LE BLOG ACTUTCHAD VOUS SOUHAITE LA BIENVENUE 

Actutchad

  • : Actutchad
  • : actutchad2008@gmail.com
  • Contact

Tchad, Berceau De L'humanité

  • Actutchad

31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 19:40

photo 1355249171304-3-1Selon la justice tchadien, les membres de l'Arche de Zoé devaient payer 6,3 millions d'euros de dommages et intérêts aux familles des enfants qu'ils avaient tenté d'enlever...La cour d'appel d'Aix-en-Provence a débouté jeudi l'Etat tchadien de sa demande de dommages et intérêts auprès de Philippe van Winkelberg, le médecin de l'Arche de Zoé, a-t-on appris auprès de l'avocate du praticien. «Mon client ne paiera rien», a annoncé à l'AFP Me Françoise Davideau.

 

Lors de l'audience, le 18 décembre, le Tchad, représenté par l'«Association tchadienne pour le bien-être des enfants», avait réclamé la mise à exécution de la décision au civil de la cour criminelle de N'Djamena, rendue le 12 décembre 2007. Les six membres de l'Arche de Zoé, association qui avait tenté en 2007 d'exfiltrer du Tchad 103 enfants présentés comme des orphelins du Darfour, avaient alors été condamnés à verser aux familles 6,3 millions d'euros de dommages et intérêts. Selon l'arrêt de la cour, «il résulte de la lecture de ladite décision (de la cour tchadienne, ndlr) que celle-ci ne comporte pas mention formelle de la constitution de parties civiles». Donc, si aucune partie civile n'est mentionnée, pas même le nom des enfants victimes, aucune ne peut être bénéficiaire de la décision prise, «empêchant ainsi toute exécution».

Les 6,3 millions d'euros ne seront pas payés

«Ce qu'on a toujours soulevé, à savoir que les formes légales n'ont pas été respectées dans le procès à N'Djamena, a été confirmé par la cour d'appel», s'est réjoui jeudi Me Davideau, se félicitant que les juges aixois aient confirmé «en la motivant de façon plus serrée» l'ordonnance de référé rendue en première instance et datant d'octobre 2011. L'Etat tchadien avait à l'époque été débouté par le TGI de Digne-les-Bains de sa demande de 6,3 millions d'euros au médecin, le «seul qui leur (paraissait) solvable» et le seul poursuivi, selon les mots de Me Davideau à l'audience.

 

Début décembre 2012, le président tchadien Idriss Deby avait de nouveau réclamé ces indemnités. En mars 2008, le régime avait gracié les membres de l'Arche de Zoé de leur condamnation à huit ans de travaux forcés, mais la question des dommages et intérêts restait entière.Les membres de l'association ont comparu mi-décembre 2012 devant le tribunal correctionnel de Paris pour leur équipée qui avait suscité un tollé parmi les organisations humanitaires internationales. Une peine de deux ans de prison ferme assortie d'un mandat d'arrêt a été requise contre le président Eric Breteau et sa compagne Emilie Lelouch, qui se trouvent en Afrique du Sud et ont refusé de venir au procès où ils n'étaient pas représentés. Contre Philippe Van Winkelberg, un an de prison avec sursis a été requis. Le jugement sera rendu le 12 février.

Partager cet article
Repost0
22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 15:11

1_0_652479.jpgDans un entretien à l’agence vaticane Fides, Mgr Michele Russo, évêque de Doba (sud du Tchad), qui avait été contraint de quitter le Tchad après avoir critiqué la gestion des revenus pétroliers du pays, a repris ses propos. « Il suffirait de 20 jours de recettes pétrolières pour construire les infrastructures nécessaires au pays », affirme notamment l’évêque italien dont la mesure d’expulsion avait été annulée quelques jours avant Noël par le gouvernement tchadien.

 

L’évêque, qui a regagné le Tchad le 8 janvier dernier, affirme qu’il doit rencontrer bientôt le premier ministre tchadien et le ministre de la communication afin de « tirer au clair » les événements qui ont conduit à son expulsion, le 12 octobre 2012, après son homélie controversée sur la gestion des ressources pétrolières au sud du Tchad.

