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Les victimes d’Hissène Habré veulent accélérer la marche vers un procès de l’ancien président tchadien. Elles ont, pour cela, déposé une plainte, mardi 16 septembre, devant le procureur près la cour d’appel de Dakar. Notre correspondant, Laurent Correau, les a suivies des préparatifs du matin au soulagement de la mi-journée.
7h45, dans un hôtel du centre de Dakar.
Chambre 157 : Zénaba Borgoto Galyam se noue un
foulard noir sur la tête, en signe de deuil. « Pour moi, aujourd'hui, on dirait qu'on réveille le deuil que j'ai vécu ». Elle est la veuve de Galyam Négal, ancien
directeur du cabinet militaire de Hissène Habré, décédé en prison en 1988.
Chambre
511 : Clément Abaïfouta, président de l'Association des victimes des crimes et répressions politiques au Tchad, ajuste sa cravate et accroche ses boutons de
manchettes. « Je suis en train de me préparer pour ce grand jour, confie-t-il, aujourd'hui, nous allons déposer plainte devant le procureur contre Hissène
Habré ».
8h55, le groupe se met en marche pour le cabinet de maître Mouhamed Kébé, l’un des avocats des victimes.
Quelques minutes plus tard, cabinet de Maître Kébé.
Les avocats des victimes signent la plainte.
Jacqueline Moudeïna (présidente de l’Association tchadienne pour la promotion et la défense des droits de
l’homme), Dobian Assingar (Fédération internationale des ligues des droits de l’homme) et Clément Abaïfouta attendent le départ vers le « bloc des madeleines » où ils
doivent rencontrer le procureur général près la cour d’appel de Dakar.
10h00, entrée du bloc des madeleines. 
Contenu de la plainte: « Selon les avocats des victimes, la plainte présente le témoignage d'un
ancien de la police politique du régime tchadienne qui explique que les documents de la police politique étaient portées directement à Habré. »
Source: http://www.rfi.fr/actufr/