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Tchad, Berceau De L'humanité

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 14:30

Expo-Tchad-Atalante.jpgAtalante accueille mon exposition photo « Tchad : les Toubou de l’Ennedi » ce soir jeudi 29 novembre 2012 dans ses locaux de Lyon - 36, quai Arloing dans le 9ème arrondissement.

A partir de 18h30, je vous invite à venir découvrir les 16 photos 50*75 cm réalisés à l’occasion de mon reportage dans l’Ennedi faisant suite au premier vol touristique vers Faya Largeau évitant les longues heures de 4x4 depuis N’Djamena, la capitale du Tchad.

 

Au programme, des portraits Toubou, des paysages de far-west africains, des canyons, secrets, des tassilis oubliés, des gueltas providentielles...

 

Un diaporama photos permettra de compléter le magnifique panorama sur l’Ennedi.

Merci de confirmer votre présence dès que possible à Filipo Demarquet :

  • par e-mail à filipo@atalante.fr
  • ou par téléphone : 04 72 53 24 80.

Je vous attends nombreux.Et n'hésitez pas à partager l'évènement auprès de vos amis lyonnais ainsi que sur les réseaux sociaux.

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 12:11

Ngarta-pr.pngNovembre 1958, le Tchad à l’instar de plusieurs autres colonies françaises d’Afrique à amorcer la marche vers l’indépendance depuis plusieurs années déjà. Mais cette nuit du 28 novembre 1958, un vent frais borde la capitale Fort-Lamy, il transporte un parfum de liberté et d’indépendance prochaine. L’ambiance est à la fête, la place de la cathédrale est bondée de monde, les groupes de danses folkloriques rivalisent d’ardeurs dans l’exécution des pas de danse, les batteurs des tam-tams et tambours s’y donnent à coeur joie.

 

Toutes les sonorités du Tchad ou presque sont au rendez-vous, en tant normale ça serait une cacophonie insupportable. Mais pas ce soir, l’heure est à la célébration on ménagera nos tympans un autre jour. Avec l’indépendance qui pointe son nez, on aura tout le loisir de choisir sa musique sans que ces bougres de goumiers nous imposent le caprice musical du maître Nassara.

 

Cette lutte a commencé à porter ses fruits depuis que nous avons accédé au statut d’autonomie administrative relative au sein de la fédération de l’Afrique-Équatoriale française (AEF) acquisse en 1956. Et voilà que nous venons pratiquement d’acter en ce jour de 28 novembre 1958 le divorce avec la France par ce OUI massif lors de ce référendum. Ce matin en allant voté j’étais presque sûr de l’issue du scrutin, même si les expériences de bourrages d’urnes lors élections locales me hantent. Cette fois-ci l’enjeu est énorme, au point que nos politiciens suffisants et imbus de leurs personnes ont su ranger leurs égos et faire cohorte commune. On entend des Lisette Oyé, Tombalbaye Oyé, Koulamallah Oyé, Ahmat Kotoko Oyé, Kerallah Oyé, par-ci, par-là.

 

Bon je n’ai pas que ça à faire, il faut que je me dépêche pour retrouver mes compères Ngar et Annour au VD (vente à domicile) de Maman Goumsou, à cette heure-ci ils ont du prendre un sévère avantage sur moi. Les filous, on ne me l’a fait pas à moi, c’est la fête alors la célébration sera jusqu’à l’aube. Vive l’indépendance, vive le Tchad libre!

Hassana le lamy-fortain

 

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 11:17

photo_135.jpgLe site mauritanien d'information en ligne Alakhbar a publié lundi des images (photos et vidéo) du Français enlevé le 20 novembre dans l'ouest du Mali par le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), a constaté un journaliste de l'AFP. Ces images ont également été envoyées par le Mujao au correspondant de l'AFP à Bamako. L'agence Alakhbar a dans un premier temps mis en ligne deux photos de l'otage sur lesquelles il apparaît mal rasé, tête et regard baissés, vêtu d'une chemise bleue et entouré de deux hommes en armes, avec en toile de fond des inscriptions blanches en arabe sur fond noir.

 

Dans la vidéo, l'otage lit un court texte dans lequel il décline son identité et la date du jour de l'enregistrement, dimanche 25 novembre. Il y apparaît en bonne santé, affirme être "bien traité" et demande au gouvernement français d'intervenir pour sa libération. "Je m'appelle Rodriguez Leal Gilberto. J'ai été enlevé à Diéma, entre Nioro et Bamako, par le Mujao", indique le texte publié, retranscrit à partir des paroles prononcées par l'otage dans la vidéo qui doit incessamment être mise en ligne par Alakhbar, selon l'agence. Les images ont été prises dimanche, précise-t-elle.

