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NEW YORK (Nations Unies), 22 avril (Xinhua) -- Le secrétaire général (SG) de l'ONU, Ban Ki-moon, a exprimé sa préoccupation sur l'éventualité
d'une "catastrophe humanitaire", si l'Accord de paix global qui a mis fin à la guerre civile entre le Nord et le Sud-Soudan vient à échouer. "Il n'a toujours pas été donné suite
à de nombreuses questions épineuses et primordiales se rapportant à l'application de l'Accord de paix global, or il n'est plus temps de laisser ces points en suspens. Les deux
parties vont devoir s'employer avec beaucoup de détermination à trouver des solutions acceptables dans les délais impartis, et pour ce faire, leurs principaux partenaires
internationaux doivent les aider énergiquement et de manière coordonnée", a souligné M. Ban dans un rapport remis au Conseil de sécurité de l'ONU et publié mercredi.
"Compte tenu de la catastrophe humanitaire qui se produirait si l'Accord de paix global venait à échouer, la communauté internationale doit continuer de s'employer à permettre aux
parties de l'appliquer avec succès", a ajouté le SG.Il a exhorté le gouvernement d'unité nationale soudanais à revenir sur l'expulsion de 13 organisations non gouvernementales
(ONG) internationales après la décision de la Cour pénale internationale (CPI) de délivrer un mandat d'arrêt à l'encontre du président soudanais, Omar el-Béchir, pour crimes de
guerre et crimes contre l'humanité.
Selon M. Ban, ces expulsions sont susceptibles de provoquer une crise humanitaire grave. "L'ONU collaborera avec le gouvernement et ses partenaires en vue de combler une partie des
lacunes créées en organisant des interventions d'urgence à court terme. Les capacités dont on dispose pour intervenir immédiatement sont néanmoins limitées du fait de l'ampleur
de ce qui est le plus important programme humanitaire au monde", a-t-il ajouté. En raison du retrait de ces ONG, de vastes régions du Soudan ne bénéficient plus que de très peu d'aide
dans les domaines de l'assistance humanitaire, du relèvement ou encore de la réintégration, a mis en garde M. Ban. "Si l'on ne remédie pas à cet état de fait, la situation
pourrait directement nuire aux efforts déployés pour promouvoir la paix et la stabilité dans ces régions fragiles, qu'ils'agisse de la distribution des dividendes de la paix, en
particulier dans les zones à haut risque, ou de la mise en oeuvre d'activités de réconciliation", a-t-il estimé.
Par ailleurs, le SG a jugé encourageants les progrès réalisés dans l'exécution du programme de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR). "Ce programme est en train de
prendre de l'envergure, ce qui devrait contribuer à instaurer un climat de confiance et à faire progresser l'application de l'Accord de paix global", a-t-il dit. Concernant les
élections à venir, M. Ban a invité les parties à se hater de se prononcer sur les textes de loi concernant ces élections devant encore être adoptés et à mettre la dernière main
au recensement et à la démarcation de la frontière, afin d'éviter tout nouveau retard dans la tenue des élections et la mise en oeuvre d'autres dispositions pertinentes de
l'Accord de paix global. Dans ce contexte, il a recommandé au Conseil de sécurité d'envisager de proroger le mandat de la Mission des Nations Unies au Soudan (UNMIS) pour une
nouvelle période de 12 mois, jusqu'au 30 avril 2010.