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Les combats entre les forces gouvernementales et les rebelles de l’Union des Forces pour la Résistance, la marche de soutien au chef de l’Etat et aux forces de défense et de sécurité, l’ouverture des états généraux de la communication, le 5ème congrès de l’union Nationale pour le Développement et le Renouveau et bien d’autres sujets ont été abordés par la presse tchadienne.
Gigantesque marche de soutien au président Déby
« Un soutien à la commande », titre N’Djaména bi-hebdo qui écrit que réclamée à cor et à cri, la marche de soutien des partis politiques et de la société civile a eu lieu le 13 mai dernier à la
place de l’indépendance en présence du chef de l’Etat. Le régime de Khartoum et son président El Béchir ont été traités de tous les noms, relève le reporter. Au nom de la solidarité
gouvernementale, et malgré la décision de la Coordination des partis politiques de l’opposition pour la défense de la constitution de ne pas participer à la marche, Jean Alingué Bawoyeu,
Mbaïlaou Naïmbaye Lossimian, Lol Mahamat Choua et Ahmid Mahamat Dahalob se sont pointés au rendez-vous. Le journal souligne que le coordonnateur de la manifestation, M. Kassiré Koumakoye
Delwa, est habillé aux couleurs nationales. N’Djaména bi-hebdo a fait écho du coup de chaleur dont beaucoup de manifestants ont été victimes, notamment le 1er adjoint au maire de la ville,
Mme Marie-Thérèse Mbaïlemdana et de nombreux élèves. Le quotidien Le Progrès insiste sur le fait que la marche a transcendé les divergences politiques des Tchadiens. Pour la première fois, relève
le journal, les présidents des grandes institutions de la République, les ministres, les élus du peuple, les chefs de partis politiques, les syndicats et les associations de la société civile
prennent la tête de la marche.
Violents combats entre l’Armée nationale tchadienne et les rebelles de l’UFR
« Tchad-Soudan : l’éternel recommencement », titre L’Observateur qui estime que la victoire des Forces de défense et de sécurité sur les rebelles de l’UFR le 7 mai dernier à Haouich est sans
équivoque à en croire le gouvernement qui parle de ‘‘victoire décisive’’, tandis que les rebelles eux démentent avoir été vaincus. Cette guerre de communiqués que se livrent les deux parties rend
la situation encore plus confuse. Aussi, craint-on la détérioration des relations diplomatiques entre le Tchad et le Soudan, depuis le discours du chef de l’Etat le 9 mai.
Le Progrès indique qu’après leurs débâcles des 8 et 9 mai dernier, à Am-Dam et Haouich, les rescapés des rebelles venus du Soudan sont repartis à leur refuge. D’après une conversation téléphonique d’un général des renseignements soudanais et son indicateur, captée par les services de renseignements tchadiens et diffusée à la Télé-Tchad, après leur entrée à Forbaranga, localité soudanaise située à 25 Km d’Amdjiréma (Tchad), les rebelles devraient cheminer directement vers El Geneïna. Le journal signale par ailleurs que la télévision nationale a également présenté le contenu de la mallette du chef de cette rébellion, Timan Erdimi, abandonnée aux champs de combats d’Am-Dam et de Haouich. Dans cette mallette se trouve une photographie de Timan Erdimi, au milieu de deux responsables militaires de la rébellion dont le chef d’escadron Sougour Zitou Koua, fait prisonnier par les forces de défense et de sécurité.
« Est du Tchad : sanglantes batailles », titre Notre Temps qui met en Une les images d’armes lourdes et de rebelles faits prisonniers. En deux jours d’affrontement dans les localités d’Am-Dam et
d’Amderessa, situées à une centaine de kilomètres d’Abéché, le gouvernement tchadien annonce avoir tué environ 250 rebelles et fait 212 prisonniers. Un bilan démenti par les rebelles qui, sans
communiquer des chiffres, annoncent avoir infligé de lourdes pertes matérielles et humaines aux gouvernementaux et fait de nombreux prisonniers. En pages intérieures, l’édito du journal estime
que c’est Idriss Déby Itno le problème parce qu’il a violé la Constitution, il a encouragé le repli identitaire en fondant son pouvoir sur un clan familial et en exacerbant le communautarisme à
travers les institutions comme les chefferies de race et des pratiques comme la dia.
