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Somalie: Des nouveaux combats font six morts, dont un journaliste

MOGADISCIO (AFP) - Ces derniers combats ont fait plus d'une centaine de morts, en majorité civils. Selon le dernier décompte du Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), environ 46.000 habitants de Mogadiscio ont également été déplacés. Au moins six personnes, dont un journaliste somalien et trois soldats, ont été tuées vendredi dans de nouveaux combats à Mogadiscio provoqués par une attaque des forces gouvernementales contre les insurgés islamistes, ont rapporté des témoins. Les forces gouvernementales ont attaqué vendredi matin trois quartiers - Tarbunka, Bakara et Howlwadag - tenus jusqu'à présent par les insurgés dans le sud de Mogadiscio. Les affrontements se poursuivaient en fin de matinée. Au moins six personnes - un journaliste somalien de Radio Shabelle, trois soldats et deux civils - ont été tuées dans ces nouveaux heurts, selon des témoins.


L'Union nationale des journalistes somaliens a condamné la mort du journaliste. "Il rentrait à la station de radio quand des tirs l'ont atteint à la poitrine. Son corps est resté sur la route pendant 45 minutes alors que les milices échangeaient des tirs et personne ne pouvait récupérer son corps", a protesté l'association dans un communiqué.


D'autres témoins ont rapporté à l'AFP avoir vu les corps de trois soldats gouvernementaux dans une rue de la capitale."Les forces gouvernementales ont battu en retraite hors de la zone et je peux voir les corps des soldats dans ma rue", a déclaré un témoin, Faisal Hashi.Un journaliste de l'AFP a en outre vu les corps de deux civils tués par des balles perdues. Au moins huit civils ont également été blessés dans ces affrontements.


Plus tôt vendredi, le porte-parole de l'armée somalienne, Farhan Mahdi Mohamed, a affirmé que ses troupes avaient repris le contrôle de ces trois quartiers tenus par des insurgés. "Le gouvernement veut se débarrasser (des insurgés islamistes) et les combats continueront jusqu'à ce qu'il y parvienne", avait martelé le porte-parole. Mais l'un des porte-parole des shebab a démenti cette affirmation"Les ennemis d'Allah ont attaqué nos positions ce matin et nos combattants se défendent actuellement. Ils (soldats gouvernementaux) n'ont pas repris ces positions", a déclaré à l'AFP cheikh Ali Mohamoud Rage. De leur côté, des témoins interrogés par l'AFP ont vu les forces gouvernementales battre en retraite face à l'avancée des insurgés.


Depuis le 7 mai, les insurgés ont lancé une offensive sans précédent, menée par la milice "Hezb al-Islamiya" du chef islamiste radical cheikh Hassan Dahir Aweys, et par les islamistes radicaux des shebab, pour chasser du pouvoir le président Sharif Sheikh Ahmed, un islamiste modéré élu en janvier à la tête du pays.

 

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