 

"Je demande au gouvernement français de répondre rapidement à leurs revendications", ajoute-t-il, sans préciser quelles sont les revendications de ses ravisseurs du Mujao. "Je ne suis pas fautif dans cet enlèvement, c'est le gouvernement qui est mis en cause par ses actions extérieures", affirme-t-il. M. Rodriguez Leal dit placer sa "confiance" dans le gouvernement français "qui saura traiter rapidement ma situation et trouver une issue favorable". "Pour ma famille, ne vous faites pas de souci. Je suis bien traité. Je vous embrasse et je vous aime tous", conclut-il.

 

Agé de 61 ans, Gilberto Rodriguez Leal, né au Portugal mais de nationalité française, a été enlevé par des hommes armés le 20 novembre au soir à Diéma, localité située à l'est de Kayes, ville proche des frontières avec le Sénégal et la Mauritanie. Il circulait dans un camping-car et venait de Mauritanie, pays qu'il avait traversé au volant de son véhicule. "Nous revendiquons l'enlèvement du Français dans le sud-ouest du Mali près de la frontière mauritanienne", avait annoncé le 22 novembre à l'AFP le porte-parole du Mujao, Abu Walid Sahraoui, ajoutant que son groupe allait "prochainement publier une vidéo de l'otage".

 

Le nord du Mali est entièrement occupé par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), le Mujao et un troisième groupe armé islamiste, Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), qui n'interviennent que rarement dans l'ouest et le sud du pays. Ils y imposent la charia (loi islamique) avec rigueur - lapidations, amputations de pieds et de mains de prétendus voleurs, coups de fouets aux buveurs d'alcool et aux fumeurs -, détruisent des monuments religieux, et se rendent coupables d'atteintes aux droits de l'Homme contre les habitants.

 

L'enlèvement de M. Rodriguez Leal porte à treize le nombre d'otages étrangers détenus par Aqmi et le Mujao, dont sept Français. Une force armée internationale, composée de soldats africains soutenus logistiquement par des pays occidentaux, est en préparation pour intervenir, avec l'aval de l'ONU, dans le nord du Mali afin d'en chasser les groupes armés islamistes.

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 11:13

000 Par1380797 0Le porte-parole de l’Union des syndicats du Tchad (UST), Adjoua Djondang, a déclaré aux médias que l’UST a engagé des poursuites contre le gouvernement tchadien auprès du Bureau international du travail (BIT).

 

L’organisation syndicale poursuit le gouvernement pour non-respect de ses engagements pris vis-à-vis des travailleurs lors d’un accord conjointement signé par les deux parties, mais aussi pour non-respect des droits syndicaux, affectation arbitraire des responsables syndicaux en province, retenu de salaire, menaces et intimidations des leaders syndicaux, souligne le site Tchadinfos.com.

 

En agissant de la sorte, le gouvernement viole les engagements auxquels il a souscrit en signant la Charte des buts et des principes de l’OIT, affirme l’UST. Cette situation est à l’origine des mouvements de grève répétés depuis juillet dernier.

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 12:43

000 Par1380797 0Les fonctionnaires tchadiens achèvent ce vendredi 23 novembre leur huitième semaine de grève. Ils revendiquent depuis le mois de juillet l’application d’un accord portant sur les augmentations de salaires. Les différences de lecture dudit accord ont conduit à la rupture du dialogue entre gouvernement et syndicats. Mais depuis quelques jours, les parties ont accepté de discuter indirectement sans arriver à débloquer la situation.

 

Après l’échec de la médiation entreprise courant septembre par les leaders religieux, plusieurs initiatives venant de politiciens, de leaders de la société civile, ont tenté de renouer le dialogue entre le gouvernement et l’Union des syndicats du Tchad (UST).

 

Pendant toute cette semaine, on a beaucoup entendu parler de la facilitation menée le Réseau des associations de défense des droits de l’homme du Tchad (RADHT). Selon son coordonnateur, les deux parties ont évolué sur plusieurs points. « Depuis que nous avons commencé à travailler, affirme Djidda Oumar, nous n’avons pas rencontré beaucoup de difficultés par rapport à certains préalables qu’avait posés l’UST telles que l’annulation des affectations de ses membres, la régularisation des situations des contractuels. Le gouvernement également a vraiment manifesté sa bonne disponibilité et est en train d’avancer ».

