urgence. Mais les personnes qui sont restées dans les camps disent que cette nouvelle assistance est insuffisante pour nourrir leurs familles et qu'elles sont donc obligées de trouver d'autres sources de nourriture.


Human Rights Watch a appelé à des efforts échelonnés et prudents pour renvoyer vers leurs villages les personnes déplacées, capables de soutenir des retours spontanés ainsi qu'une assistance garantie pour les personnes qui restent dans leurs sites de déplacement, ou qui se réinstallent dans des zones plus sûres du pays. Des tensions sont également apparues entre personnes de retour et communautés n'ayant pas été déplacées, à propos d'un accès inégal à l'aide humanitaire, qui favorise en général les personnes qui ont été déplacées. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) devrait revoir les programmes d'assistance humanitaire afin de garantir qu'ils bénéficient aux civils qui ont le plus besoin d'aide alimentaire et de soins médicaux.


Le rapport « Le risque du retour » reconnaît que la protection et l'assistance des personnes déplacées internes relèvent essentiellement de la responsabilité du gouvernement. Human Rights Watch a appelé le gouvernement tchadien à exiger que les auteurs de graves violations des droits humains à l'encontre des civils - notamment les personnes déplacées retournant chez elles - rendent des comptes pour leurs crimes. « Le gouvernement tchadien, avec le soutien de l'ONU, doit renforcer la faible présence de la police dans l'est du Tchad, en particulier dans les zones où les gens rentrent actuellement chez eux », a insisté Georgette Gagnon. « Les Tchadiens déplacés internes ont les mêmes droits que tout autre citoyen, et ces droits comprennent la protection contre les bandits et les groupes paramilitaires qui règnent sur les zones rurales dans l'est du Tchad. »

Contexte

Les attaques systématiques des milices qui ont commencé dans l'est du Tchad fin 2005 ont fait des centaines de morts parmi les civils et ont forcé au moins 180 000 personnes à se réfugier dans des camps pour personnes déplacées internes, surtout au sud-est dans la région frontalière du Dar Sila. Environ 27 000 de ces personnes sont retournées dans leurs villages dans l'est du Tchad en 2008, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA). En réponse aux violences des milices contre les civils dans l'est du Tchad, le Conseil de sécurité de l'ONU a approuvé la Mission des Nations Unies en République Centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) en septembre 2007. Une force temporaire de l'Union européenne, connue sous le nom d'EUFOR, a déployé 3 300 soldats dans l'est du Tchad pour une durée d'un an ayant pris fin en mars 2009. En janvier 2009, le Conseil de sécurité de l'ONU a remplacé l'EUFOR par les forces de maintien de la paix de l'ONU, et a mis en place un ensemble de critères permettant d'évaluer la réussite de la mission et comprenant le retour des personnes déplacées internes dans leurs régions d'origine.

La redaction ACTUTCHAD

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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 11:18

La cérémonie de sortie de la 34ème promotion des attachés de justice lauréats de l'Institut supérieur de la Magistrature a été organisée jeudi au siège de l'institut à Rabat. Cette promotion comprend 134 lauréats, dont 35 femmes et 14 étrangers (5 du Yémen, 1 de la Mauritanie et 8 du Tchad). Intervenant à cette occasion, le ministre de la Justice, Abdelwahed Radi, a indiqué que la sortie de cette promotion, intervient dans un contexte particulier marqué par les réformes profondes engagées par le Royaume à tous les niveaux notamment dans le domaine de la justice.


M. Radi a relevé les missions qu'incombent à cette nouvelle promotion, notamment la consolidation de l'Etat de droit et des droits de l'homme, la promotion de l'investissement, la diffusion d'une image de marque positive sur le Maroc et ses institutions à travers l'application de la loi, la protection des droits socio-économiques des justiciables ainsi que la protection des personnes et des biens.
Le ministre a exprimé le souhait de voir cette nouvelle promotion apporter un nouveau sang au corps de la magistrature et contribuer à la bonne marche de la justice.

Pour sa part, le directeur de l'Institut supérieur de la magistrature M. Mohamed Said Bennani, a indiqué que le ministère de la justice et le conseil d'administration de l'institut oeuvrent à la modernisation du cadre organisationnel de l'institut, à la révision de ses programmes et formations.
Il a souligné que l'ISM est ouvert sur son environnement économique et social à travers l'organisation de visites de terrain à plusieurs établissements publics et entreprises privées, outre des sessions de formation et des colloques en vue d'élargir les connaissances des nouveaux lauréats.


Au terme de cette cérémonie, à laquelle ont notamment pris part le président de la Cour suprême, le procureur général du Roi près cette Cour et le secrétaire général du ministre de la justice, M. Radi a procédé à la remise de 45 Wissams royaux à des magistrats pour les services louables rendus à la patrie, en général, et la justice, en particulier.

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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 14:05

Un ex-détenu de Guantanamo à la double nationalité tchadienne et saoudienne, innocenté par un juge américain et transféré il y a une semaine au Tchad, est depuis maintenu en garde à vue par la police à N'Djamena, a-t-on appris jeudi auprès du gouvernement."On nous a balancé une personne sans aucun document, aucun papier sur lui, ni même de papier de justice. Nous ne savons pas sur quelle base juridique il a été libéré", a déclaré à l'AFP le ministre tchadien de l'Intérieur et de la Sécurité Ahmat Mahamat Bachir.


