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Tchad, Berceau De L'humanité

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 14:27

130407Radiation des agents de la douane

« Douane : Son Excellence » sévit ! Titre en Une N’djamena bi-hebdo dans sa parution du 29 mars au 1er avril 2012. Le Bi hebdo publie la liste complète des agents radiés et fait remarquer que ce décret n°441 radiant les agents de la douane bafoue la procédure disciplinaire en vigueur dans la fonction publique et crée un tsunami émotionnel au sein des douaniers. « Cette radiation est illégale, elle est l’œuvre du Directeur général » ,clame en cœur les « radiés » qui promettent tout mettre en œuvre pour faire annuler le décret ,rapporte le bi-hebdo qui renchérit que ni le président de la République, ni le Premier ministre, ni le ministre des Finances n’ont le droit de révoquer ou de radier un agent des douanes régulièrement intégré et promu à la fonction publique. Enfin N’djemena bi hebdo ironise sur le mot radiation en le qualifiant de bévue dans le décret. Nulle part dans la loi n°17 du 31 décembre 2001 portant statut général de la fonction publique, n’apparait ce terme venu des casernes selon l’article111 de la loi n° 17 ! On radie un militaire de l’armée, pas un agent civil de l’Etat écrit N’djamena bi-hebdo.

 

« Des douaniers contestent leur radiation » ecrit le progrès n°3359 du 27 mars 2012.Pour radier un fonctionnaire, il faut qu’il soit convoqué devant une commission administrative paritaire statuant en conseil de discipline », rappelle un brigadier des douanes dans les colonnes du quotidien. « Nous savons très bien qu’il y a une liste pour le recrutement de 400 nouveaux agents des douanes à notre place. Le Tchad appartient à tous les Tchadiens. Nous n’allons pas baisser les bras, lancent à tour de rôle les mécontent » rapporte le quotidien.

 

IIncendie dans les installations d’Oil libya

L’hebdomadaire Notre Temps titre en Une de son numéro 488 du 27 mars au 1er avril 2012, « Le jour ou N’djamena a failli brûler comme brazza ».L’hebdo a publié plusieurs photos de la catastrophe qui a ravagé une partie des installations de la station d’Oil Libya, sur un rayon de 60 mètres. Il a fallu l’effort conjugué des sapeurs pompiers tchadiens, ceux de l’ASECNA et surtout des éléments français au Tchad pour circonscrire l’incendie et éviter à N’djamena le cauchemar de Brazza. « Un magasin d’Oil libya prend feu », titre le progrès du 26 mars 2012. « N’djamena allait partir en fumée », s’exclame un habitant de Farcha, « On allait tomber dans drame », respire un autre rapporte le quotidien. Officiellement, l’origine exacte de l’incendie n’est pas encore déterminée. Toute fois, le ministre de la sécurité publique annonce l’ouverture d’une enquête pour déterminer l’origine de cet incendie. Le Premier ministre descendu sur les lieux, annonce lui, une réflexion, sur l’emplacement des industries des pétroliers désormais en plein centre ville la base de leurs conclusions. En attendant, le PM appelle les sociétés à renforcer les mesures de sécurité pour éviter de mettre, par de telles situations en dangers la vie des habitants de la capitale en danger, mentionne le quotidien Le progrès.

 

Sauvegarde du lac Tchad.

L’info, le journal gouvernemental titre en Une dans sa parution n°030, « sauvegarde du Lac Tchad : Les élus africains s’en préoccupent. Venus à N’djamena pour une assemblée générale, les députés membres du réseau des parlementaires pour une gestion durable des écosystèmes forestiers de l’Afrique centrale(REPAR), se sont rendus au Lac Tchad le 23 mars. Après une promenade en pirogue sur le lac, le coordonnateur du REPAR Jean Jacque Zem a déclaré aux populations de l’île de Kinasarom que les élus de l’Afrique Centrale ne sont pas venus en tourisme mais pour témoigner leur solidarité, rapporte le bi hebdo gouvernemental. L’assèchement du lac Tchad sera une catastrophe pour toute l’humanité a fait remarquer le Président de l’Assemblée Nationale Tchadienne, le Dr Haroun Kabadi à ses hôtes avant de leur demander d’être les ambassadeurs pour la cause du Lac Tchad dans leurs pays respectifs.

 

« Sauvegarde du lac Tchad : où en est-on avec les stratégies ? », s’interroge l’hebdomadaire Notre Temps. S’il y a un sujet qui occupe une bonne place dans les conférences des chefs d’Etat et leaders consacrées au développement, c’est bien le lac Tchad , relève l’hebdo. Malgré l’enthousiasme né au lendemain du sommet de N’djamena, les stratégies adoptées par les chefs d’Etat marquent le pas constate le journal qui mentionne que l’engagement des gouvernements doit aller au delà des discours et aboutir au concret.

 

Le quotidien Le progrès renchérit dans sa parution du 26 mars que le Réseau des Parlementaires pour la Gestion durable des écosystèmes Forestiers d’Afrique Centrale(REPAR) a adopté son plan d’action stratégique 2012-2015, à la fin de son assemblée générale et de son atelier sur l’assèchement dramatique du lac Tchad, tenus du 20 au 23 mars 2012 à N’djamena. L’assemblée générale du REPAR a permis à ses membres d’appréhender la complexité des problèmes et les difficultés que pose la gestion durable des écosystèmes de la sous région d’Afrique Centrale, de mesurer l’impact des changements climatiques et des actions anthropiques néfastes sur le lac Tchad et l’environnement, rapporte le quotidien. Déby prend tout, le tchadien s’en fou mentionne l’éditorialiste de l’hebdomadaire Notre Temps qui évoque que du Coton au Ciment, en passant par la viande, le pétrole, les produits pétroliers, tout est sous le contrôle direct ou indirect de la famille, du clan ou des proches du pouvoir sans la moindre réaction des tchadiens restés totalement indifférents.

 

L’éditorialiste de N’djamena bi hebdo parle d’abus d’usage de famille en faisant allusion au village du chef de l’Etat Amdjarasse, une bourgade anonyme perdue au milieu de nulle part, érigé en centre névralgique de la vie politique nationale. Promu au rang de sultanat et de département, il est devenu aux pas de charges un lieu mythique de légitimation du pouvoir. Autre souci évoqué par l’éditorialiste de bi hebdo, la première dame devenu une entière et prépondérante institution de la République. Elle n’est plus la compagne respectable et respectée du chef de l’Etat, mais bel et bien une autorité publique. Cette asymétrie entre ordre légal et pratiques familiales est d’autant plus préoccupante qu’elle nous éloigne chaque jour un peu plus de l’Etat de droit, et même de l’Etat tout court, conclu l’éditorialiste de N’djamena bi hébdo.

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 09:37

130407Journaux traités : L’Info, N’Djaména Bi-hebdo, La Voix, l’Observateur, Le Progrès et Le Temps.

La communication du Premier Ministre relative aux rumeurs sur la démission du gouvernement, la célébration de la semaine nationale de la femme tchadienne SENAFET et la Journée Internationale de la Femme, la Journée Africaine de l’Environnement, l’interpellation, comparution et incarcération du député Gali Gata Ghoté et la CAN 2012 ont contribué à l’ossature des journaux nationaux cette semaine.

 

« Faché, Nadingar a fini par s’énerver ! » titre laconiquement, N’Djaména Bi-Hebdo à propos de la conférence de presse animée le 02 mars 2012 par le Premier Ministre Emmanuel Nadingar sur les rumeurs de la démission de son gouvernement. Ce titre est accompagné d’une caricature du Premier Ministre, attaché solidement à son fauteuil, bouchant ses oreilles avec ses mains. Sous son fauteuil est allumé un feu alimenté par des fagots portant l’inscription l’incompétence et la fenêtre des gens parlent du remaniement du gouvernement. Abordant le même sujet, le journal gouvernemental L’Info titre « le PM met fin aux rumeurs le donnant partant ». Notre confrère publie à la Une la photo du chef de gouvernement qui rassure l’ensemble de son cabinet que le Chef de l’Etat réitère toujours sa confiance à l’équipe gouvernementale.

 

Elections communales 2012

Suite à la publication des résultats définitifs des élections communales 2012 par la Cour suprême, le président du VIVA RNDP, Dr Nouradine Kassiré Delwa Coumakoye, tout en réitérant son alliance avec le parti au pouvoir, déclare sans ambages dans les colonnes du journal N’Djaména Bi-Hebdo que « La Cour suprême est pire que Satan ». Pour l’ancien Premier Ministre, pour l’organisation de ces locales, la Commission Electorale Nationale Indépendante a échoué et la Cour suprême est impardonnable. « Il faut une autre conception de l’organisation judiciaire », souligne t-il.

 

Célébration de la journée africaine de l’Environnement

« Le Lac-Tchad, notre patrimoine et notre avenir commun », c’est thème de la journée africaine de l’environnement qui été fêtée le 03 mars 2012 à N’Djaména. D’après L’Observateur qui fait largement échos de la commémoration de cette journée en présence du président de la Commission de l’Union Africaine, le gabonais Jean PING, il ne suffit pas de planter un arbre, mais, le Gouvernement doit faire plutôt preuve de plus de bon sens en vulgarisant et facilitant l’octroi et l’entretien des arbres par les Tchadiens. Lors de la visite des autorités tchadiennes et de la Commission de l’Union Africaine dans le Lac Tchad, les pécheurs de l’île de Kinasserom ont exprimé leurs inquiétudes en voyant le Lac tarir quotidiennement et les éleveurs, quant à eux, ont déploré le croissement de leurs animaux occasionnés par l’assèchement du Lac. Face à ces plaintes, rapporte l’hebdomadaire, le Président de l’UA, Jean Ping, a dit que « nous allons remuer ciel, terre et mer pour que le Lac-Tchad retrouve sa santé ».

 

Arrestation et incarcération du député Gali Ghoté à Sarh

Plusieurs journaux tchadiens ont consacré leurs colonnes à l’arrestation du député du Lac Iro, Gali Gata Ghoté, qui était en tournée dans sa région. « Le député Gali arrêté à Sarh ! », Titre sommairement l’hebdomadaire Le temps. Arrêté le dimanche 4 mars 2012 pour une affaire de braconnage, des carcasses de phacochères auraient étaient retrouvés dans son véhicule dans la zone de Kyabé alors que lui-même ne se trouvait pas à bord, précise le confrère faisant échos du communiqué de presse de son parti l’Union de Forces Démocratiques/Parti Républicain (UFD/PR) qui souligne que de retour de Kyabé, le Député Gali Gata Ghoté a été arrêté sur instructions des agents de l’A.N.S, eux mêmes téléguidés par des personnalités bien connues pour des raisons purement politique. Abordant dans le même sens, N’Djaména Bi-hebdo du 08 au 10 mars 2012 titre : « Non coupable, mais condamné ! ». Apres son arrestation, le député Gali a comparu devant le tribunal de première instance de Sarh où il a été condamné à un an de prison ferme assorti de 200 000 francs Cfa d’amende, et ses trois compagnons ont subi la même peine. Le Bi-hebdomadaire mentionne que le prévenu a plaidé non coupable des faits qui lui sont reprochés. Cette décision de la justice a soulevé la colère des députés de l’opposition qui ont boycotté la cérémonie d’ouverture de la session parlementaire vidant l’hémicycle au Palais du 15 janvier. Les partis politiques de l’opposition ont également exprimé leur mécontentement dans un communiqué de presse. D’après N’Djaména Bi-hebdo, le collectif des avocats du député Gali estiment que le droit n’a pas été dit et que leur client a été condamné à tord. Contrairement aux informations relayées par Radio France Internationale et les Radios nationales sur un cas de flagrant délit de braconnage et de tentative de corruption, soulignent ses avocats, le Député Gali n’était pas à bord de son véhicule qui était vide.