 

Les syndicats rappellent toutefois qu’ils attendent un engagement ferme du gouvernement avant toute suspension de la grève. « Nous avons été échaudés par la médiation des religieux », ajoute un syndicaliste. Si rien n’est fait d’ici samedi, les travailleurs conviés à une assemblée générale vont prolonger la grève pour la neuvième semaine.

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 11:44

9951759-1-1.jpgLe Français enlevé mardi au Mali est en vie selon des informations des autorités maliennes, a déclaré jeudi le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, précisant que la revendication par un groupe djihadiste du rapt était toujours en cours de vérification.  "Nous avons eu des informations par les autorités maliennes. D'après ce qu'on peut savoir, oui", l'otage est en vie, a déclaré M. Fabius, interrogé par le groupe de médias RMC-BFM. "Il y a eu une revendication mais qu'on n'a pas pu encore vérifier. Il aurait été enlevé par un groupe de djihadistes du nord", a dit M. Fabius. "Maintenant, il faut se méfier parce qu'on ne sait pas exactement les conditions dans lesquelles cela s'est passé. On ne sait pas si c'est un groupe qui l'a enlevé pour le revendre à un autre groupe, ou si c'est directement des gens du nord", a-t-il poursuivi.

 

Dans un appel téléphonique à l'AFP, un responsable du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), l'un des groupes armés qui occupent le nord du Mali, a indiqué mercredi soir que l'otage était entre leurs mains, sans préciser explicitement si c'était son groupe ou ses alliés d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui le détenaient. Laurent Fabius a répété qu'il ne fallait pas aller dans cette région de l'ouest du Mali "parce que c'est extrêmement imprudent", même si cette zone "n'apparaissait pas jusqu'ici comme contrôlée par les terroristes".Le nouvel enlèvement porte à sept le nombre d'otages français aux mains des islamistes armés au Sahel. Six d'entre eux avaient été enlevés par Aqmi: quatre dans le nord du Niger en septembre 2010 et deux dans le nord du Mali en novembre 2011.

 

L'intervention d'une force internationale pour reconquérir le nord du Mali est-elle prévue dans quelques semaines ? "Nous n'en sommes pas là", a répondu M. Fabius. "Il faut d'abord reconstituer les forces maliennes et que les pays voisins fournissent des éléments. C'est une affaire qui relève d'abord des Africains", a-t-il rappelé, précisant que l'ONU allait "donner son feu vert début décembre". "La France essaie de faciliter la paix. La France est une puissance de paix", a-t-il dit.

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 11:24

1297961847770.jpgL’ANECA entend faire la lumière sur la mort du jeune centrafricain en 5ème année de médecine à l’Université du Tchad. Un étudiant centrafricain à l’Université du Tchad est décédé dans des circonstances encore inconnues. La mort de ce compatriote dans un pays pourtant ami comme le Tchad apparaît comme un acte de banditisme qui aurait mal tourné. Le corps du pauvre a été rapattrié par les soins de l'ambassade de RCA au Tchad. Ainsi, c'est la famille estudiantine centrafricaine qui est en deuil, car Aristide Giranone, étudiant en 5ème année de médecine à l’Université du Tchad était en bonne voie pour achever ses longues études. La triste nouvelle a aussi été accueillie avec beaucoup de remords dans la famille du jeune homme, de même qu'au sein de la population centrafricaine en général. A ce sujet, l’Association nationale des étudiants centrafricains (ANECA) entend faire la lumière sur cette affaire. Contacté par la rédaction, son président M. Fleury Pabandji s’est dit consterné par cette triste nouvelle.

 

Pour l’instant, aucune autorité ne s’est encore prononcée sur cette histoire, et encore moins, le ministre d’Etat à l’Education supérieure et aux recherches scientifiques. Pourtant, au lendemain de l’annonce de la mort de l’étudiant centrafricain en phase terminale de ses études supérieures, les étudiants de Bangui ont gardé leur calme «sur ordre du bureau de l’ANECA» dit-on. Cette dernière se réserve le droit de se prononcer sur ladite affaire avant que toutes investigations ne soient menées. D'après M. Pabandji, des contacts seront pris avec l’ambassade de la République centrafricaine auprès de la République du Tchad, d'autres démarches seront aussi menées en étroite collaboration avec l’association des étudiants du Tchad avec l’implication des étudiants centrafricains au Tchad.