 

« 20 jours de recettes pétrolières pour construire toutes les infrastructures qui manquent »

 

« Je ne comprends pas pourquoi le ministère de la communication n’a pas voulu l’enregistrement de mon homélie et s’est basé sur la traduction d’un prêtre tchadien », explique Mgr Russo.« Le Tchad est parfaitement capable d’être un pays développé », explique-t-il aujourd’hui. « Il compte seulement 11 millions d’habitants ! Il suffirait de récupérer pendant 20 jours ses recettes pétrolières pour construire toutes les infrastructures qui manquent », réaffirme-t-il.

 

Et de souligner les incohérences des investissements des sociétés pétrolières : « Les compagnies pétrolières ont construit quelques hôpitaux sans médecins et sans équipements, et un stade de football à Doba, où il n’y a pas même un ballon ! Outre qu’il est inique, le contrat en matière d’exploitation du pétrole est arrivé à échéance ! Il a été étudié pour 300 puits de pétrole et aujourd’hui, on en compte 2 000 ! »

Partager cet article
Repost0
22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 15:03

photo_1.jpgTrente-huit enfants tchadiens ont été hospitalisés à la suite d'une campagne de vaccination contre la méningite organisée en décembre par le gouvernement tchadien à Gouro (extrême nord), a appris l'AFP de source officielle lundi. "Lors de la dernière phase de la campagne de vaccination organisée à Gouro (près de la frontière libyenne) du 11 au 15 décembre 2012, des réactions inhabituelles ont été constatées" chez des dizaines d'enfants, a déclaré à l'AFP le ministre tchadien de la Santé, le Dr Mamouth Nahor N?Gawara."Le ministère de la Santé publique (...) a assuré leur transfert dans deux hôpitaux nationaux de référence à N?Djamena pour une meilleure prise en charge", a ajouté le ministre de la Santé.

 

"Sept patients sur un total de 38 ont été évacués en Tunisie pour des examens complémentaires et pour une prise en charge encore plus spécialisée", a confié M. N'Gawara, précisant que "leur état de santé n'est pas inquiétant". "Certains enfants ont commencé à gémir juste après la vaccination. Ceux qui présentaient des troubles inhabituels, notamment des convulsions, ont été évacués rapidement à l'hôpital de Gouro avant leur transfert à N?Djamena", a confirmé un ancien député de la circonscription de Gouro, Ahmat Saleh Bodoumi.

 

Selon le ministre de la Santé, "le gouvernement a fait appel à des experts internationaux indépendants qui sont au travail depuis le 9 janvier, chargés de mener une investigation plus approfondie afin d'apporter des éléments de réponse". Les épidémies de méningite sont récurrentes au Tchad. "Durant les 15 dernières années, le Tchad a enregistré plus de 50.000 cas de méningite avec plus de 5.000 décès", a rappelé le ministre. C?est pour faire face durablement à cette situation que le gouvernement a lancé la campagne de vaccination contre la méningite A à N?Djamena le 11 décembre

Partager cet article
Repost0
4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 15:30
AA.jpgLe gouvernement du Québec attribue chaque année un certain nombre de bourses d'exemptions des droits de scolarité pour certains pays dont la plupart francophones. La Bourse d’exemption veut dire que les étudiants admissibles auront à payer le même montant de frais d’étude que les canadiens. Généralement, un étudiant étranger paye aux environs de 12000$ (27 crédits) par année, mais avec l’exemption, le frais annuel sera autour de 3500$ (pour 27 crédits).
L’absence du Tchad peut s’expliquer de deux façons : La première est que le Ministère de l’Éducation ignorait l’existence d’un tel programme et la deuxième c’est la négligence.

J’avais rencontré le directeur chargé du programme à l’Université de Montréal, je lui ai posé la question, pourquoi le Tchad ne figure pas parmi les pays bénéficiaires ? Il m’a répondu que le Tchad n’a pas fait de demande. En conclusion, j’ai déjà entrepris la première démarche en envoyant les documents nécessaires au Ministère de l’Éducation en Septembre dernier, et si le Ministère prétend qu’il n’a rien reçu, je voudrai maintenant par l’affiche de ce message publique, attirer son attention et celle du Gouvernement de l’importance de ce programme que le Tchad ignorait ou négligeait depuis longtemps.