Il a expliqué que Mohammed al-Gharani, arrivé au Tchad le 11 juin, était en garde à vue à la police de la capitale tchadienne mais "pas en prison"."Nous sommes en train de mener nos propres investigations et de vérifier sa nationalité tchadienne", a-t-il assuré. Arrêté à l'âge de 14 ans par les Américains, Mohammed al-Gharani avait été innocenté par un juge fédéral le 14 janvier après avoir passé sept ans à Guantanamo.


Dans un communiqué, l'association britannique Reprieve, qui assiste des détenus de Guantanamo, se dit "consternée" par "l'incarcération inexplicable par le gouvernement tchadien du prisonnier +libéré+ de Guantanamo Mohammed al-Gharani".Elle demande qu'il soit "immédiatement remis à sa famille".


D'après cette organisation, Mohammed al-Gharani avait été "vendu à l'armée américaine à seulement 14 ans" avant d'être reconnu innocent et "enfin libéré la semaine dernière par l'administration Obama".
"Sept jours après avoir quitté Guantanamo, Mohammed est toujours détenu par la police au Tchad - sans perspective de libération", dénonce Reprieve."La détention de Mohammed va même à l'encontre de la loi tchadienne, qui n'autorise pas de maintenir quelqu'un en garde à vue plus de 48 heures sans l'inculper", affirme dans le communiqué un avocat de l'association Ahmed Ghappour.

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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 11:27

La dépouille mortelle de l'ancien chef d'Etat tchadien, le général Félix Malloum, décédé vendredi 12 juin à Paris, où il était hospitalisé à la suite d'un malaise cardiaque, sera rapatriée jeudi au pays, a appris la PANA de source officielle. Une messe de requiem, en présence des membres de sa famille et de l'ambassadeur du Tchad en France, Hissène Brahim Taha, a été organisée mercredi à Paris avant la levée du corps pour son rapatriement par un avion affrété par l'Etat tchadien, a précisé la même source.

Le général Félix Malloum Ngakoutou Bey-Ndy, âgé de 77 ans, a dirigé le Tchad de 1975 à 1979 à la tête du Conseil supérieur militaire (CSM) après le coup d'Etat d'un groupe de militaires contre le régime du premier président tchadien, Ngarta Tombalbaye.

Parti en exil au Nigeria après son éviction du pouvoir par Hissène Habré, en 1979, le général Malloum est rentré au pays en 2002 après 23 ans d'absence. A son retour, il a été promu général de Division par le président Idriss Déby Itno. Le gouvernement tchadien a décrété un deuil national de dix jours depuis samedi dernier et a prévu l'organisation d'obsèques nationales.
 

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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 11:30

LA HAYE (AFP) La Cour pénale internationale (CPI) a ordonné lundi le jugement de Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC), pour cinq chefs d'accusation dont crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis par sa milice en République centrafricaine. "La chambre préliminaire II a conclu qu?il y avait des preuves suffisantes donnant des motifs substantiels de croire que Jean-Pierre Bemba Gombo est pénalement responsable, pour avoir effectivement agi en qualité de chef militaire", des crimes de meurtre, viol et pillage, indique la CPI dans un communiqué. M. Bemba va être jugé pour meurtre constituant un crime de guerre et un crime contre l'humanité, pour viol constituant un crime de guerre et un crime contre l'humanité, et pour pillage constituant un crime de guerre, précise la CPI.


Jean-Pierre Bemba, 46 ans, avait comparu devant la CPI du 12 au 15 janvier lors d'audiences de confirmations de charges concernant des exactions commises par sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC), en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003. "M. Bemba était au courant des crimes (commis) durant les cinq mois de l'intervention", a estimé la chambre dans son jugement.


La Chambre préliminaire a cependant refusé de confirmer que Jean-Pierre Bemba était "pénalement responsable" de torture et d'atteintes à la dignité de la personne, comme l'avait réclamé l'accusation. Jean-Pierre Bemba Gombo, ressortissant de la RDC, président et commandant en chef du MLC, avait été arrêté le 24 mai 2008 à Bruxelles par les autorités belges en exécution d'un mandat d'arrêt délivré par la CPI. Il avait été remis à la Cour et transféré à son siège le 3 juillet 2008.


Lors des audiences de confirmation des charges, ses avocats avaient exclu toute responsabilité de l'ancien vice-président congolais dans les crimes commis par sa milice. La défense avait mis en cause le président centrafricain de l'époque Ange-Félix Patassé, que le MLC de Jean-Pierre Bemba était venu appuyer en 2002-2003 pour contrer un coup d'Etat. Selon la défense, qui avait demandé un non-lieu, "Jean-Pierre Bemba n'est même pas complice", sa participation s'étant selon elle exclusivement limitée à la mise à disposition de ses soldats pour "soutenir un gouvernement démocratiquement élu dans le cadre d'un accord régional africain".Jean-Pierre Bemba avait en 2006, à la tête du MLC, perdu les élections présidentielles en RDC face au président actuel Joseph Kabila. Il s'était exilé en avril 2007. Le MLC est actuellement la principale force congolaise d'opposition.

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