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Tchad, Berceau De L'humanité

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 15:05

La rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) a démenti formellement lundi un afflux de jihadistes soudanais et sahraouis dans le nord du Mali, y voyant une intoxication destinée à décourager une intervention armée internationale. L'arrivée de convois de combattants jihadistes du Soudan et du Sahara occidental est une information archi-fausse. Nous démentons formellement, a déclaré à l'AFP Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, l'un des responsables du MNLA vivant à Ouagadougou.

Des témoignages, confirmés de source sécuritaire malienne, ont fait état de l'arrivée ce week-end de centaines de jihadistes venus du Soudan et du Sahara occidental et prêts à se battre au côté des groupes islamistes occupant le nord du Mali depuis près de sept mois, en cas d'intervention armée internationale. Il s'agit d'une intoxication pour intimider les armées internationales qui veulent intervenir dans le nord du Mali, a poursuivi M. Assaleh. Nous reconnaissons qu'il y a depuis longtemps quelques Soudanais dans les forces du Mujao (Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest, l'un des groupes islamistes du nord), dont l'un est au commissariat de Gao (l'une des grandes villes de la région) pour l'application de la charia (loi islamique), a-t-il seulement admis.

Le MNLA, qui a lancé une offensive armée dans le nord du Mali en janvier, s'est ensuite allié aux différents groupes islamistes armés pour prendre les principales villes du nord, avant d'en être évincé par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et ses alliés. Ces informations sur l'arrivée de renforts jihadistes sont intervenues après une réunion internationale vendredi à Bamako qui a demandé au Mali de redoubler d'efforts pour faciliter l'envoi d'une force armée ouest-africaine pour reconquérir le nord, avec l'aval de l'ONU et le soutien logistique de pays comme la France et les Etats-Unis. Une source sécuritaire malienne a confirmé lundi à l'AFP à Bamako l'arrivée de nouveaux terroristes dans le nord du Mali, mais a jugé exagéré le chiffre de plusieurs centaines.

Un député de la région de Gao, Abdou Sidibé, a estimé de son côté le nombre de nouveaux venus à beaucoup plus qu'une centaine de jihadistes. Les jihadistes ont ouvert ces derniers jours une nouvelle base dans la région de Gao, dans une zone qui a une frontière avec le Burkina Faso. A Gao, c'est désormais le trop-plein. Les renforts des islamistes se sont installés là où ils n'étaient pas à l'époque, par exemple au gouvernorat de la ville, à la mairie et à l'entrée est de la ville, avec du matériel de guerre, a-t-il raconté.

Lors d'un point de presse lundi, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Vincent Floreani, a déclaré que si l'information concernant l'arrivée d'une centaine de jihadistes (...) était confirmée, ce serait une source de préoccupation supplémentaire.

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 21:26

ACMAT_Defense_Bastion_Patsas_ATV_VLRA_C.jpgRenault Truck Défense, qui va absorber le groupe Panhard (la transaction devrait être finalisée dans les prochains jours), a remporté cette année une série d’appels d’offres en Egypte pour ses blindés légers et ses camions, a indiqué un porte-parole du constructeur. « L’Egypte est un pays dans lequel nous sommes en train de nous établir. Il s’agit d’une série de petits contrats qui nous laissent espérer des choses plus intéressantes », a-t-il précisé.


L’Egypte, qui possède la première armée du monde arabe, a commandé une vingtaine de blindés légers 4X4 Sherpa Scout, ainsi qu’une vingtaine de Sherpa Light Station Wagons. Elle a également acheté plusieurs dizaines de camions blindés MIDS conçus pour les missions de maintien de l’ordre et de camions militarisés Kerax pour la logistique, a ajouté le porte-parole.


ACMAT défense, filiale de RTD basée à Saint Nazaire, a par ailleurs décroché au Tchad un contrat d’une vingtaine de véhicules Bastion Patsas, conçus pour les longues patrouilles dans le désert, a ajouté le porte-parole, soulignant que les véhicules seront assemblés en France. (AFP 18/10/12)

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 10:03

CPS_SEI12_280509115222_65.jpgLe Sénégal est prêt à juger sur son sol l'ancien dictateur tchadien, Hissène Habré, pour la dignité de l'Afrique, a réaffirmé jeudi dans la capitale tchadienne Cheikh Tidjiane Gadio, émissaire du président Macky Sall. L'ancien ministre d'Etat sénégalais des Affaires étrangères s' exprimait ainsi à la sortie d'une audience avec le président Idriss Déby Itno où les deux hommes ont également évoqué la convergence de vue de leurs deux pays sur l'unité du continent et le développement de l'Afrique.

