actutchad2008@gmail.com
L’ex-rebelle Choua Dazi est arrêté
« En quoi Dazi dérange ? », s’interroge en Une L’OBSERVATEUR qui explique que le milieu des anciens maquisards du BET (Borkou Ennedi Tibesti) est en ébullition. L’enlèvement de Choua Dazi, ancien haut responsable du MDJT de feu Youssouf Togoïmi la semaine dernière, fait des remous. Rentré grâce au concours de l’ancien président Goukouny Weddey, Choua Dazi serait insatisfait de sa part de gâteau, avance l’hebdo. « Il aurait trouvé très maigre les 120 000 000 FCFA qu’il a reçu, plus le poste de conseiller chargé de mission à la primature », complète-t-il. L’Observateur rapporte que ses proches confient qu’il serait mécontent du fait que le gouvernement refuse d’appliquer les autres points de l’accord de paix qu’il avait accepté de signer. Selon les mêmes proches, Choua Dazi a eu la maladresse de tenir des propos virulents contre le pouvoir auprès des gens dont il ignorait le vrai visage. Sur les mobiles de cette arrestation, notre confrère a interrogé une haute personnalité des services de sécurité qui déclare qu’« il s’agit d’une enquête poussée en vue d’établir des faits ». « Il aurait pu patienter. Il se croit important alors qu’il ne représente rien du tout », a suggéré la même source. L’OBSERVATEUR analyse que Goukouni serait certainement attentif au sort de Dazi pour préserver la paix dans son BET natal qu’il a réussi à pacifier après un incroyable sacrifice.
Le Nigeria expulse des Tchadiens
Le quotidien LE PROGRES nous apprend que plus de 200 Tchadiens rapatriés de Maiduguri, dans l’Etat du Bornou, Etat oriental de la République fédérale du Nigeria, se trouvent depuis le 5 novembre 2010 à la direction de la Sécurité territoriale de N’Djaména. Là-bas, explique une source policière, ces Tchadiens seront interrogés sur leur état-civil et la raison de leur séjour à Maiduguri. Selon l’un des policiers nigérians qui les a accompagnés, le capitaine Affekuro Bello, du service de l’immigration de Maiduguri, les personnes rapatriées ne détiennent aucune pièce d’identité. « On nous a arrêtés à notre lieu de travail, à Bollory Stom, où on chargeait des marchandises dans le véhicule. On nous disait seulement de monter dans le véhicule », fait observer l’un des expulsés. Signe de la longue durée de leur séjour au Nigeria (20 ans pour certains), beaucoup ne parlent aucune langue tchadienne, constate le reporter du quotidien.
Tenue du Forum sur le Lac Tchad à N’Djaména
« Le monde au chevet du Lac Tchad », titre L’OBSERVATEUR qui rapporte que le 8ème Forum mondial du développement durable sur le Lac Tchad tenu du 29 au 31 octobre 2010 à N’Djaména a réuni scientifiques, politiques et les acteurs de la société civile pour une mobilisation afin de sauver le Lac Tchad. Quatre chefs d’Etat ont pris part à ce sommet dont le succès reste indéniable, affirme l’hebdo. Les présidents hôtes étaient Me Abdoulaye Wade, François Bozizé, Goodluck Jonathan ainsi que le guide Mouamar Khadafi.
N’DJAMENA BI-HEBDO choisit le même titre, mais déplore par contre qu’il y a eu beaucoup de promesses, mais peu d’actions concrètes. Et notre confrère de rappeler que le Forum propose que la question de l’assèchement du lac figure à l’agenda international ; ensuite, il faut procéder à l’aménagement, au désensablement, à la régulation du volume de prélèvement des eaux pour l’irrigation et transférer les eaux de l’Oubangui Chari pour renflouer le Lac Tchad. Enfin, le Forum a estimé que toutes les actions ne peuvent produire les résultats escomptés si les populations riveraines ne sont pas pleinement impliquées. A lire entre les lignes, analyse le BI-HEBDO, le transfert des eaux de l’Oubangui dérange. D’ailleurs, souligne-t-il, l’invité spécial du Forum, Me Wade ne croit pas à ce projet. « Au lieu de solutions compliquées, cherchons des solutions naturelles », conseille-t-il. L’accord de principe du président Bozizé d’utiliser l’Oubangui comme réservoir, ne rassure pas, chute le journal.
