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NEW YORK, (Xinhua) Le service aérien d'aide humanitaire des Nations Unies (UNHAS) en Afrique de l'Ouest va cesser ses activités en raison de graves problèmes de financement, a fait savoir mardi l'ONU. La cessation des activités de l'UNHAS dans cette région va réduire considérablement les opérations humanitaires en Guinée, en Sierra Leone, au Libéria et en Côte d'Ivoire, a averti l'ONU dans un communiqué.
L'UNHAS, géré par le Programme alimentaire mondial (PAM), joue un rôle crucial dans l'acheminement de l'aide dans les régions les plus isolées. Il permet effectivement à des travailleurs
humanitaires de l'ONU et d'organisations non gouvernementales, ainsi qu'à des journalistes et autres professionnels de se rendre par avion sur le lieu d'opérations humanitaires parmi les plus
difficiles d'accès au monde.
La mission de l'UNHAS pour le Tchad connaît également des problèmes de trésorerie, avec un déficit de 92% sur son budget de 11,4 millions de dollars. Cette situation est d'autant plus
préoccupante que la mission tchadienne est censée transporter un total de 43.000 travailleurs humanitaires en 2009 au Tchad, a déclaré Mme Casella.
En ce qui concerne la mission pour la République centrafricaine, le déficit est de 83% et les financements pour le mois en cours n'ont pas encore été confirmés. La mission éthiopienne est la
seule qui dispose des fonds nécessaires pour assurer ses activités jusque fin avril.
Cela signifie que les agences humanitaires ne pourront pas atteindre les populations ayant besoin d'assistance et que les Nations Unies ne seront pas en mesure de dispenser d'aide médicale d'urgence ni de mener des opérations d'évacuation de sécurité en temps utile dans certaines de ces régions, a confié Mme Casella. En 2008, l'UNHAS a acheminé plus de 360.000 travailleurs humanitaires et plus de 15.000 tonnes de produits humanitaires dans 16 pays à l'aide de 58 charters.
Mme Emilia Casella, du PAM, a déclaré à Genève que l'UNHAS cessera définitivement ses dessertes en Afrique de l'Ouest le 20 mars. Cette décision fait suite à la suspension temporaire de ses services au Niger le 28 février, également due au manque de financements.