 

Le 22 août 2012, le Sénégal et l'Union africaine ont signé un accord pour la création de chambres spéciales au sein du système judiciaire sénégalais pour poursuivre le ou les principaux responsables des crimes internationaux commis au Tchad entre 1982 et 1990.

 

L'ancien dictateur du Tchad durant cette période, Hissène Habré, accusé de milliers d'assassinats politiques et de l'usage systématique de la torture, pourrait ainsi être jugé à Dakar.

Habré vit en exil au Sénégal depuis plus de 21 ans mais n'y a toujours pas été traduit en justice. Il est également recherché par la justice belge pour crimes contre l'humanité, crimes de guerre et torture.

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 13:57

photo-copie-2.jpgCinq travailleurs humanitaires, quatre Nigériens et un Tchadien, ainsi qu'un chauffeur nigérien ont été enlevés dimanche soir dans la localité de Dakoro, dans le sud-est du Niger, a annoncé lundi à l'AFP un responsable local. "Cinq humanitaires, dont un Tchadien, et un chauffeur nigérien ont été enlevés à leur domicile vers 22H00 locales (21H00 GMT) par des hommes bien armés venus à bord de deux véhicules tout-terrain" et qui "parlaient arabe, tamasheq (langue des Touareg, ndlr) et haoussa", une langue régionale, a déclaré Abou Mahamane, secrétaire général du département de Dakoro.

 

Ils ont été "enlevés par des hommes de peau blanche et un de peau noire, parlant arabe. Le Tchadien a probablement tenté de résister et a été blessé mais il a quand même été embarqué", a indiqué de son côté une source humanitaire.

Dans un premier temps, des sources humanitaire et sécuritaire avaient seulement parlé du rapt de cinq humanitaires, dont certains travaillent pour une ONG locale.

 

Les ravisseurs "ont filé droit vers la région d'Agadez", dans le nord du Niger, frontalier du Mali, et "les forces de l'ordre ont perdu leur trace vers la zone d'Abala, à environ 300 kilomètres au sud d'Agadez, dans la région de Tahoua", a poursuivi le responsable départemental. "Des renforts sont arrivés sur place à Dakoro. Il reste encore des humanitaires africains, le site a été sécurisé par les renforts venus de Maradi et de Tahoua", a-t-il précisé. Dakoro est situé dans la zone de Maradi, capitale économique du Niger et grande ville de cette région frontalière du Nigeria, le grand pays voisin où opère le groupe islamiste Boko Haram.

 

Dans le cadre de l'aide humanitaire, "des Occidentaux séjournent souvent à Dakoro, il est fort probable que les ravisseurs étaient à leur recherche", a estimé une source diplomatique occidentale à Niamey. En septembre 2010, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) avait enlevé sept personnes dans la région d'Agadez, berceau de la rébellion touareg, parmi lesquelles Aqmi retient toujours quatre Français.

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 12:58

photo_1-copie-1.jpgLe président français François Hollande a souligné samedi à Kinshasa, en marge du 14e sommet de la francophonie, que "parler le français, c'est aussi parler les droits de l'homme", après une rencontre avec l'opposition congolaise et des ONG.


"La francophonie, ce n'est pas seulement la langue française: parler le français, c'est aussi parler les droits de l'homme, parce que les droits de l'homme ont été écrits en français", a-t-il déclaré à l'issue de ces entretiens qui se sont déroulés à la résidence de l'ambassadeur de France. "Je voulais que mon déplacement puisse être utile aux acteurs, aux militants qui font que les droits de l'homme, c'est à la fois un engagement mais aussi un risque", a poursuivi le président français qui s'était entretenu avec le président congolais Joseph Kabila dès son arrivée à Kinshasa samedi matin.