Le reporter du PROGRES pour sa part, salue « la convergence sur le renflouement du Lac Tchad ». Le quotidien fait remarquer que par l’effet combiné de conditions climatiques sévères et d’activités humaines dommageables, ce joyau écologique, qui constitue depuis des millénaires, une réserve d’eau douce unique en son genre sur le continent africain, a perdu en quatre décennies, 90% de sa superficie, passant de 25 000 Km2, il y a 40 ans à moins de 2500 Km2 maintenant.
4 morts dans un conflit intercommunautaire au Kanem
LE PROGRES, citant le gouverneur du Kanem, M. Ngamaï Djari, informe qu’à Yilli, un canton du département de Wadi Bissam, dans la région du Kanem, les activités reprennent, normalement, après plus de 4 jours de tensions consécutives à un affrontement intercommunautaire ayant occasionné 4 morts et 7 blessés. Plusieurs personnes engagées dans le conflit, sont arrêtées et transférées, depuis deux jours dans la capitale N’Djaména, ajoute le quotidien.
Pourquoi le Sud-Soudan inquiète les autorités de N’Djaména
« Pourquoi le Sud-Soudan inquiète ? », s’interroge N’DJAMENA BI-HEBDO, revenant sur son article pamphlet d’il y a deux semaines. Pour le journal, ce n’est pas parce que l’indépendance du Sud-Soudan pourrait donner des idées à d’autres que le sujet énerve nos autorités, mais c’est la reprise de la guerre contre les rebelles de l’Est, précisément dans le sud-est, qui fait peur. « La perspective de l’indépendance de cette partie de notre grand voisin oriental redonnerait du souffle à la rébellion tchadienne, pas celle des Erdimi, Nouri et compagnie, mais celle dirigée par Adoum Yakhoub, qui ne s’est plus signalée depuis sa déconvenue face à l’armée au mois de mai dernier », informe le Bi-hebdo. Déby et Adoum Yakhoub se connaissent bien pour avoir été formés à la presque même école, relève-t-il, mais « à la chute de Hissène Habré, ce dernier a choisi d’aller prêter main forte aux hommes de John Garang, en pleine guerre contre le Nord. L’on raconte que l’attaque du mois de mai a été possible grâce à des soutiens sud-soudanais ». Les plus péremptoires affirment même que les armes provenaient de Juba, la probable future capitale du Sud-Soudan, laisse entendre le journal. « C’est donc ce nouvel Etat naissant qui serait le parrain de la rébellion du sud-est, la seule aujourd’hui capable de faire feu sur le territoire », conclut N’Djaména Bi-hebdo.
Un père enchaîne son fils pour désobéissance
C’est LE PROGRES qui fait écho de cette histoire pour le moins rocambolesque. Le quotidien relate que vêtu d’un caftan de couleur blanche, le visage marqué par endroits, d’écorchures en cicatrisation, un enfant d’environ 10 ans, retrouvé errant, les deux pieds enchaînés depuis trois jours, est conduit, le mardi 2 novembre 2010 devant le juge de paix du 8ème arrondissement municipal de N’Djaména. Le journal nous apprend que le père de l’enfant, un sexagénaire, l’a d’abord envoyé au centre de dressage de Toukra, pour désobéissance avérée (d’après lui), avant de le récupérer à cause de la décision du président Idriss Déby Itno de fermer ce centre, suite à un retentissant reportage réalisé par une équipe de télévision française. « Cet enfant veut ternir mon image. Je l’ai inscrit à l’école, mais il a préféré le vol et la consommation de la colle (…) Pour qu’il ne devienne pas un criminel, j’ai décidé de l’enchaîner pour l’envoyer au village, afin qu’il change (…) ». Le journal rapporte que le juge de paix, irrité, a instruit un gendarme de garder le sexagénaire, en attendant.