Après l’offensive de l’UFR, Déby en courroux
Lors du conseil extraordinaire des ministres tenu le 9 mai dernier, écrit Le Temps, le président Déby Itno a mis directement en cause le président El Bechir et a pris une série de mesures
draconiennes. Les centres culturels soudanais seront fermés et les enseignants des deux établissements de l’amitié tchado-soudanaise sont traités d’agents de renseignements et doivent regagner
leur pays. Le chef de l’Etat prévoit ‘‘retirer sa confiance à l’Union africaine et compte désormais uniquement sur les Nations Unies pour la résolution de cette crise’’. Le Temps rapporte que le
chef de l’Etat a conclu son discours en s’attaquant aux représentants de la Libye et de la Chine au sein du Conseil de Sécurité car ces derniers ‘‘ont eu un comportement inamical lors de la
réunion du Conseil de Sécurité et cela nécessite une réponse appropriée’’.
Lancement des états généraux de la communication
« Etats généraux de la presse, c’est parti ! », titre Le Temps qui écrit que les journées du 11 au 12 mai 2009 ont été consacrées aux thématiques telles que médias et processus démocratique,
l’environnement juridique, institutionnel, professionnel et moral des médias, la loi sur la communication, le statut du journaliste tchadien et la viabilité économique des médias. Le journal fait
observer que la présence d’Agapit Napoléon Maforikan pour le partage de ‘‘l’expérience béninoise en matière d’application des recommandations des Etats généraux de la communication’’ sera un
atout pour la réussite de l’expérience tchadienne.
« Un 4ème pouvoir de nom », titre par contre N’Djaména bi-hebdo dont le reporter souligne l’absence du Premier ministre Youssouf Saleh Abbas à l’ouverture, représenté par son ministre de la
Communication. ‘‘Par cette absence remarquée, Youssouf Saleh Abbas aura ainsi évité le face-à-face avec les journalistes à qui il a promis monts et merveilles sans parfaire à sa prise de
fonction. En effet, au cours du café de presse de mai 2008, le tout nouveau PM a promis aux médias de faire lever l’ordonnance 005, cette épée de Damoclès qui plane sur la tête des
journalistes’’, rappelle le Bi-hebdo. Pour notre confrère, le pouvoir détenu par les journalistes, urbi et orbi crié comme 4ème pouvoir, ne l’est que du bout des lèvres. Toutefois, affirme-t-il,
les hautes autorités du pays n’hésitent pas à recourir aux détenteurs de plume et de micro, lorsqu’elles en ont véritablement besoin, et…pour leurs causes.
Congrès de l’Union Nationale pour le Développement et le Renouveau (UNDR)
« L’UNDR prépare-t-elle l’après-Déby ? », s’interroge L’Observateur couvrant le 4ème congrès ordinaire du parti de Saleh Kebzabo à Gounou-gaya, du 7 au 9 mai dernier. Notre confrère rapporte que
le parti de la calebasse a fait une rétrospective sur la vie du mouvement et a émis le vœu que les partis politiques de l’opposition constituent ‘‘une alliance lors des prochaines échéances
électorales en vue d’une alternance politique au Tchad’’.
Fest’Africa Magazine est dans les bacs
Le quotidien Le Progrès nous apprend que le n°00 du journal Fest’Africa Magazine, titré, « les 101 personnalités qui font bouger le Tchad », vient de paraître. Par une conférence de presse donnée
le mardi 12 mai 2009, son directeur de publication, M. Nocky Djédanoum, renseigne que la ligne éditoriale de son journal n’est ni proche du pouvoir, ni proche de l’opposition.
Mbaïdedji Ndjénodji Frédéric (Cefod)
La redaction ACTUTCHAD