François Hollande avait jugé mardi "tout à fait inacceptable" la situation en République démocratique du Congo (RDC) "sur le plan des droits, de la démocratie, et de la reconnaissance de l'opposition". Kinshasa avait vivement et immédiatement réagi, lui suggérant de "compléter son information" pour rendre son voyage dans la capitale congolaise "très utile". A la veille de son premier déplacement présidentiel en Afrique, le président français avait également jugé que les élections qui avaient conduit à la reconduction de Joseph Kabila à la tête du pays en novembre 2011 n'avaient "pas été regardées comme étant complètement satisfaisantes".  "La démocratie ce n'est pas une leçon, la démocratie, c'est un droit et pour ceux qui sont à la tête des Etats, un devoir", a-t-il encore souligné samedi  

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 12:27

article_tchad.jpgSix membres de l'Arche de Zoé, pour certains déjà condamnés au Tchad pour leur croisade humanitaire avortée en 2007, seront jugés à Paris pour avoir tenté de faire venir en France 103 enfants présentés comme des orphelins du Darfour, a-t-on appris lundi 1er octobre auprès de leurs avocats. Les audiences se dérouleront les 3, 4, 5 et 10, 11, 12 décembre, a indiqué Me Simon Miravette avocat d'Alain Péligat, l'une des personnes mises en cause.

 

Les membres de l'Arche de Zoé avaient été interceptés le 27 octobre 2007 par les autorités tchadiennes à l'aéroport d'Abéché, dans une région frontalière du Darfour soudanais, alors qu'ils faisaient embarquer, affublés de faux pansements, 103 enfants qu'ils comptaient ramener en France. Deux mois après leur arrestation au Tchad, Eric Breteau, sa compagne Emilie Lelouch, le médecin Philippe van Winkelberg, le logisticien Alain Péligat, le pompier Dominique Aubry et l'infirmière Nadia Mérimi étaient condamnés à N'Djamena à huit ans de travaux forcés. Ils ont été transférés en France puis graciés fin mars 2008 par le président tchadien Idriss Deby.

 

La justice française poursuit aujourd'hui Eric Breteau et Emilie Lelouch pour escroquerie, aide à l'entrée et au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France et exercice illégal de l'activité d'intermédiaire en vue d'adoption. Ils encourent dix ans de prison et 750 000 euros d'amende.

 

Le médecin Philippe van Winkelberg et le logisticien Alain Péligat sont renvoyés en procès pour aide à l'entrée et au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France. La journaliste Agnès Pelleran sera, elle, jugée pour complicité d'aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers, tout comme un membre de l'association qui était resté en France, Christophe Letien, et l'association elle-même en tant que personne morale.

 

Les juges n'ont en revanche retenu aucune charge contre l'infirmière Nadia Merimi et le pompier Dominique Aubry. Ce dernier, a indiqué son avocat Me Olivier Desandre-Navarre, entend d'ailleurs se constituer partie civile en vue du procès, comme plusieurs couples français auxquels les enfants devaient être confiés.

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 17:12

1143-journal des journauxLe journal créé au Tchad pour soutenir N'Djamena Bi-Hebdo, suspendu pendant trois mois pour avoir fait état d'une pétition contre le régime tchadien, a été interdit de diffusion jeudi, a appris l'AFP auprès du procureur de la République.

"Le caractère illégal de cette parution nous a amené à interdire que ce numéro spécial soit diffusé", a indiqué à l'AFP le procureur Mahamat Saleh Idriss. "Un journal doit au préalable avoir un récépissé délivré par le parquet et une autorisation du Haut conseil de la Communication ce qui n'est pas le cas", a-t-il ajouté.

 

Le journal intitulé "C'en est assez" était une parution exceptionnelle "préparée par l'ensemble de la presse tchadienne indépendante et d'opposition, avec le soutien d'associations locales de défense des journalistes et la participation de Reporters sans frontières (RSF)", a indiqué l'organisation de défense des journalistes qui a mis le journal online: http://fr.rsf.org/tchad-jean-claude-nekim-condamne-a-un-an-18-09-2012,43405.html.

 

"Par cette initiative, ces titres de presse, qui ont suspendu pour une semaine leurs publications, visaient à protester contre les pressions politiques et judiciaires que subit Jean-Claude Nekim", directeur de publication de N'Djamena Bi-Hebdo, lui-même condamné à un an de prison avec sursis et à un million de FCFA d'amende (1.500 euros).

 

N'Djamena Bi-Hebdo, plus ancien journal d'opposition, et M. Nekim ont été condamnés pour "diffamation" le 18 septembre alors que trois leaders de l'Union des syndicats du Tchad (UST), qui ont lancé la pétition, avaient été condamnés à des peines de prison avec sursis et des amendes pour incitation à la haine raciale. Samedi, M. Nekim a été à nouveau convoqué par la police judiciaire pour avoir fait paraître une caricature traitant le procès de "piètre tragi-comédie judiciaire". Il devrait comparaître prochainement devant un tribunal.

 

Le procureur avait saisi dans la matinée les exemplaires de "C'en est assez". "Apprenant qu'il ne s'agissait pas de ce journal mais d'une édition spéciale collective, il ne s'est pas opposé à sa parution", selon RSF. Il a finalement interdit sa diffusion dans l'après-midi après consultation du contenu.

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 10:57

1143-journal_des_journaux.jpgDes journalistes tchadiens excédés ont décidé de réagir au "harcèlement judiciaire" à l'encontre du directeur du journal indépendant N'Djamena Bi-Hebdo, Jean-Claude Nekim. Depuis des années, cet homme tient à bout de bras, avec son équipe, l'une des rares publications qui osent critiquer le régime du président Idriss Déby et réclamer un Etat de droit au Tchad. Courant septembre, Jean-Claude Nekim a été condamné pour "diffamation" à un an de prison avec sursis, sans compter une amende -substantielle- de 1500 euros et trois mois de suspension de parution de N'Djamena Bi-Hebdo.


Il avait publié un extrait d'une pétition de syndicalistes contre le pouvoir. Jean-Claude Nekim était à nouveau convoqué devant la justice le 25 septembre pour "outrage à magistrat" pour avoir publié une caricature des magistrats dans son journal. Le collectif de journalistes tchadiens, avec le soutien de Reporters sans frontières et de membres de la société civile tchadienne, a lancé le 27 septembre ce numéro unique en français et en arabe, baptisé Le Journal des Journaux, et diffusé à 5000 exemplaires.

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 09:33

130bb48a-05a0.jpgLe principe d'une intervention militaire contre Aqmi (al-Qaida au Maghreb islamique) est désormais acquis. Les capitales des pays concernés travaillent activement à l'élaboration d'un scénario politico-militaire destiné à débarrasser la région de la menace terroriste. Parce qu'elle est ciblée par Aqmi, la France est à l'avant-garde de la future opération, dont l'ossature sera composée des forces de la Cédéao, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest.

 

Enlisées en Afghanistan depuis plus de dix ans, victimes de coups de rabot budgétaires qui grèvent leurs effectifs, les armées françaises ont prévenu que leur participation aux opérations extérieures se limiterait dorénavant à un cadre multilatéral. Le passé colonial de la France et la menace qui pèserait sur la vie des otages si Paris était en première ligne dans le Sahel plaident également pour la modération. «Nous voulons seulement avoir un rôle de facilitateur. Pas question d'envoyer des troupes au sol », explique un diplomate français. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a promis une «aide logistique » pour aider à résoudre la crise.

 

Des Forces spéciales françaises dans la région

Mais la France s'impatiente. Une centaine de membres des Forces spéciales françaises ont déjà été déployés dans la région. Ils devraient être prochainement renforcés, notamment par les commandos de la Marine nationale. L'aide française comprend également des avions de patrouille maritimes, qui récoltent du renseignement, et un système de surveillance basé au Niger. Selon les hypothèses envisagées, notamment à Paris, il s'agirait de former une force d'action de quelques centaines d'hommes pour reconquérir le nord du Mali, occupé depuis plusieurs mois par les groupes armés islamistes.