Pour plus d’info : http://www.bei.umontreal.ca/bei/ds_exemption.htm ou contactez moi au : fadloullah3@gmail.com;
Fadoul Souleyman Tidjani, chercheur en Énergie Solaire à l’Universite du Québec, ETS.
Partager cet article
Repost0
4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 15:13

Khamis-Togoi-Bosquet.pngL’ensemble de l’équipe des journalistes de l’ONRTV a tenu à rendre hommage à son ancien directeur décédé de suite de maladie, le 02 janvier 2013 vers 04 heures du matin à N’Djaména. Né le 22 juillet 1941 à Faya dans le BET, Mr Bosquet est un journaliste diplômé en 1974 de l’École de Radio et Télévision française, titulaire d’une licence spécialisée en science de l’information. Il fut tour à tour directeur de l’Agence tchadienne de Presse, directeur de la Radio et de la Télévision. Plusieurs voix de la presse nationale ont tenu à lui rendre hommage.

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 13:09

arton6651.jpgDes groupes rebelles centrafricains ont pris et pillé mardi la ville minière de Bria (centre) et menacent désormais le régime de François Bozizé, qui a appelé l'armée tchadienne, arrivée mardi soir, à son secours. Après plusieurs années de relative accalmie depuis les accords de paix signés à partir de 2007, les rebelles de la coalition Séléka, qui avaient déjà attaqué Ndélé et d'autres villes du Nord la semaine dernière, ont pris d'assaut, à l'aube, Bria, ville de 30.000 habitants, dans la principale zone diamantifère du centre. Coalition de plusieurs factions, le Séléka ("alliance") menace de renverser le gouvernement du président François Bozizé, exigeant "le respect" de différents accords de paix signés entre 2007 et 2011. Ces accords prévoyaient notamment le désarmement et la réinsertion des combattants, mais un de ses membres a récemment affirmé que "rien" n'avait été fait "pour (les) sortir de la misère".

 

Cette avancée rebelle face à des Forces armées centrafricaines (FACA), en débandade, a conduit le président François Bozizé à faire appel son fidèle allié, le Tchad du président Idriss Deby, dont l'armée est rompue aux combats. Les soldats tchadiens avaient déjà aidé Bozizé lors de sa prise de pouvoir à Bangui en 2003 et étaient intervenus pour expulser les rebelles de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) de Birao, capitale du nord, fin 2010. "Des éléments de l'armée de terre tchadienne lourdement armés, à bord d'une vingtaine de véhicules, sont arrivés en milieu d'après-midi à Kaga Bandoro (centre)", selon une source militaire centrafricaine.

 

De même source militaire, ils "ont pour mission de renforcer les forces armées centrafricaines dans la contre-attaque pour reconquérir les villes tombées aux mains des rebelles". M. Bozizé "était attendu en début de soirée à Kaga Bandoro pour saluer les troupes alliées avant leur départ vers les zones occupées", de même source. D'après le Haut-Commandement militaire, les rebelles "se livrent à des pillages de magasins et sont suivis par certains habitants qui (en) profitent" à Bria.Jointe par téléphone, une habitante, Christelle Padoundji, 28 ans, affirme que "Les habitants qui le peuvent ont déjà quitté la ville. Ceux qui sont restés sont terrés chez eux.".

 

Les rebelles du Séléka ont parcouru quelque 300 kilomètres depuis Ndélé vers le sud-est pour rallier Bria. S'ils restent à distance de la capitale Bangui, située à plus de 400 km, ils font planer une vraie menace de déstabilisation du pays, la fragilité des forces armées - sous payées, peu équipées et mal encadrées - n'étant plus à démontrer. Selon des sources militaires concordantes, l'armée régulière "a opéré un repli" vers Bambari (centre sud), place forte de l'armée.

 

chair à canon

"Tel que c'est parti, seule une intervention étrangère peut sauver le régime", estimait un officier supérieur qui témoigne sous couvert de l'anonymat de l'état d'esprit qui règne au moins au sein d'une partie des troupes: "Personne ne veut servir de chair à canon", poursuit-il.. La coalition Séléka a été créée en août par trois factions rebelles dont la CPJP et la faction dissidente de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR). A Bangui, les députés ont organisé une marche pacifique sur près de dix kilomètres pour apporter leur soutien au pouvoir mais aussi demander "des négociations" avec "ceux qui ont pris les armes".

