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Les forces gouvernementales ont remporté « une victoire nette ». Mais est-elle « décisive », comme l'affirme le régime ? L'armée tchadienne a beau avoir remporté une « nette
victoire », selon une source française, les rebelles tchadiens ne désarment pas. « Les combats
ont cessé à notre initiative, expliquait, hier matin, Mohamad Ahmed Kebir, le représentant en France de
l'UFCD, la principale composante de l'Union des forces de la résistance (UFR). Nous nous réorganisons avant de revenir à la
charge. »
La défaite des rebelles autour de la ville d'Am Dam (700 km à l'est de N'Djamena) semble pourtant indiscutable. Pick-up calcinés,
cadavres criblés de balles, douilles vides jonchent le champ de bataille que les patrouilles gouvernementales ont passé au crible pendant le week-end pour traquer les fuyards et récupérer les
corps des victimes. Le gouvernement a annoncé que 225 rebelles ont été tués et 212 capturés.
Sur les quelque 400 véhicules rebelles engagés dans la bataille, 93 auraient été détruits et 127 véhicules récupérés. « On
nous a vaincus. Si ce n'était pas le cas, je ne serais pas
prisonnier », a déclaré un officier supérieur rebelle capturé vendredi, Mahamat Hamada Béchir, le chef
d'état-major adjoint de l'UFR.
Les rebelles rescapés des affrontements de jeudi et vendredi se regrouperaient « dans le sud-est, le long de la
frontière », selon l'armée française dont les Mirage effectuent des reconnaissances aériennes pour le compte de
l'armée tchadienne.
« Ce n'est pas fini.
Nous nous regroupons, on s'occupe des blessés, on se prépare. La situation est calme ce
matin, mais vous verrez ça va reprendre », assurait, hier, un autre porte-parole des rebelles. « N'Djamena peut dire ce
qu'elle veut mais ce n'est pas terminé. »
Source : http://www.ouest-france.fr/