 

Célébration de la Semaine Nationale de la Femme Tchadienne (SENAFET)

8 mars et après ? S’interroge le journal N’Djaména Bi-Hebdo du 8 au 11 mars qui souligne que malgré son institution depuis 25 ans, la Semaine Nationale de la Femme Tchadienne (SENAFET) est vide de sens. Son minime impact positif sur les femmes demeure une maigre représentation dans les sphères de décisions. Abordant la question de l’adoption du Projet de code des personnes et de la Famille qui est en souffrance dans les tiroirs depuis plusieurs années et compte tenue des promesses annoncées par la Première Dame Hinda Deby Itno, le journal souligne qu’il est temps que la Première Dame montre aux femmes qui l’applaudissent dans leur majorité qu’elle respecte sa parole. Quant à l’autonomisation de ces dernières, le Bi-hebdomadaire, mentionne qu’il ne suffit pas d’offrir des vivres aux femmes à chaque SENAFET, il faut également un encadrement et des moyens pour lui permettre de maximiser ses chances. « On ne nourrit pas la poule le jour du marché », conclut le journal. Pour sa part, le quotidien Le Progrès rapporte que pour joindre l’utile à l’agréable, la Première Dame a offert 600 machines à coudre aux associations faîtières à travers la Cellule de Liaison et d’Informations des Associations Féminines CELIAF et l’UAFAT pour les distribuer dans toutes les régions du Tchad en raison de 21 machines par région. Ces 600 machines à coudre sont le symbole d’une autonomisation de la femme selon la Première Dame Hinda Déby Itno.

 

Eliminatoires de la CAN 2013 : Le Tchad sous la menace d’une sanction de la CAF

Selon L’Observateur, suites aux violences survenus lors du match éliminatoire de la CAN 2013 le 29 février 2012 à N’Djaména, l’équipe nationale du Malawi menace de déposer une plainte contre les Sao du Tchad. Lors de ce match, rapporte le journal, les supporters du Sao mécontents ont jeté des projectiles sur le terrain blessant l’attaquant malawite Atusaye Nyondo. Ainsi, l’auteur des 2 buts n’a pas pu continuer le match, il a été transporté hors du terrain. Le jeune attaquant est dans un état stable, mais il sera indisponible pendant plusieurs semaines, a indiqué la Fédération Malawite de Football.

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 12:59

130407Lancement de projets à Biltine.

Dans sa livraison du mardi 21 février 2012, le quotidien Le Progrès titre à la une « Nadingar lance 17 projets à Biltine ». Le quotidien publie une photo du Premier Ministre, Emmanuel Nadingar posant la première pierre des projets dont le coût total est estimé à près de 18 milliards de F CFA. Cette pose de pierre des projets est relative à la prochaine fête de la journée de la liberté et de la démocratie, qui se tiendra le 1er décembre 2012 à Biltine. Assistance de la Première dame aux malades de la fistule.

 

« Hinda Déby Itno assiste les fistileuses », titre Le Progrès, dans sa parution du 22 février 2012. Le quotidien relève que lors de sa visite au Centre National pour la Santé de la Reproduction et de la prise en Charge des Fistules, la Première Dame était accompagnée du ministre de la santé publique. Elle a remis des présents et des enveloppes aux malades. L’Info rajoute dans son N°021 du 23 au 26 février 2012 « lutte contre les fistules : la Première Dame s’engage ». L’hebdomadaire gouvernemental informe que ce soutien moral est suivi de distribution de cadeaux, constitués de pagnes et d’enveloppes. Il rapporte plus loin que dans les salles d’hospitalisation, Hinda Déby Itno s’est enquise de l’état de santé des patientes en s’adressant directement à elles. Plus qu’une simple visite, c’est un grand soutien vertueux que la première dame a apporté aux victimes de fistules obstétricales, estime l’Info.

