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Le lac Tchad, qui couvrait autrefois 25 000
kilomètres carrés et qui a été réduit à un cinquième de sa taille par la sécheresse, constitue un exemple de la coopération régionale indispensable à la survie d'un réservoir d'eau vital. Le lac
est partagé par le Tchad, le Cameroun, le Nigeria et le Niger, où l'eau a totalement disparu, ce qui entraîne des pêcheurs comme Mustapha Adamou à suivre les eaux jusqu'au Tchad, ainsi que le
montre un récent reportage vidéo de la série «L'ONU en action», intitulé Le sauvetage du lac Tchad.
D'ici à l’an 2020, près de 35 millions de personnes – le double de la population actuelle – dépendront du lac Tchad pour leur survie, selon le documentaire, et les eaux pourraient disparaître
totalement si rien n'est fait. La seule solution réside dans la coopération régionale ainsi que le promeut la Journée mondiale de l'eau, célébrée le 21 mars. Un des projets envisage de construire
un canal de 100 à 150 kilomètres pour détourner de l'eau de la rivière Oubangui, en République centrafricaine.
Cela fait des années que la Commission sur le bassin du lac Tchad appelle à un soutien international à cet effet. En attendant, des agriculteurs, comme Musa, ont vu les eaux baisser à tel point
qu'ils doivent négocier avec leurs voisins pour savoir quand ils peuvent irriguer. À l'intérieur des terres, au Sahel, en voie de désertification, le berger Adam se souvient pour sa part que sa
famille avait dû déménager lorsque l'eau est venue à manquer.
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