 

Un noyau dur de 40 hommes, un premier cercle de 200 à 400 hommes et une piétaille de 3000 à 4000 hommes forment cette nébuleuse islamiste. «Ce n'est pas la campagne de Russie», commente un bon connaisseur du dossier. «Ils sont finalement assez peu nombreux. Un millier d'hommes occupe une partie d'un État qui n'existait plus», poursuit-il. L'opération ne doit cependant pas se limiter à «donner un coup de pied dans la fourmilière puis s'en aller, prévient un spécialiste du dossier. Il faut inscrire l'action dans la durée, sinon le problème resurgira six mois plus tard».

 

Selon le quotidien el-Khabar, un journal algérien bien informé sur les questions sécuritaires, les Forces spéciales françaises entraîneraient des militaires africains en Libye. «Ce n'est pas une information qui m'étonne. Les Français ont des intérêts dans la région, en Libye comme au Niger. Mais une intervention demande de la prudence et du doigté en raison de l'enchevêtrement d'acteurs aux alliances incertaines et de l'influence de puissances étrangères qui ont leur propre agenda», estime Liess Boukra, l'ex-directeur du CAERT, un centre d'étude du terrorisme basé à Alger.

L'Algérie, qui tient à maintenir la pression terroriste hors de ses frontières - et si possible à la repousser vers les pays d'Afrique subsaharienne -, refuse toute ingérence dans le Sahel. Cette position ne l'empêche pas d'entretenir des liens ambigus avec certains protagonistes de la crise, comme les islamistes touaregs d'Ansar Dine qui contrôlent Kidal, l'une des grandes villes du nord du Mali. «Il y a un côté trouble dans l'attitude d'Alger», déplore un diplomate français.

 

Les Tchadiens en embuscade

 

Le dispositif français pourrait être renforcé pour combler les lacunes de la Force africaine d'intervention. Le Niger a annoncé son intention de fournir des troupes et le Burkina Faso ainsi que le Sénégal pourraient le suivre. Des renforts venus du Tchad, un pays où la France dispose de bases militaires, pourraient participer activement à l'opération. Mais les combattants tchadiens, aguerris au combat dans le désert, font peur à leurs voisins en raison de leur réputation de soldats incontrôlables. De leur côté, les Maliens sont divisés et leur armée détruite. Or, tout le monde sait que la Cédéao ne pourra guère jouer davantage qu'un «rôle tampon» dans cette affaire, selon les mots d'un diplomate. «Ses capacités militaires sont limitées. La Cédéao ne pourra jamais être en mesure de former le noyau dur de l'intervention.»

 

Pour épauler les Africains, la Grande-Bretagne s'est rangée aux côtés de la France. Entre les deux pays, «la coopération est excellente», confie un officier. Les Allemands et les Polonais ont promis un soutien en matière de renseignement. Les Italiens et les Espagnols, leur concours politique. Les Russes ont assuré qu'ils ne bloqueraient pas le Conseil de sécurité de l'ONU pour une opération destinée à lutter contre le terrorisme international. Les Chinois semblent partager ce point de vue. Quant aux Américains, ils ont offert leur soutien, en matière de renseignement notamment, tout en refusant le premier rôle.

 

Plusieurs étapes, difficiles à négocier, doivent encore être franchies avant le déclenchement de l'opération. Le président par intérim Dioncounda Traoré a demandé à la Cédéao d'aider le Mali à restaurer son intégrité territoriale. Un accord sur les conditions de déploiement d'une force africaine, avec un quartier général à Bamako, aurait été trouvé dimanche. Si les Maliens refusent tout déploiement de forces étrangères au Sud, Bamako a donné un discret feu vert à la reconquête du Nord. Un émissaire spécial pour le Sahel va être nommé. Le nom du diplomate gabonais Jean Ping est évoqué. Son rôle serait d'associer l'Union africaine (UA) au dossier.

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 12:44

CA5POINR.jpgLes passagers de la compagnie soudanaise qui devaient se rendre à Ndjamena mardi 18 septembre se souviendront longtemps de leur vol. Après avoir décollé de Khartoum, l'appareil est revenu se poser sur le tarmac après seulement quelques minutes de vol.

 

Depuis 48 heures les quelque 150 passagers, en majorité tchadiens, font des va-et-vient entre leur hôtel et l'aéroport. Depuis hier jeudi, ils ont décidé de ne plus quitter la salle d'attente de l'aéroport, malgré la visite de l'ambassadeur du Tchad à Khartoum.

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