 

Arrestation du ministre de l’Assainissement public et de la Promotion de la Bonne Gouvernance.

« Des moralisateurs amoraux ? », s’interroge L’Observateur dans sa publication du mercredi 22 février 2012. Notre confrère explique en effet que, le président Déby Itno, dès son retour de voyage du Bénin, a mis fin aux focntion du ministre chargé de l’Assainissement Publique et de la Promotion de la Bonne Gouvernance, Ahmadaye Al-Hassan qui, aussitôt sera mis en examen par le Procureur de la République pour faux et usage de faux. L’hebdomadaire rajoute que le ministre est écroué avec ses collaborateurs, le Directeur Administratif Financier et du Matériel (DAFM), Faba Pofinet, le chef de service de matériel, Tidjani Abdhoulhak, le Directeur Général du contrôle d’Etat, Akouya Tchalet, le chef du parc automobile, Mahamat Saleh Al-Hassan, le chef de sécurité, Abderrahmane Mahamat Amine et quelques fournisseurs dudit ministère.

 

N’DJAMENA BI-HEBDO titre à sa Une du jeudi 23 février 2012 « Al-Hassan dans le triangle des Bermudes ». Le bihebdomadaire avance que « le soutien supposé du chef de l’Etat qui l’a soustrait un temps au contrôle du chef du gouvernement en le rattachant directement à la présidence de la République a fait croire à Ahmadaye Al-Hassan qu’il avait une assurance-vie au poste et surtout qu’il est intouchable même pour des faits personnels et répréhensibles. Par ses méthodes expéditives et arrogantes, le ministre s’est mis à dos tous ses collègues du gouvernement qu’il snobait ». Le confrère renchérit qu’en « foulant aux pieds les procédures propres au contrôle, il a fait perdre à l’Etat plusieurs occasions d’entrer dans ses droits. Les procédures irrégulièrement engagées ont débouché pour l’essentiel à des non-lieux laissant les délinquants impunis ». L’Info pour sa part s’est interrogé « Moralisateur moralisé ? ». L’hebdomadaire gouvernemental a fait par ailleurs une certaine rétrospective de la création dudit ministère, de ses missions, de ses années glorieuses et de cette chute vertigineuse que le ministère vient de subir.

 

Les résultats définitifs des élections communales.

Le Progrès publie dans son numéro 3336 du jeudi 23 février la photo du président de la Cour Suprême entouré de ses membres, lors de la proclamation définitive des résultats des élections communales. Le quotidien relève que « la liste La Renaissance rafle à elle seule 19 villes ». « Sur les 3 461 procès-verbaux reçus par la Cour Suprême après les résultats provisoires, le président de la cour informe que 2 216 proviennent des tribunaux et des justices de paix et 1 245 des sous-CENI. 2 345 procès-verbaux ont été validés et 1 116 sont annulés. La cour a pris actes des différentes requêtes », poursuit le journal et que les vote du 9e et 10e arrondissements de la ville de N’Djaména ont été annulés. N’DJAMENA BI-HEBDO de son côté, s’est contenté de publier la liste des résultats définitifs par commune.

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 15:35
130407La semaine du 13 au 20 février 2012 a été largement marquée par l’inauguration de la cimenterie de Baoré, la visite du Président du Bénin Dr Yayi Boni au Tchad, l’insécurité alimentaire, les élections communales, l’affaire Hissein Habré, la journée nationale des personnes handicapées et la commémoration des événements des 2 et 3 février 2008.


Journaux traités : L’Info, N’Djaména Bi-hebdo, La Voix, Le Progrès, le Temps et Notre Temps.

