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L'ambassade des États-Unis au Soudan annonce dans un communiqué, mardi 10 mars, l'évacuation sur une base volontaire des membres de son personnel non
essentiels et de leurs familles. L'ambassade met en garde ses ressortissants contre d'éventuels débordement après l'émission d'un mandat d'arrêt contre le président soudanais. Elle prévient
qu'elle ne pourra fournir qu'une assistance limitée en cas de difficulté et qu'elle risque de fermer pour des raisons de sécurité. La CPI (Cour pénale internationale) a délivré, le 4 mars, un
mandat d'arrêt contre le président Omar Al-Bachir, pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour.
"Cette mesure est une réponse à l'expulsion par Khartoum d'organisations non
gouvernementales", explique un responsable américain sous le couvert de l'anonymat. Le Soudan a décidé d'expulser treize ONG internationales actives au Darfour et a fermé trois
organisations locales à la suite de la décision de la CPI. "Les Etats-Unis condamnent l'expulsion du Soudan des organisations humanitaires internationales [décidée] par le
gouvernement soudanais", avait indiqué vendredi le porte-parole du département d'Etat, Gordon Duguid.
Lundi soir, un véhicule avec quatre soldats de la paix (Minuad) à son bord qui revenaient d'une mission d'escorte a été la cible de tirs près d'El-Geneina, la capitale du Darfour-Ouest, près de
la frontière tchadienne. "Nous n'avons aucune information sur l'origine de l'attaque, de qui cela pouvait être (...). Ils ont ouvert le feu sans sommation. C'est une attaque qui
aurait pu être mortelle", a précisé