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Un quart des espèces d’antilopes du monde sont menacées d’extinction à cause de la chasse
et des dégâts que les humains font sur leur habitat depuis le Sahara jusqu’au Tibet, d’après ce qu’une étude a montré mercredi.
« Les populations d’antilopes ont diminué pour 62% des espèces, sont restées stables pour 31% d’entre elles et n’augmentent que pour une seule »
D’après une étude réalisée par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), un quart des espèces d’antilopes du monde seraient menacées d’extinction, à cause notamment de
la chasse et de la destruction de leur habitat par les hommes.
Le Springbok d’Afrique du Sud est la seule antilope dont les effectifs sont en augmentation, alors que les 91 autres espèces de gazelles et d’antilopes dans le monde voient leur population diminuer ou au mieux rester stable.
Vingt-cinq des 91 espèces d’antilopes, soit environ un quart d’entre elles, étaient qualifiées de « menacées » par une étude réalisée par des experts pour le Liste Rouge des espèces menacées publiées par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). « Le statut de plusieurs espèces s’est aggravé depuis la dernière évaluation complète de toutes les antilopes en 1996 » indique l’UICN dans un communiqué. L’UICN regroupe des gouvernements, des scientifiques et des organisations de conservation.
« La chasse non durable, que ce soit pour la nourriture ou la médecine traditionnelle, et l’empiètement des humains sur leur habitat constituent les deux principales menaces » qui pèsent sur les antilopes, a déclaré Philippe Chardonnet, co-président du groupe spécialiste des antilopes de l’UICN. « La plupart des antilopes vivent dans les pays en développement c’est pourquoi il est très important de collaborer avec les communautés locales sur le terrain dans la mesure où c’est dans leur propre intérêt de préserver ces animaux » a-t-il ajouté.
Dans le pire des cas, l’oryx algazelle a été déclaré éteint à l’état sauvage, bien que quelques sources affirment avoir aperçu un individu appartenant à cette espèce au Niger et au Tchad. Plusieurs milliers d’oryx algazelle vivent cependant en captivité. Les populations d’antilopes –qui vont de la gazelle tibétaine au Dix-dik argenté en Afrique- ont diminué pour 62% des espèces, sont restées stables pour 31% d’entre elles et n’augmentent que pour une seule –le springbok.
Le statut de six autres espèces d’antilopes était encore incertain. Le springbok a été aidé par une bonne gestion des espèces, d’après l’UICN. Cette espèce d'antilope était pourtant très prisée pour sa viande et beaucoup sont élevées dans des ranches. L’étude vient s’ajouter à une autre étude de l’UICN publiée l’an dernier et qui estimait qu’un quart de l’ensemble des mammifères de la planète étaient menacés.
La croissance de la population humaine exerce une forte pression et fait peser de lourdes contraintes sur la nature. Dans de nombreux pays, les agriculteurs transforment des terres naturelles en champs de culture tandis que les villes et les routes empiètent sans cesse davantage sur la nature. Le changement climatique constitue un problème supplémentaire et est lui aussi alimenté par les activités humaines, et notamment par la combustion de carburants fossiles, qui rejettent dans l’atmosphère de grandes quantités de gaz à effet de serre.
L’étude de l’UICN indique que l’addax, une grande antilope du Sahara, fait partie des antilopes les plus menacées d’extinction, avec une diminution de ses effectifs de 80% en vingt ans.
« La population totale est estimée à moins de 300 individus », la plupart d’entre elles vivant au Niger, d’après l’étude. Le saïga, la seule antilope européenne qui vit au Kazakhstan, en Russie et en Mongolie, est davantage menacé en Asie. Ses effectifs sont passés de 1,2 millions d’individus il y a trente ans à 50 000 aujourd’hui.
Source : http://www.actualites-news-environnement.com/