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1 an déjà ! Jean-Pierre Bemba vient de commémorer le premier anniversaire de son incarcération par la Cour
pénale Internationale (CPI) de La Haye. Accusé d'avoir diligenté une campagne de tortures, de meurtres et de viols massifs en République Centrafricaine. Depuis, Jean-Pierre Bemba rejette en bloc
les accusations de la CPI. Retour sur 1 an d'incarcération.
Les procureurs de la Cour pénale internationale (CPI) accuse l'ancien chef de guerre et ex-vice-président congolais Jean-Pierre Bemba d'avoir ordonné des viols en
série en République centrafricaine pour terroriser des civils. L'ancien chef rebelle, arrêté en mai 2008 en Belgique en vertu d'un mandat de la CPI, encourt cinq chefs d'inculpation pour crimes
contre l'humanité et cinq autres pour crimes de guerre commis en Centrafrique en 2002 et 2003.
Il est accusé d'avoir mené, à la tête de rebelles de la République démocratique du Congo (RDC), une campagne d'exactions marquée par des tortures, des meurtres et
des viols massifs dans la République centrafricaine voisine. Les accusations qui le visent portent sur la période 2002-2003, durant laquelle Ange-Félix Patassé, alors président de la République
centrafricaine, avait demandé au Mouvement de libération congolais (MLC) de Bemba d'écraser des tentatives de coups d'Etat dans son pays.
Pour l'accusation, les combattants de Bemba avaient reçu pour instructions de "traumatiser et terroriser" la population pour l'empêcher de soutenir la moindre
résistance au gouvernement de Patassé. Karim Asad Ahmad Khan, avocat de la défense, a rejeté les accusations portées contre Jean-Pierre Bemba en faisant valoir qu'il ne pouvait être tenu
responsable de crimes commis par ses soldats parce que ceux-ci étaient placés sous "le commandement et le contrôle" du gouvernement de Patassé. "Les uniformes, la nourriture et l'argent, tout
cela était fourni aux soldats du MLC, non par les autorités de la RDC, non par M. Bemba (...), mais par le chef d'Etat de la République centrafricaine", explique son avocat, ajoutant que
l'accusation n'avait pas pu établir d'intentions criminelles imputables à l'accusé. Jean-Pierre Bemba espère un non-lieu fin juin.