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Gabon: Omar Bongo hospitalisé en Espagne

Selon une dépêche de l’Agence France presse (Afp) parvenue notre rédaction, le président gabonais, Omar Bongo Ondimba, 73 ans dont 41 au pouvoir, est hospitalisé à la clinique Quiron à Barcelone en Espagne. Il y serait interné depuis une dizaine de jours et reçoit un traitement médical contre un cancer intestinal dont il serait atteint. La présence en terre ibérique du doyen des chefs d’Etats africains a été confirmée par Miguel Angel Moratinos, le ministre espagnol des Affaires étrangères.


Des sources proches du pouvoir gabonais ont indiqué que ces derniers jours, le président Bongo avait subi une intervention chirurgicale. Mais les membres de son entourage qui l’accompagnent, dont sa fille Pascaline Bongo, se montrent très discrets, refusant de livrer le moindre détail sur son état de santé. Une source française, spécialiste des questions africaines, a indiqué à Paris que mercredi 20 mai 2009, Bongo était " en vie et conscient ". Dans l’après-midi d’hier, Rfi a quelque peu rectifié son information de la matinée, en affirmant que l’état de santé du président gabonais n’était pas aussi inquiétant qu’on l’a laissé croire.

La succession se prépare


L’état de santé du président Bongo agite déjà l’opposition. Sa succession, au centre des conversations, se prépare dans les allées du pouvoir. Des journaux d’opinion gabonais font état de tractations entre les différents courants du Parti démocratique gabonais (Pdg) au pouvoir et l’opposition. Cependant, dans la rue et les coulisses du pouvoir, l’après Bongo commence déjà à donner des insomnies et le devenir du savant équilibre ethnique qu’il a toujours su ménager dans la répartition des portefeuilles dans son gouvernement suscite des inquiétudes. Le sort serait-il en train de s’abattre sur le Gabon, pays situé en Afrique centrale, riche en pétrole, bois, minerais etc. et jusqu’ici épargné de violences politiques ? Difficile de répondre.


On se souvient que le 14 mars 2009, la république gabonaise et en particulier le président Bongo étaient déjà en état de choc, du fait de la disparition de la première dame, Edith Lucie bongo, décédée à Rabat au Maroc des suites d’une longue maladie. Cette épreuve difficile a depuis le 6 mai dernier, contraint M. Bongo à décider dans un communiqué officiel " la suspension momentanée de ses activités " de chef d’Etat pour se " ressourcer dans le repos ". Depuis lors, Omar Bongo n’était plus apparu en public au Gabon, toutes les audiences présidentielles ayant été suspendues jusqu’à nouvel ordre, toujours selon ce communiqué.


Au moment où on spécule sur l’état de santé d’Omar Bongo – certains le disent grave et d’autres moins grave – force est de constater que le président gabonais, que l’on présente souvent comme un patriarche de la Françafrique, s’éloigne de plus en plus de la France. Il est hospitalisé en Espagne. Son épouse l’était au Maroc. Un juge français a déclaré recevable la plainte contre lui et d’autres présidents d’Afrique centrale. Assiste-t-on à une rupture entre la " mère partie " et l’un des ténors de ce que l’on appelait alors le pré carré français en Afrique ? Au-delà, on remarque tout de même que le temps commence à avoir raison de ces vieillards qui s’accrochent obstinément au pouvoir en Afrique centrale. Deby du Tchad, Biya du Cameroun, Obiang de Guinée Equatoriale, Sassou du Congo, … sont désormais régulièrement en court séjour privé en Europe. Qu’y cherchent-ils ?


Source: http://www.lemessager.net

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