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Cote d'ivoire: Le Patron de l’armée ivoirienne salue la décision de réduction des forces françaises

APA-Abidjan 


Aujourd’hui sur le terrain, a-t-il poursuivi, « nous collaborons très bien avec les FAFN (ndlr, forces armées des Forces Nouvelles, l’ex rébellion). Il n’y a aucun problème entre nous».

Le Premier ministre français, François Fillon a annoncé mercredi le retrait, dès cette année de 2.100 soldats actuellement déployés sur différents terrains d’opération en Afrique, notamment au Tchad et en Côte d’Ivoire.


S’agissant de la situation ivoirienne, Fillon a indiqué que les enjeux sécuritaires avaient perdu de leur intensité et que l’attente d’échéances électorales toujours incertaines ne justifie plus le maintien de du dispositif militaire français en l’état actuel dans ce pays.


Déployée en septembre 2002 au lendemain de la rébellion armée, qui s’est emparée de la moitié nord du pays après l’échec d’un coup d’Etat contre le Président Laurent Gbagbo, la Force licorne déployée par la France avec 4000 soldats, a vu son effectif diminuer jusqu’à ne plus compter que 1800 hommes encore sur place.


Outre les soldats de l’Opération Licorne, dans le cadre de la coopération militaire entre Paris et Abidjan, 200 soldats français sont stationnés au 43ème brigade d’infanterie et maritime (BIMA), dans la capitale ivoirienne.


D’une mission d’interposition entre les belligérants et de protection des ressortissants étrangers notamment français, la Licorne s’est muée en une force de réaction rapide au profit des casques bleus de l’Opération des nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) dont la mission vient d’être prorogée de six mois, avec la réduction de son effectif, qui est passé de 8.115 à 7.450 hommes

L’évolution « positive» de la situation constatée sur le terrain en est l’explication, selon les autorités.Le chef d’Etat major des Forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire (FDS-CI, loyalistes), le général de division, Philippe Mangou a salué mercredi, l’annonce par Paris, du retrait de plus de la moitié des soldats français déployés en Côte d’Ivoire depuis septembre 2002. « C’est une bonne nouvelle », a estimé le patron de l’armée régulière ivoirienne, « dans la mesure où cela signifie que le processus avance bien en Côte d’Ivoire et que le feu est totalement éteint ».
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