actutchad2008@gmail.com
PARIS (AFP) - La 33e édition du marathon de Paris a révélé dimanche un nouveau talent, Vincent Kipruto, de l'insondable école kényane de fond,
qui a remporté l'épreuve dans le temps record de 2 heures 05 min 47 sec. L'ancienne marque de référence était la propriété de son compatriote Mike Rotich, vainqueur en 2003 en 2
h 06 min 33 sec. Troisième du marathon de Reims l'an dernier, sa référence jusqu'à ce dimanche, Kipruto, 22 ans, a fait exploser dans le Bois de Boulogne un groupe d'une quinzaine de
concurrents. Il a précédé l'Ethiopien Bazu Worku (2 h 06:15.), pas encore 19 ans et vainqueur il y a un mois du semi-marathon de Paris, et un autre Kenyan, David Kyeng (2 h 06:26.).
L'Ethiopien Yemane Adhane, 4e, est également descendu ( 2 h 06:30) sous l'ancienne marque de Rotich.
"Je savais dans ma tête que je pouvais faire moins de 2 heures 06 min", a déclaré le vainqueur. Les lièvres avaient idéalement lancé la course, passant au semi-marathon (21,097 km) en 1 h 02 min 45 sec. L'an dernier, l'épreuve avait déjà permis de découvrir un grand talent, l'Ethiopien Tsegaye Kebede, médaillé de bronze aux JO quatre mois plus tard à Pékin. C'est le chemin de la découverte emprunté par les organisateurs parisiens qui ne peuvent pas lutter financièrement avec leurs collègues de Londres ou Berlin.
Chez les dames, l'Ethiopie a sans surprise dominé le champ en plaçant deux représentantes devant. Comme Kipruto, Atsede Bayisa, 22 ans, a démarré dans le Bois de Boulogne pour précéder, en 2 h 24
min 42 sec, sa compatriote Aselefech Mergia et la Française Christelle Daunay, qui a pulvérisé son record national en 2 h 25 min 43 sec. Si Bayisa a fait descendre son meilleur temps précédent de
plus de quatre minutes, Mergia débutait, pour sa part, sur les 42,195 km.
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog