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«Si ces gens [les rebelles]
sont prêts à devenir raisonnables et à sortir de la griffe des Soudanais pour devenir des Tchadiens, nous serons prêts à discuter mais pas dans les conditions actuelles.»
Le président tchadien Deby participait au sommet de Charm el-Cheikh. Il s’exprime sur la disparition d'Ibni Oumar Mahamat Saleh, et dit espérer que la commission d'enquête sur les événements des 2 et 3 février derniers déposera son rapport d'ici fin juillet. Il parle aussi de son homologue soudanais, Omar el-Béchir, et met en garde les voisins du Tchad contre les actions du numéro 1 soudanais. Ecouter
Jacqueline Moudeina : Avocate des victimes d'Hissène Habré et présidente de l'Association tchadienne pour la
promotion et la défense des droits de l'homme
«On aurait voulu que l'Union africaine, qui hier disait qu'aucun chef d'Etat africain ne serait jugé en dehors de l'Afrique, prenne à bras le corps ce dossier, c'est-à-dire opère un suivi qui permettrait aux victimes de voir Hissène Habré jugé, et assez rapidement, dans un délai raisonnable.»
Il y a tout juste deux ans, lors d'un précédent sommet de l'Union africaine, les chefs d'Etat africains avaient confié au Sénégal le soin de juger Hissène Habré, qui vit en exil à Dakar depuis 1990 et qui est accusé de crimes contre l'humanité, de crimes de guerre et de tortures. Mais depuis 2 ans, il ne s'est rien passé. Qui protège l'ancien président tchadien et pourquoi ? Par par Christophe Boisbouvier. Ecouter
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