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L'ONG Médecins sans frontières (MSF) a annoncé mercredi avoir reçu l'ordre du Soudan d'évacuer son personnel international du Darfour, peu avant une décision de la
Cour pénale internationale (CPI) sur un mandat d'arrêt contre le président Omar el-Béchir.
Sur son site internet, l'ONG française précise que "le gouvernement du Soudan a ordonné à MSF d'évacuer tout son personnel international d'un certain nombre de ses programmes dans l'Ouest et le
Sud Darfour le 4 mars au plus tard". MSF se déclare "inquiète du sort des populations" dans cette région de l'ouest du Soudan en proie à la guerre civile.
MSF a précisé à l'AFP qu'environ 70 personnes, des expatriés et des Soudanais non originaires du Darfour, avaient été évacués mardi de Zalingei, Niertiti, Muhajariya et Kalma. "Les raisons
invoquées par le gouvernement pour justifier cette décision concernent le fait de ne pouvoir assurer la sécurité des équipes internationales de MSF, en vue de l'annonce attendue de la Cour pénale
internationale concernant le Président soudanais", précise l'ONG.
La CPI doit annoncer mercredi si elle lance ou non un mandat d'arrêt contre Omar el-Béchir, accusé par le procureur de génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour. Après
cette évacuation, "dans certains sites où MSF est le seul acteur médical, les populations n'auront plus du tout accès aux soins", déplore l'ONG qui a cessé ses activités à Muhajariya et les a
interrompues à Niertiti, alors que des cas de méningite viennent d'être confirmés.
Une épidémie de méningite s'est également déclarée dans le camp de Kalma qui regroupe 90.000
personnes déplacées, précise-t-elle. MSF réaffirme avec fermeté que "l'association est totalement indépendante" de la CPI. "Il est crucial que l'assistance humanitaire demeure indépendante et
impartiale, afin de délivrer une aide médicale vitale aux populations qui en ont besoin", poursuit l'ONG. L'ONG Médecins du Monde (MDM) avait annoncé lundi à Paris l'évacuation
de ses équipes du Jebel Marra, dans le nord du Darfour, en l'expliquant par une "dégradation des conditions de sécurité".
Source: http://www.7sur7.be/