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RCA : L’armée aurait tué des civils dans le Nord

Un envoyé spécial de la BBC en République centrafricaine a récemment dénoncé des exactions qui auraient été commises par des soldats de l’armée centrafricaine dans la région de Ndélé, au Nord du pays. Jusqu’à 30 civils auraient été exécutés par les Forces armées centrafricaines (FACA) parce qu’ils les accusaient de soutenir les rebelles, alors qu’aucun affrontement n’avait été signalé dans les alentours. Alors que le processus de paix en République centrafricaine est encore dans l’impasse depuis février dernier face aux difficultés de l’application partiale des recommandations issues des assises nationales de décembre, ce sont les forces armées centrafricaines qui sont aujourd’hui accusées d’exactions dans le Nord du pays.


Un envoyé spécial de la BBC a récemment signalé que près de 30 personnes civiles avaient été tuées par des soldats de l'armée centrafricaine dans la région de Ndélé, au Nord du pays
. D'autres exactions perpétrées contre des civils sont attribuées aux forces gouvernementales et aux rebelles, alors que près de 18 000 Centrafricains se sont déjà réfugiés au Tchad voisin. L’envoyé spécial de la BBC a expliqué que ces exactions avaient été commises dans le mois de février, plusieurs semaines après que des combats aient éclaté entre les forces armées centrafricaines (FACA) et les rebelles qui n'avaient toujours pas donné de nom à leur mouvement à cette époque. Des éléments FACA, qui pourraient faire partie de la garde présidentielle, ont exécuté une vingtaine de personnes, des civils, dans le village de Sokumba, à environ 70 kilomètres de la frontière tchadienne.

Selon les témoignages recueillis dans la région, les soldats auraient accusé les villageois de soutenir les rebelles. Ils les auraient regroupés sous un manguier avant de les exécuter, alors qu'aucun rapport ne faisait état de combats dans le village et aux alentours ce jour-là. Les FACA auraient également tué une dizaine de personnes dans deux autres villages. Le chef de la division «Droits de l'homme» du bureau des Nations unies à Bangui, Renner Onana, a confirmé ses exactions, qui selon lui, sont commises par les deux parties, les rebelles et l'armée gouvernementale.

Source:
http://www.gaboneco.com/
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