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YAOUNDE, 23 février (Xinhua)-- Des rebelles du Front
démocratique du peuple centrafricain (FDPC) du général Abdoulaye Miskine ont attaqué samedi la ville de Batongofo à 500 km au Nord de la capitale Bangui, a
rapporté lundi RFI. Le leader du FDPC, selon la même source, a affirmé par la suite que 400 ex-combattants en attente de bénéficier du programme
de désarmement, démobilisation et de réinsertion abusés, auraient repris les armes.
Le ministère de la Défense de la Centrafrique a reconnu l'attaque mais dément formellement le retour de 400 combattants dans la lutte armée. L'attaque intervient deux semaines après celle des rebelles de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) contre des positions de l'armée
centrafricaine dans la nuit du 12 au 13 février 2009 dans la ville de Bossembelé à 160 km au nord- ouest de la capitale Bangui.
Le groupe réclamait aux autorités centrafricaines " l'application stricte et pleine des recommandations adoptées par tous". Le leader du FDPC
Abdoulaye Miskine et celui du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) Abakar Sabone ont signé, le 16 février, un communiqué
commun, menaçant de reprendre la guerre. "Devant le refus du général (référence à F. Bozizé) de respecter les différents accords signés, les
résolutions adoptées à Bangui au mois de décembre, le FDPC et le MLCJ, se trouvent désormais devant une situation qui ne laisse d'autres choix que de reprendre la lutte armée",
dit le communiqué.
Les deux mouvements critiquent également la nomination de Jean Jacques Demafouth au poste de vice-président du Comité de pilotage du désarmement, démobilisation et
réinsertion des ex-combattants, nomination qui est écrite dans les accords de Libreville sans leur avis.
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