Le conseil de sécurité vient de proroger de douze mois supplémentaires le mandat de la MINUCART, la mission des Nations Unies en Centrafrique et au Tchad.
Dans la résolution 1861 unanimement adoptée, les membres du conseil ont aussi autorisé que la composante militaire de cette force encore assurée par l’Eufor, les troupes de l’Union européenne
passe sous commandement des Nations Unies après le 15 mars prochain. Les casques bleus vont pouvoir prendre le relais de l’Eufor, la force de l’Union
Européenne présente à l’Est du Tchad et au Nord-Est de la République centrafricaine après l’expiration du mandat de ce dernier le 15 mars prochain.
Le feu vert du
déploiement de cette composante militaire onusienne vient d’être autorisé par les membres du conseil de sécurité dans la résolution 1861. 5200 militaires
soutenus par 300 policiers pourront donc combler le vide sécuritaire que pourrait laisser le départ des troupes européennes dans la région. L’insécurité au
Soudan voisin à pour conséquences la présence de réfugiés à l’Est du Tchad et à l’Est de la République centrafricaine par ailleurs soumis aux problèmes de banditisme et de criminalité.
Les troupes européennes présentent sur place ont jusque-là pour mandat de sécuriser les camps de réfugiés soudanais et des personnes déplacées internes, protéger aussi les collectivités d'accueil
contre la violence et les persécutions et surtout faciliter le travail des humanitaires.
L’adoption unanime de cette résolution prouve que les préoccupations exprimées par les autorités tchadiennes ont été prises en compte.
Mais certains diplomates estiment que tant que le conflit au Darfour se poursuivra et que les relations entre le Tchad et le Soudan voisin resteront instables, il
y a très peu de chance d’obtenir le retour volontaire des réfugiés et des personnes déplacées présents dans les camps.Ndjaména avait par le passé opposé une
fin de non recevoir au rapport du secrétaire général qui proposait le déploiement de 6000 casques bleus au Tchad et en République Centrafricaine. Les autorités
tchadiennes avaient souhaité plus amples consultations pour arrêter un dispositif plus efficace.