 

Pour l'universitaire Isidore Mbamo, "il faut voir dans les attaques rebelles des velléités de révolte d'une bonne partie de la population. C'est en réalité une insurrection qui prend forme progressivement et qui est loin de s'arrêter". "Il est à craindre qu'on ne revienne à la case de départ, comme en 2003 puisque les jeunes désoeuvrés, démunis, ou les ex-combattants en attente de réinsertion, peuvent être tentés de se joindre à cette sorte d'insurrection", conclut-il.

 

Le Bureau des Nations unies pour la coordination des Affaires humanitaires (Ocha) a souligné que "des centaines de personnes ont fui leur domicile" dans le nord du pays après les attaques et s'est dit "profondément préoccupé par les conséquences humanitaires". La Centrafrique était engagée depuis 2008 dans un processus de paix après des années d'instabilité, de multiples rébellions, mutineries militaires et putsch qui ont ravagé son tissu économique et social. L'actuel chef de l'Etat, le général François Bozizé, a pris le pouvoir par un coup d'Etat en 2003, avant d'être élu président en 2005, puis réélu en janvier 2011.

Partager cet article
Repost0
12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 16:14

photo_13.jpgLa journée "ville morte" lancée par une coalition d'associations et syndicats pour réclamer une meilleure distribution des richesses a été bien suivie mardi à N'Djamena, surtout dans le sud de la capitale proche de l'opposition, a constaté un journaliste de l'AFP.  Les deux plus grands lycées de la ville, le lycée Felix Eboué et le lycée Technique Commercial, n'ont pas accueilli d'élèves. Dans le sud de la ville, la plupart des magasins et échoppes n'ont pas ouvert alors que les rues étaient quasi-désertes et la circulation très faible.

 

Dans le nord de la capitale, en revanche, le mot d'ordre n'a pas été autant suivi.  Quatorze associations et syndicats ont appelé à cette journée "ville morte", déclarant dans un communiqué: "la population tchadienne voudrait exprimer clairement à nos plus hautes autorités sa soif de vouloir aussi profiter un tant soit peu des richesses issues de l?exploitation des ressources naturelles et minières communes de notre pays". "L'immense espoir tant suscité par l?exploitation de notre pétrole et surtout son raffinage sur notre territoire s'est prématurément volatilisé (. . . ) rien n?augure ne serait-ce qu?un début d?amélioration de ses conditions de vie", toujours selon le texte.

 

"Pendant que les prix des produits de première nécessité grimpent de façon vertigineuse, paradoxalement le gouvernement rompt unilatéralement les protocoles d?accord le liant aux syndicats (. . . ), tout en augmentant de façon inattendue et injustifiée les prix de certains produits pétroliers qui sont pourtant vitaux pour la survie de nos ménages", écrit la coalition. "Ces funestes mesures ont inévitablement pour corollaires des revers sociaux, financiers et économiques incalculables sur (. . . ) le quotidien de la majeure partie de la population qui croupit déjà dans une misère indescriptible", soulignent les associations.

 

Le gouvernement tchadien a annulé fin novembre les protocoles d'accord signés en 2011 avec les principales centrales syndicales, qui prévoyaient une augmentation des salaires des fonctionnaires de 115% en 2012. Les fonctionnaires sont régulièrement en grève depuis juillet.

 

Partager cet article
Repost0
12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 10:02

photo_1355249171304-3-1.jpgUne peine de trois ans de prison dont deux ferme, assortie d'un mandat d'arrêt, a été requise mardi à l'encontre du président de l'Arche de Zoé Eric Breteau et de sa compagne Emilie Lelouch, qui avaient tenté en 2007 d?exfiltrer du Tchad 103 enfants présentés comme des orphelins du Darfour.Actuellement en Afrique du Sud, les deux principaux prévenus ne se sont pas présentés à leur procès devant le tribunal correctionnel de Paris. Ils sont poursuivis pour escroquerie au préjudice de familles d'accueil et de certains bénévoles de l'association, exercice illicite de l'activité d'intermédiaire pour l'adoption et aide à l'entrée ou au séjour de mineurs en situation irrégulière. Ce dernier délit est passible d'une peine de 10 ans de prison.

