actutchad2008@gmail.com
Les quelque 2.000 militaires tricolores déployés dans le pays vont donc faire leur paquetage
dans quelques mois. Lundi, lors de ses vœux, le ministre avait déjà indiqué vouloir « resserrer et toiletter le dispositif des opérations extérieures ». L’ordre vient d’en haut :« Je veux être certain que chaque soldat français aujourd’hui engagé en opération extérieure l’est bien conformément aux intérêts du pays,
exigeait Sarkozy début janvier.
Il ne s’agit pas de maintenir le déploiement extérieur de nos forces au-delà de ce qui est nécessaire, au-delà de ce qui est utile. » Une facture de 900 millions « L’intérêt du
pays » dont il est question est surtout économique.
Actuellement, 12.900 militaires sont mobilisés sur les théâtres d’opérations extérieurs, dont 3.000 en Afghanistan, autant au Tchad, 2.000 au Kosovo, 150 en Bosnie, 1.900 au Liban. Le coût de
cette présence militaire ne cesse de croître et a atteint en 2008 900 millions d’euros. Il s’agit donc, en allégeant certains dispositifs, voire en en supprimant d’autres, de réduire la
facture pour le ministère de la Défense. Pour l’heure, Hervé Morin a seulement évoqué le cas de la Côte d’Ivoire.
Les militaires français y sont déployés dans le cadre de l’opération Licorne depuis 2002, date du début des affrontements entre l’armée régulière du président Gbagbo et les troupes rebelles.
« La situation s’est stabilisée, fait-on valoir au ministère de la Défense. Dès lors, notre présence n’est plus nécessaire, surtout avec un dispositif important de 2.000
hommes ».
Un débat pour le principe Dans le cadre des nouvelles dispositions de la Constitution, le Parlement sera consulté sur la présence militaire française à l’étranger.
En clair, les décisions sont déjà prises et le débat ne devrait être que de pure forme. Et traditionnellement, l’engagement des forces françaises fait l’objet d’un large consensus politique. Le
22 septembre, un débat s’est déroulé sur le maintien de la présence française en Afghanistan.
Le Parti socialiste – hormis quelques députés – a voté contre
non pas sur le principe même de l’intervention, mais pour réclamer une « clarification » des objectifs de la coalition. Ce
débat semble clos, Hervé Morin a martelé que la France ne se retirait pas, sans envisager toutefois l’envoi de renforts à Kaboul.