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Arsenal, le club anglais qui compte le plus d'internationaux français dans ses rangs, rencontre, mercredi 29 avril, en demi-finale de Ligue des champions, Manchester United, le tenant du titre. Un match attendu avec impatience par Samir Nasri, 21 ans. L'ancien meneur de jeu de l'OM justifie le choix de l'Angleterre comme tremplin pour sa carrière.
Quel regard portez-vous sur votre première saison en Angleterre ?
C'est sans doute l'une de mes meilleures saisons. Le fait de jouer dans un championnat d'une telle intensité, de disputer une demi-finale de Ligue des champions, ce sont des événements très marquants sur un plan personnel. J'ai progressé dans tous les registres : mental, physique et technique. Ma vision du jeu et mon placement ont évolué. Je parcours des kilomètres, ce que je ne faisais pas forcément à l'OM.
Vous avez été décisif dès votre premier match avec Arsenal. Comment expliquez-vous cette intégration si rapide ?
Arsenal, le club anglais qui compte le plus d'internationaux français dans ses rangs, rencontre, mercredi 29 avril, en demi-finale de Ligue des champions, Manchester United, le tenant du titre. Un match attendu avec impatience par Samir Nasri, 21 ans. L'ancien meneur de jeu de l'OM justifie le choix de l'Angleterre comme tremplin pour sa carrière. J'avais joué à l'OM et j'étais déjà international avant de rejoindre Arsenal, ce qui m'a préparé au rythme de la Premier League. Et je me suis retrouvé dans un effectif qui comptait déjà beaucoup de joueurs français ou francophones. Je me suis très vite senti proche d'Abou Diaby, Bacary Sagna, Gaël Clichy, Mikael Silvestre ou des Africains Djourou, Adebayor, Song ou Touré. Enfin, je suis quelqu'un qui marche à l'affectif. Avoir un entraîneur français (Arsène Wenger), qui m'a fait confiance dès mon arrivée à Londres, c'est un avantage énorme.
Quelles sont les chances d'Arsenal contre Manchester United, vainqueur, en 2008, de la compétition ?
Lorsque le groupe est au complet, Arsenal n'a rien à envier aux autres équipes du Big Four, Manchester United, Liverpool ou Chelsea. Nous avons battu Chelsea à Stamford Bridge, Manchester United sur notre terrain et nous avons fait deux matches nuls contre Liverpool. Le match de championnat contre Manchester est mon plus grand souvenir à l'Emirates Stadium. J'ai réussi le premier doublé de ma carrière. J'espère bien rééditer cette performance mercredi !
Le football est-il plus attractif en Angleterre qu'ailleurs en Europe ?
Les championnats anglais, espagnol et italien sont ceux qui dominent l'Europe. Ce n'est pas facile de s'imposer à 21 ans dans un grand club. A Arsenal, on travaille dans une certaine stabilité et la plupart des joueurs qui sont passés ici sont devenus de super-footballeurs. Je mentirais en disant qu'il a été facile de quitter Marseille, le cocon familial et le cocon de l'OM où j'étais le petit, formé au club depuis mes 9 ans. Mais c'était le moment de partir et Arsenal est l'endroit idéal pour parfaire mon apprentissage.
On parle souvent de l'intensité du football anglais. Le niveau d'engagement est-il très différent de ce qu'il est en Ligue 1 ?
C'est le jour et la nuit. La Premier League allie l'intensité physique et la qualité technique, alors que, dans les autres championnats, on trouve soit l'un soit l'autre. A mon arrivée, le préparateur physique du club m'a concocté un programme de musculation pour renforcer le haut du corps et tenir lors des contacts. Ici, il y a tellement d'engagement physique qu'on est obligé de mettre des coups... et d'apprendre à en mettre !
Vous avez qualifié Arsène Wenger de "mentor"...
Il marche comme moi, à l'affectif. Il est très honnête envers les joueurs, ce qui est de plus en plus rare dans le football. Certains entraîneurs font mine d'être proches lorsqu'ils ont besoin de vous et reprennent ensuite leurs distances. Pas lui. Il sait nous mettre en confiance, ce qui est important dans un effectif très jeune comme celui d'Arsenal. Il est minutieux jusqu'aux moindres détails. Il ne cesse de répéter qu'un joueur est une Ferrari, tout est question de réglages.
Lassana Diarra, aujourd'hui au Real Madrid, a lui déclaré ne rien avoir appris auprès d'Arsène Wenger ?
Lassana est un ami. Je ne jouais pas à Arsenal lorsqu'il y était, je sais qu'il n'y est pas resté longtemps. Chaque cas est différent. Je ne peux que vous parler de la manière dont les choses se passent entre le manageur et moi.
Vous êtes aussi proche de Karim Benzema et d'Hatem Ben Arfa. Devraient-ils également tenter leur chance à l'étranger ?
Ce n'est pas à moi de les conseiller, ce sont deux grands garçons. Karim est bien à Lyon. Hatem est super-doué lui aussi, mais il a eu beaucoup de pépins physiques à l'OM cette saison. Cela serait magnifique qu'Arsenal remporte la Ligue des champions et Marseille le championnat.