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Pendant que le pouvoir
est à la recherche de la paix, la vraie entre tous les fils de Toumaï, seule condition sine qua none pour un développement durable d'un pays aussi misérable comme le Tchad, certains individus
posent des actes que l'on qualifierait d'actes de sabotage tendant à créer une psychose au sein de la population et inciter certains Tchadiens à opter pour la voie des armes. L'exemple patent est
celui d’Adoum Moussa Bokassa, chauffeur à la Banque Commerciale du Chari (BCC) qui a passé deux semaines dans les geôles de l'ANS. Arrêté selon lui, sans raison valable, il a été sauvagement
tabassé par les agents de cette Agence de sécurité nationale. Suivons son témoignage :
C’était un mardi 04 décembre 2007, j'ai reçu le coup de fil d’un certain Ratib, agent de l'ANS. Quand j'ai demandé de savoir les raisons de
cette invitation, celui-ci m'a répondu qu'ils ont arrêté des Arabes nomades ayant sur eux beaucoup d'argent et que ma présence est nécessaire. J'ai donc répondu que je n'ai rien à voir avec
l'argent des Arabes. Je lui ai ensuite dit que pour le moment, je suis en deuil et dès que j'aurai fini avec le deuil, j'irai le voir au bureau. Après notre entretien, j'ai quitté pour la
pharmacie Sao pour me procurer des médicaments. Arrivé à la hauteur de la pharmacie, j'ai été intercepté par un véhicule. Six personnes y sont descendues pour me contraindre de monter. L'un d'eux
m'a giflé et l'autre m'a pris au collet. J'ai opposé une résistance. Cela a duré une bonne trentaine de minutes. Il y avait un monde fou qui suivait cette scène.
Comme ils étaient nombreux, ils ont réussi à m'introduire de force dans leur
véhicule. Le véhicule a amorc é un tour pour passer devant la
BCC. Là, ils m'ont dit que cette banque, je ne la verrais plus. Arrivé à l'ANS, ils m'ont enchaîné. Les six personnes se sont mis à me frapper avec des câbles. Après m'avoir sauvagement rossé,
ils m'ont jeté dans une cellule où j'ai passé une semaine. J'avais un seul repas par jour, précisément à quatorze heures. Après une semaine de prison, le patron de l'ANS a demandé à ce qu'on me
fasse sortir de la cellule. Il m'a soumis à un interrogatoire tout en me traitant d'esclave, d'âne etc. Il m'a dit que j'utilise le nom de Zenab Touer et son nom à lui pour faire mes affaires.
Après m'avoir copieusement insulté, il a donné l'ordre qu'on me ramène dans ma cellule où je devrais encore passer une semaine. Avant cela, le DG de l’ANS a appelé depuis la France une certaine
Zenab Touer. J'ai alors tout de suite réalisé que tout mon malheur venait de cette femme. Mahamat m'a ensuite fait comprendre que c'est lui qui m'a arrêté et que c'est lui qui me libérera. Une
semaine après, Mahamat Ismaël me fait venir dans son bureau. C'était pour me libérer, cela sous pression de la famille présidentielle. Mais avant de me libérer, il m'a dit de ne pas raconter tout
ce qui s'est passé. Dans le cas contraire, il me tuera. Depuis, j'ai pris peur. Je ne sors presque plus. Ma libération, c'est grâce au président de la République et la première dame.
Après deux semaines de prison, Déby a été saisi et a ordonné qu'on me libère. Une occasion pour moi de lui dire merci. Il faut dire que certaines choses qui se passent telles des arrestations arbitraires, des tueries et autres exactions sont opérées à l'insu de Déby. Il y a des gens qui, au nom du président, font n'importe quoi. Présentement je ne suis pas en sécurité car Mahamat Ismaël a promis me tuer si je divulgue cette nouvelle.»
NDRL : Aux dernières nouvelles, le pauvre ne s’alimente presque plus depuis
quatre mois. Après avoir fait l’écographie de ses reins. Un des reins porte de kyste. Ce qui nécessite un soin poussé et dans une structure spécialisée. Si rien n’est fait, M. Bokassa risque de
passer de la vie à trépas.
Source: http://www.lavoixdutchad.com/