 

Ce n’est pas la première fois qu’un étudiant centrafricain perd la vie au Tchad. Le dernier cas date du mois de juin 2011 où deux étudiants centrafricains auraient été tués sur le campus de l’Université du Tchad. Ces faits remontent, à la suite des évènements du km5 (en mai 2011) lorsque les corps de deux enfants avaient été découverts et que les Tchadiens en Centrafrique avaient été pris à partie. Par «vengeance» dit-on, leurs compatriotes auraient tués ces innocents étudiants.

 

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 12:32

L-acces-a-l-e.jpgPoitiers-Moundou et Initiative développement retraceront lundi huit ans d’actions menées sur ce thème au Tchad dans la ville jumelle de Poitiers. Du 17 au 25 novembre, en prenant pour thème « L'eau, un droit essentiel ! », la 15e Semaine de la solidarité internationale met l'accent sur un droit humain fondamental. Ce n'est pas par hasard que deux associations poitevines, Poitiers-Moundou et Initiative Développement ont choisi « la journée internationale des toilettes », le 19 novembre, pour proposer une conférence-débat retraçant les opérations concrètes qu'elles ont menées conjointement depuis 8 ans à Moundou, ville jumelée avec Poitiers.

 

Construire localement des compétences

Pour Initiative Développement, par les voix d'Alexandra Besnard, chargée de communication, et de Nicolas Moreau, responsable du pôle eau et assainissement, la construction de points d'alimentation en eau, en milieu urbain et dans les écoles, comme cela s'est fait à Moundou, est un point de départ qui doit être suivi d'un accompagnement des populations pour la gestion des réseaux et la promotion de l'hygiène.

 

Car si « l'accès à l'eau est le levier de tous les programmes de développement cohérents », il s'agit, par des actions de sensibilisation et d'éducation à la consommation, de modifier les habitudes et de construire localement des compétences pour que les populations parviennent à gérer elles-mêmes la distribution et l'entretien des équipements.

 

Poitiers Moundou et Initiative Développement ne manquent pas d'exemples concrets tels le partenariat avec des associations locales, comme Agir CCAG au Tchad, qui permet d'aider et de superviser les associations d'usagers, ou la mise en place de pompes à motricité humaine dans les écoles, gérées par les associations de parents d'élèves. Lors de la conférence, les problèmes et les projets mis en œuvre pour l'accès à l'eau potable et l'assainissement dans la ville de Moundou seront abordés à travers des regards d'experts.

 

« Accès à l'eau à Moundou », conférence-débat avec Poitiers Moundou et Initiative Développement, lundi 19 novembre, Maison de la Gibauderie. Entrée libre.

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 10:28

Aime-SoulembayeIl a laissé derrière lui une épouse, un garçon d'un an et des tonnes d'interrogations. Aimé Soulembaye, 43 ans, la crème des hommes selon ceux qui l'ont connu, a succombé à ses blessures par balles, infligées par un ravisseur au cours d'une prise d'otages à Dakoro, au Niger. C'était le 14 octobre, et le sort de ce Tchadien, comme celui des cinq Nigériens capturés en même temps, est demeuré nébuleux pendant près de trois semaines. Le temps que les ravisseurs, que plusieurs sources lient au Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), un groupe armé associé à Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) et implanté dans le nord du Mali voisin, réalisent qu'ils s'étaient trompés, et finissent par relâcher les survivants de leur raid raté.

 

Excusez du peu : trompés ! Trompés de cible, trompés de jour, trompés de quoi ?

Le groupe de onze hommes en armes qui a fait irruption à Dakoro, en pleine nuit, avait préparé avec soin cette opération. Ils semblent avoir espéré enlever un anthropologue italien spécialiste des Peuls bororo, habitué de la région depuis de nombreuses années. Mais celui-ci n'était pas rentré coucher à Dakoro ce soir-là. Peut-être espéraient-ils aussi se saisir de l'évangéliste occidental légèrement exalté, qui vient de temps en temps dans la région promouvoir sa version du salut. Mais lui non plus n'y était pas.

 

Les ravisseurs se sont alors rabattus sur une maison du quartier, où se trouvaient des "humanitaires". Un humanitaire, cela peut être un Occidental, après tout. Erreur. Cinq des habitants de la maison étaient nigériens, oeuvrant avec leur ONG, Befen (Bien-être de la femme et de l'enfant), dans la lutte contre la malnutrition. Aimé Soulembaye était venu participer depuis février à cette mission, associant sa propre organisation humanitaire tchadienne, Alerte Santé, dont il avait été l'un des fondateurs en 2010.

