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Musique : Mounira la Douce, un an après le festival

La panthère douce signe son retour sur la grande scène de Métisses ce soir. Mounira Mitchala a marqué le festival l'an passé. La révélation. Sa voix, douce et ronde et son énergie transportées du Tchad sur les terres charentaises ont séduit les festivaliers. Une battante également. Au Tchad, sans cours de chant et de sexe féminin, pratiquer la musique est quasi impossible. Mounira tenace a su franchir les barrières et conquérir la France grâce à Christian Mousset qui l'a découverte. Un an après, la belle se raconte.


« Sud Ouest »: 
Que s'est-il passé pour vous après le festival Musiques métisses l'an dernier ?


Mounira Mitchala. Je suis rentrée au pays, tout simplement. Je suis revenue ensuite, le 25 septembre, puis je suis partie en tournée en Afrique centrale et quelques dates en France.
En fait, j'ai pas mal bougé et je séjourne entre le Tchad et la France où j'enregistre mon nouvel album avec la même formation que l'an passé. À la fois des musiciens de chez moi et d'ici.


Un nouvel album que vous avez voulu différent ?


Pas du tout ! Je reste dans le même style avec une touche en plus de couleurs. Les textes sont toujours de ma main et je les compose. J'ai d'ailleurs voulu aborder plus de thèmes que dans le précédent. Celui de l'enfance notamment.
C'est très important, l'enfance, c'est le début de la vie. L'éducation est primordiale pour pouvoir s'engager pour son pays. Ces futurs adultes dirigeront le pays, or en Afrique, c'est le problème : l'éducation que certains dirigeants non pas eu se ressent dans leurs décisions et prise de position.


Vous continuez donc à écrire des textes engagés sur l'Afrique ?


C'est important d'être engagé et j'ai toujours un discours à délivrer. En ce moment, je suis des cours pour être formatrice de chant au Tchad. Parce que, au pays, il n'y a pas de professeur de chant et que pour transmettre un discours, il faut une bonne pédagogie. J'ai dû apprendre seule et je sais à quel point c'est dur. Personne pour vous dire « c'est bien, ça non ».


Ce soir, vous retournez sur la scène de Musiques métisses, que ressentez-vous ?


Ça me fait vraiment plaisir. C'était ma première grande scène l'année dernière et là, j'ai encore cette faveur. Retrouver le public, revenir en Charente me fait vraiment chaud au coeur. Mon passage dans le département avec la décentralisation m'avait permis de découvrir la France plus profondément que Paris. Je n'ai pas vraiment le tract.
Mais de toute façon, partout où l'on se produit, même si on connaît le public comme c'est le cas ici, on ressent un peu d'appréhension, mais une fois sur scène, ça passe !


Source :
http://www.sudouest.com/

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