 

Dans son réquisitoire, la procureur Anne Coquet les a décrits comme des "pompiers pyromanes", "épris de solutions miracle". Ils avaient été arrêtés en octobre 2007 alors qu'ils s'apprêtaient à embarquer dans un avion vers la France avec des enfants affublés de faux bandages et de pansements. Avec quatre bénévoles participant à cette opération, ils avaient été condamnés au Tchad à huit ans de travaux forcés pour tentative d'enlèvement d'enfants, peine commuée en années de prison en France, avant d'être graciés par le régime tchadien fin mars 2008. Contre les "intermédiaires" Christophe Letien, membre de l'association resté en France, et le médecin Philippe Van Winkelberg, des peines de 18 mois avec sursis et un an de prison avec sursis ont été requises.

 

La représentante du ministère public a requis huit mois de prison avec sursis contre le logisticien Alain Péligat et la journaliste Marie-Agnès Pelleran. Une amende de 700.000 euros a été demandée contre l'association, poursuivie en tant que personne morale, ainsi que sa dissolution.

 

Désastre annoncé

La magistrate est revenue sur l'illégalité de l'opération menée en dépit des avertissements adressés à Eric Breteau par le ministère des Affaires étrangères et la brigade de protection des mineurs. La "chronique d'un désastre annoncé", a-t-elle résumé, évoquant notamment l'amateurisme qui régnait dans le processus de sélection des enfants. Selon plusieurs ONG, la plupart étaient tchadiens et n'étaient pas orphelins. Si l'association présentait l'opération comme un accueil d'urgence d'enfants, la magistrate a souligné que c'était bien une "véritable rhétorique de l'adoption" qui avait été adressée aux familles.

 

Selon la magistrate, Eric Breteau et Emilie Lelouch ont "surfé sur un désir d'enfant inassouvi", estimant qu'une "notion d'achat d'enfants" apparaissait dans cette affaire. L'accueil était conditionné au versement de 1.400 euros, montant ensuite porté à 2.200 euros, pour financer l'opération. Selon Mme Coquet, plus que les deux responsables de l'association, le grand absent dans cette affaire est "l'intérêt de l'enfant". "L'enfant est considéré comme un objet de convoitise", "une marchandise", a-t-elle déploré. Dans l'après-midi, les avocats des familles parties civiles, une minorité parmi les candidats à l'accueil, se sont succédé à la barre, réclamant pour certains 20.000 euros de dommages et intérêts.

 

Le pompier Dominique Aubry et l?infirmière Nadia Merimi, qui avaient participé à l'opération et sont aujourd'hui parties civiles ont demandé chacun 100.000 euros. Condamnés au Tchad, ils estiment avoir été trompés et sont selon leur avocat des "gueules cassées de l'humanitaire" qui restent très marqués par cette affaire. Le procès doit s'achever mercredi, après les plaidoiries de la défense. Le tribunal devrait mettre son jugement en délibéré.

Partager cet article
Repost0
8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 23:25

Les dirigeants de l’union des syndicats du Tchad tiendront une conférence de le 10 décembre à Paris pour expliquer leur combat et ses difficultés. Cette conference de presse aura pour thème « Les luttes syndicales au Tchad ». Les intervenants sont :

- Michel Barka Président de l’UST
- François Djondang Secrétaire Général de l’UST

 

Cette conférence se déroulera lundi le 10 décembre à 11h au centre d’accueil de la presse étrangère à Paris (CAPE).

 

Pour plus d’information vous pouvez contacter l’organisateur :
Mahamat Assileck Halata
Tél. : 06 95 66 96 04

Ou le Contact CAPE :
Eleonora Mazzavillani
Tél. : 01 53 76 90 60
Fax. : 01 53 76 90 76



Partager cet article
Repost0
5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 14:04

imagesCAB6XVIY.jpgLe procès de l'ancien dictateur du Tchad Hissène Habré pourrait débuter ce mois-ci au Sénégal où il est exilé, a déclaré lundi Reed Brody, avocat de l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW). M. Brody a expliqué que le tribunal spécial qui doit le juger serait bientôt opérationnel.

 

Hissène Habré a été président du Tchad entre 1982 et 1990, date à laquelle il a été renversé par un coup d'Etat. En 1992, la commission tchadienne Vérité et Réconciliation l'a accusé d'être responsable d'environ 40.000 meurtres politiques. En fuite au Sénégal, Hissène Habré est parvenu pendant 21 ans à échapper à la justice en raison des réticences du Sénégal. Clément Abaifouta, qui dirige une association de victimes au Tchad, s'est dit impatient que le procès ait lieu pour pouvoir reprendre le cours de sa vie normale.

Partager cet article
Repost0