 

Affaire Ibni Oumar Mahamat Saleh : le Tchad dans l’œil de la Cour Pénale Internationale (CPI), titre dans sa parution du 8 au 14 février, l’hebdomadaire Notre Temps qui publie à la première page une photo de l’ancien rapporteur de la CPDC à l’occasion de la commémoration des événements du 02 février 2008 à N’Djaména. Le journal est revenu sur le rapport d’étape, le suivi et la mise en œuvre des recommandations de la commission d’enquête sur cet événement, rapport publié par le gouvernement. Selon le journal, le cas IBNI fait rougir le gouvernement et le chef de l’Etat. Pour être complet, le journal a également fait échos de la commémoration de la disparition de IBNI OUMAR par ses compagnons qui ont décidé de rompre le silence en organisant une conférence-débat au centre Al-Mouna sur le thème « Regard sur les événements des 2 et 3 février ».

Affaire Hissein Habré

Toujours au chapître des Droit de l’Homme : L’ATPDH attend avec impatience le jugement de l’ancien président tchadien Hissein Habré. D’après Maître Jacqueline Moudeina avocate des victimes de l’ancien dictateur dont les propos sont rapportés dans les colonnes du Bi-hebdomadaire gouvernemental l’Info, le jugement de Habré au Rwanda n’est pas une bonne solution. L’Avocate fustige l’attitude du président sénégalais Maître Abdoulaye Wade qui a ramené le débat sur un terrain politique alors qu’il est purement juridique. Elle précise que le Sénégal sera également entendu par la CPI dans cette affaire qu’elle qualifie « d’interminable feuilleton politico-judiciaire ». La présidente de l’APTDH dit attendre les débats programmés par la CPI à la Haye en mars 2012.

Elections locales

Elections communales, l’opposition demande l’annulation des communales ! titre N’Djaména Bi-hebdo. Suite à la publication des résultats provisoires des communales par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), plusieurs groupes des militants de la CPDC, de Viva RNDP ou du RNDT le Réveil, ont pris d’assaut le siège de la Cour suprême demandant l’annulation du scrutin. Ces derniers ont été finalement reçus par son président qui les a convaincus de surseoir à leur mouvement en attentat le traitement des dossiers par son instance. Et comme cela ne suffit pas, le Bi-Hebdomadaire rapporte, que les leaders de la CPDC se sont retrouvés pour dénoncer les irrégularités et demander l’annulation du vote par la voix de leur porte-parole adjoint Saleh Kebzabo. Dans la même optique, le Temps fait échos du mécontentement des candidats républicains (alliés de la majorité) qui désapprouvent les résultats des élections communales dans le 9ème arrondissement de la capitale. Ce collectif a déclaré lors d’une conférence de presse tenue à walia (quartier périphérique de N’Djaména) que le résultat donné par la CENI n’est pas conforme à celui donné par la Sous CENI du 9ème arrondissement. Par conséquent, ils déclarent ne pas reconnaître ce résultat, rapporte le journal le Temps. Interrogé par l’Observateur, le député Béral Baikoubou constate amèrement que le MPS (parti au pouvoir) a remis en route sa machine de tricherie, tout en concluant que l’ampleur de certaines irrégularités montre que ce sont des choses clairement préméditées.

 