Walia victime des laisser-aller de l’Etat
NOTRE TEMPS constate que l’inondation de Walia dans le 9ème arrondissement de N’Djaména ne laisse personne indifférent. « Politiques, associations caritatives et municipalité, chacun est allé à sa manière pour offrir assistance aux sinistrés », relève le confrère qui insiste sur le fait que tous savaient que Walia est sur le lit majeur du Logone et du Chari mais l’Etat a laissé les populations s’installer progressivement.
Remise du prix Découvertes RFI 2010 à N’Djaména
« Claudy Siar prépare une soirée RFI à N’Djaména », titre Le quotidien LE PROGRES qui fait écho de l’arrivée le 1er novembre 2010 de l’animateur afro-caribéen de la Guadeloupe. Il est venu baliser le terrain pour la soirée de la remise du prix Découvertes RFI 2010, à l’Ougandais Maurice Kirya, le 6 novembre prochain, écrit le quotidien. Après avoir constaté l’engouement du public n’djaménois pour les émissions « Appel sur l’actualité », « Débats » et « Couleurs tropicales », Claudy Siar annonce le déplacement de leur production de l’espace Afrique Productions au quartier Moursal à l’esplanade du Palais du 15 janvier, informe le journal.
Les journaux tchadiens menacés de disparition
NOTRE TEMPS fait un constat déprimant de la viabilité des organes de presse tchadiens. D’une cinquantaine d’organes de presse officiellement déclarés, il en reste moins de dix, déplore l’hebdo qui insiste sur le fait que les dirigeants des organes qui ont survécu, s’inquiètent. « Vont-ils subir le même sort ? Comment échapper à ce destin macabre ? Quelles sont les causes de la fermeture des autres organes ? », s’interroge notre confrère. A titre illustratif, NOTRE TEMPS publie le bilan financier mensuel d’un hebdomadaire tchadien. Ce bilan montre que le total des charges courantes s’élève à 3 105 000 FCFA or le total des produits n’est que 2 215 000, ce qui donne un solde débiteur de 890 000 FCFA. Abordant cette déperdition des organes de presse, le journal s’inquiète que si on suit la tendance, dans le moyen terme, il n’en restera aucun.
Le groupe libyen LAP Green Network rachète SOTEL Tchad
« Après l’échec d’une vente, la conclusion d’un autre », titre LE PROGRES qui annonce que devant le président de la république Idriss Déby Itno et le guide de la révolution libyenne, Mouamar Khadafi, le ministre tchadien du Commerce et de l’Industrie, Youssouf Abassallah, et le président directeur général de LAP, Mohamed Taher Siala, ont signée le 1er novembre 2010, un accord de vente de 60% des actions de SOTEL-Tchad, acquises en août dernier par Mid-Cost, une société britannique. Le quotidien, citant des sources provenant des techniciens proches du dossier, informe que depuis la signature de l’accord par Mid-cost, ce dernier ne s’est pas concrètement manifesté, en versant les 45 milliards FCFA, représentant le prix des actions concédées par le Tchad. Suivant cet accord, précise le journal, le Tchad garde une minorité de blocage de 33% et réserve également 6,5% des parts au personnel. Le nouvel opérateur ne devrait, par ailleurs opérer aucun licenciement d’agent de la SOTEL, chute-t-il.
La raffinerie de Djermaya sera achevée en juin 2011
Des députés tchadiens, avec à leur tête Issa Abbas Ali, président du groupe d’amitié Tchad-Chine à l’Assemblée nationale, ont visité le 30 octobre 2010, le chantier de construction de la mini raffinerie de Djermaya, informe LE PROGRES. Ce chantier est réalisé aujourd’hui, à 70%, annonce le directeur général adjoint de la Société Nationale de Raffinage, M. Ahmat Gadam. Ce qui signifie que d’ici à juin 2011, les travaux prendront fin et les Tchadiens consommeront leurs propres produits pétroliers