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Après que le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné l'essai nucléaire et que Barack Obama "coordonne" une réaction avec Séoul et Tokyo, cette nouvelle annonce de Pyongyang sonne comme un défi.
Alors que le président américain Barack Obama "coordonnait" avec Séoul et Tokyo une réaction à l'essai nucléaire annoncé lundi par Pyongyang et condamné par l'ONU, la Corée du Nord a testé
mardi 26 mai deux nouveaux missiles de courte portée. C'est ce que rapporte l'agence sud-coréenne Yonhap. Le régime communiste a procédé à un tir de missile sol-air et d'un autre
missile sol-mer au large de sa côte est, à proximité de la ville de Hamhung, a indiqué Yonhap, citant une source gouvernementale. Selon cette source, "les services de renseignement analysent les
motivations de ce tir". Les missiles avaient une portée de 130 km.
Obama "coordonne" une réaction
Un peu plus tôt, l'agence de presse Yonhap, citant une source gouvernementale, le régime communiste qui a déjà procédé lundi à des tirs d'essai de trois missiles courte portée, confirmés par
l'armée sud-coréenne, "semblait vouloir tirer des missiles de courte portée aujourd'hui ou demain". "La Corée du Nord a déclaré une zone de la mer Jaune interdite aux bateaux au large du conté de
Jungsan dans la province du Sud Pyongan", a ajouté l'agence.
Selon Yonhap, le Nord s'apprêtait à lancer des missiles terre-mer d'une portée de 160 km, qui utilisent une technologie basée sur celle des missiles chinois Silkworm.
Après la condamnation lundi du deuxième essai nucléaire nord-coréen après celui d'octobre 2006, par le Conseil de sécurité de l'ONU, le président Barack Obama s'est entretenu au téléphone avec
son homologue sud-coréen, Lee Myung-bak, et le Premier ministre japonais, Taro Aso, pour "coordonner" une réaction, a affirmé la Maison Blanche. Barack Obama a parlé à Lee "pour consulter et
coordonner notre réaction à l'essai nucléaire nord-coréen", a indiqué la Maison Blanche.
Les deux chefs d'Etat sont "convenus d'agir ensemble de façon rapprochée pour obtenir et appuyer une résolution forte du Conseil de sécurité de l'ONU avec des mesures concrètes
pour restreindre les activités nucléaires et de lancement de missiles de la Corée du Nord", a-t-elle ajouté.
Condamnation de l'ONU
Mardi, en réaction à l'essai nucléaire, la Corée du Sud a annoncé qu'elle allait devenir membre à part entière de l'Initiative de Sécurité contre la prolifération (PSI), conduite par les
Etats-Unis et visant à enrayer le trafic d'armes de destruction massive. La Corée du Sud ne possédait auparavant que le statut d'observateur au PSI de crainte de froisser son voisin du Nord qui
avait affirmé dernièrement qu'une éventuelle participation de Séoul à l'Initiative serait considérée comme une déclaration de guerre.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné lundi le nouvel essai nucléaire et décidé de préparer une résolution qui devrait comporter de nouvelles sanctions à l'égard de
Pyongyang. "Les membres du Conseil ont exprimé leur ferme opposition et leur condamnation de l'essai nucléaire effectué le 25 mai 2009 par la Corée du Nord, qui constitue une claire violation de
la résolution 1718", a déclaré à la presse l'ambassadeur de Russie Vitaly Tchourkine, au nom du Conseil qu'il préside en mai. Plusieurs diplomates occidentaux ont ensuite indiqué, parfois à mots
couverts, leur souhait que la future résolution comporte des sanctions nouvelles à l'encontre du régime communiste de Pyongyang.