 

La porte de sa chambre était la première sur la route des ravisseurs à l'intérieur. Sans doute est-ce pour cette raison qu'il a été exposé à des tirs. Pour aller vite, une opération d'enlèvement se doit de terroriser ses victimes. Emporté avec les cinq autres occupants de la maison, Aimé Soulembaye a été enterré quelque part sur la route. Une route que le commando a parcourue ensuite, à une allure folle, pendant quatorze heures afin d'échapper aux poursuites et gagner, sans doute, le nord du Mali ou une région avoisinante.

 

Il a fallu vingt jours de négociations pour que les ravisseurs s'avisent qu'ils venaient d'enlever des musulmans, et que cela serait gênant pour les besoins de leur propagande. Il n'y a eu du reste aucune revendication, aucune de ces atroces séquences filmées. Parmi les filiales d'Al-Qaida à travers le monde, AQMI est réputée la plus riche, grâce aux rançons perçues dans sa petite industrie des otages, mais aussi la moins entreprenante au niveau militaire.

 

Cette fois-ci, quelque chose s'est grippé dans leur technique de prise d'otages. Peut-être leur a-t-il échappé que les organisations humanitaires peuvent être des structures locales. Aimé Soulembaye, en 2010, avait participé à la création d'Alerte Santé, intervenant dans la région du lac Tchad. Auparavant, il avait travaillé avec Médecins sans frontières (MSF), dans l'est du Tchad ou à N'Djamena, la capitale. Dans la région, Alima, ONG française fondée par d'ex-MSF, a mis sur pied une plate-forme pour regrouper les forces de ces nouvelles ONG créées par les cadres africains qui ont fait carrière dans l'humanitaire.

 

"A l'échelle de la planète, les lignes économiques changent, les lignes politiques changent, il faut bien que l'action humanitaire change aussi", explique Thierry Allafort-Duverger, président d'Alima. En clair, cela signifie-t-il que le temps des ONG internationales se transportant avec équipes, matériel et manières de voir à travers la planète est révolu ? La réponse est complexe. Mais un pas est franchi : "Il y a vingt ans, il n'y avait que des Occidentaux dans l'humanitaire. Aujourd'hui, il y a beaucoup d'Africains. Des cadres, des médecins, qui travaillent en Afrique ou ailleurs dans le monde. Toutes ces compétences se regroupent pour créer leurs structures dans leurs pays. On passe des "French doctors" aux "African doctors"", conclut M. Allafort-Duverger.

 

Cinq organisations participent à cette "plate-forme", d'autres suivront. Dans l'immédiat, une question grave domine. Aucune assurance n'est venue en aide à la famille d'Aimé Soulembaye. Alima lance donc une collecte de fonds pour acheter une maison et financer les études de son fils, Espoir. Il a été calculé que 110 000 euros étaient nécessaires dans un premier temps. L'association en a recueilli environ 60 000 et attend de nouvelles donations (www.alimaong.org).

 

Source:http://www.lemonde.fr/

 

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 14:04

ALeqM5jK.jpgQuatre militaires centrafricains ont été tués dans la nuit de mercredi à jeudi lors d'une fusillade qui a éclaté au sein de la force Tripartite: RCA-Soudan-Tchad, dans la région de Birao (nord).

 

Selon une source préfectorale à Birao, "Un soldat centrafricain en faction a fait obligation à un soldat tchadien qui regagnait sa base de s'arrêter, mais celui-ci a répondu par des tirs. Le Centrafricain a riposté, le blessant grièvement, et suscitant la colère de ses compagnons qui ont déclenché la fusillade qui a fait quatre morts centrafricains et deux blessés tchadiens".

 

"Les tirs ont alerté la base laissant croire que c'était une attaque", a pour sa part ajouté une source militaire à Birao, précisant que "L'intensité des tirs au cours de cette fusillade a fait fuir une bonne partie de la population de Birao vers les régions voisines et en direction de la brousse". Aucune déclaration officielle du côté des autorités centrafricaines n'avait encore été faite vendredi matin sur cet incident.

 

Confrontés à des problèmes sécuritaires à leurs frontières communes, la République Centrafricaine, le Soudan et le Tchad ont convenu de mettre en place la force Tripartie regroupant les militaires des trois pays, basée au Soudan et ayant des composantes dans des zones frontalières de la Centrafrique et du Tchad.

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