Cimenterie de Baoré

Un Sac de ciment à 6 500 francs Cfa, le produit sera vendu exclusivement au Tchad, titre avec enthousiasme, le quotidien Le progrès. Cette annonce capitale est assortie d’une mise en garde est faite par le Président de la République lors de l’inauguration de la cimenterie de Baoré dans la zone de Pala le 16 février 2012. Cette unité industrielle, construite par les Chinois en 3 ans à hauteur de 46 milliards de francs Cfa, a une capacité de production de 700 sacs de ciments de 50 kilogrammes par jours, soit 25 camions de 30 tonnes de ciment chacun. Nous avons construit cette cimenterie, pas dans un but commercial, mais pour résoudre le problème de l’habitat. Sa production de 200 000 tonnes par an est une bonne chose. Le gouvernement doit être vigilant pour qu’il n’y ait pas une surenchère afin que des commerçants véreux, des gens qui mettent en mal la vie des Tchadiens ne puissent pas l’exporter ! prévient le Chef de l’Etat Idriss Deby Itno, avant d’annoncer la construction d’autres cimenteries dans certaines régions du Tchad dans les 3 prochaines années. Le quotidien Le Progrès fait échos de la visite du président de la République du Bénin au Tchad. Lors de cette visite de 48 heures, Dr Yayi Boni, par ailleurs président de l’Union Africaine, s’est félicité de la disponibilité et de la détermination du Tchad qui prépare une conférence sur la crise Libyenne, qui constitue une préoccupation de l’Union Africaine.

 

Sécurité alimentaire

Crise alimentaire, un plan d’urgence est nécessaire ! Tire sur la sonnette d’alarme le journal N’Djaména Bi-hebdo, qui a retracé le résumé de l’enquête réalisée par le Programme Alimentaire Mondial (PAM), publié au cours de la première quinzaine du mois de février, portant sur la sécurité alimentaire des ménages. D’après l’organisation onusienne, la situation alimentaire est préoccupante comparée à celle de 2010. Face à cette menace, rapporte le journal, parmi les pays de la bande saharienne affectés par cette crise alimentaire prévisible, le Tchad est le seul à ne pas encore mis totalement en œuvre son plan d’intervention d’urgence, déplorent quelques ONG dans une déclaration commune rendue publique récemment. Evoquant toujours la question de la crise alimentaire qui fait planer le spectre de la famine sur le pays, le journal Notre Temps n’est pas allé par quatre chemins pour situer les causes de cette crise dite structurelle. La production céréalière a connue un déficit de 50 pour cent parce que l’Etat n’a pas une politique claire d’autosuffisance alimentaire. En réalité, les gouvernements, successifs du Tchad depuis 20 ans se servent de ces crises pour s’enrichir, écrit notre confrère, avant de conclure que les résultats du Forum de développement du monde rural tenu fin janvier 2012 à N’Djaména ne sont qu’une longue liste des vœux difficilement réalisables.

 

Les handicapés montent au crénau

Intégration à la fonction publique, les personnes handicapées disent Non à la discrimination, titre dans sa Une le Temps. Lors de la commémoration de leur journée nationale, les personnes handicapées par la voix de leur président national, Mbaïlassem Gérard, a demandé au gouvernement la signature du décret d’application de la loi 07, portant amélioration de conditions de vie des personnes handicapées. Dans la même lancée, il a réitéré l’intégration de ses frères et sœurs à la fonction publique dont ils font l’objet d’une discrimination notoire. Le journal rapporte également que ces derniers revendiquent une intégration sociale dans les disciplines sportives.

 

Un code foncier et domanial en chantier

Affaires foncières, bientôt la fin du désordre ! Titre sommairement l’Hebdomadaire d’information générale et d’analyse La Voix avec à la Une la photo de Maître Jean-Bernard Padaré, Ministre des affaires foncières et du domaine. Vue la ruée d’une catégorie de nos concitoyens sur la terre dans les zones périphériques de N’Djaména, le ministre explique dans l’interview accordée à notre confrère, que le projet de loi portant code foncier et domanial et en chantier. Une fois adopté, ce secteur sera réglementé. Pour ce qui concerne la sécurisation des documents cadastraux et domaniaux, une convention sera signée dans le plus bref délai avec une entreprise crédible dans la mise en place d’un plan de sécurisation des documents et à la saisine de manière systématique des juridictions compétentes par la direction des contentieux du ministère dans tous les cas de falsification des documents cadastraux ou domaniaux, des bornages par des personnes non habilitées, souligne le Ministre Jean Bernard Padaré dans les colonnes du journal La Voix.

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 12:47
130407Plusieurs faits marquants ont caractérisé l’essentiel de l’information au courant de la semaine : il s’agit de la fin du forum sur les énergies renouvelables, la mise en détention de l’ex-ministre du Plan et de la Coopération internationale, l’arrestation du directeur général des Grands Projets présidentiels, la fermeture/réouverture de la raffinerie de Djermaya, la cimenterie de Baoré et la présentation du rapport d’étape des événements du 28 janvier au 8 février 2008.

 

Forum sur les énergies renouvelables

Commencé le 1er février, les travaux du forum consacré aux énergies renouvelables au Tchad, patronné par le président de la République, ont pris fin le 4 février. Selon l’hebdomadaire gouvernemental d’informations générales, L’Info, « dans un pays comme le Tchad où il fait extrêmement chaud, et où il souffle de violents vents, les énergies solaire et éolienne peuvent constituer une alternative à l’énergie obtenue à partir des minerais tels que le pétrole ». Dans son discours de clôture rapporté par notre confrère, le Président de la République, qui avait clairement fait mention dans son mot d’inauguration des « grandes menaces liées au changement et au dérèglement climatiques, au tarissement des ressources énergétiques conventionnelles liées à la surexploitation de la végétation pour le bois de chauffe », reconnaît que « le soleil et le vent sont, en effet, des matières premières inépuisables au Tchad. D’autres formes d’énergies du même genre à usage domestique devront être encouragées, notamment en milieu rural. » Car, estime-t-il, « la solution globale du problème énergétique est un impératif de mon quinquennat et de ma vision pour le développement du Tchad ».

 

Selon L’Observateur, en matière d’énergies renouvelables, l’on est passé « du rêve à la réalité ». Reprenant les recommandations du forum faites par les participants, l’hebdomadaire indépendant sollicite du gouvernement qu’il poursuive les actions initiées par le projet de développement des énergies renouvelables « en mettant en place dans un court terme un environnement adapté au secteur », qu’il élabore une stratégie nationale pour le développement des énergies renouvelables, qu’il mette en place une agence des énergies renouvelables, un cadre fiscal et financier ainsi qu’un fonds dédié à ce secteur ». En outre, rapporte notre confrère, les participants « veulent qu’un programme de formation accompagne le développement de l’ensemble de la filière et que soient renforcées les capacités des structures nationales en vue de permettre un meilleur accès aux opportunités » qu’offre le domaine des énergies renouvelables.

 

Arrestation de l’ex-ministre du Plan et du directeur général des Grands projets présidentiels

L’hebdomadaire La Voix n° 0140 publie laconiquement sur sa manchette : « L’ancien ministre du Plan, de l’Economie et de la Coopération internationale, placé en garde-à-vue » depuis le 1er février. Dans cette édition, il annonce que « son arrestation, opérée juste après avoir passé le relais à son successeur, serait liée à la réforme de beaucoup de véhicules administratifs entre 2005 et 2006 ». « Qu’a-t-il fait ? », s’interroge en une N’Djaména Bi-hebdo n°1428 qui a également plaqué une photo de l’ex-ministre du Plan, de l’Economie et de la Coopération internationale. Selon lui, « Mahamat Zen Bada et Mahamat Ali Hassan, sont mis en taule (…) pour des présumées malversations. Vraie ou fausse accusation ? Il n’est pas bien de servir et de se sacrifier pour Idriss Déby Itno », tranche-t-il. Pour le cas Zen Bada, notre confrère, à la lumière d’une enquête qu’il a menée, en est arrivé à penser que « l’affaire Zen Bada II », couplé du limogeage de Daoud Hamit, directeur général adjoint de la Banque Commerciale du Chari (BCC) et par ailleurs « beau-fils d’Idriss Déby Itno », « ne serait qu’une machination de Hinda Déby Itno (qui) ne porterait pas dans son cœur ces deux personnages ». Quant à l’autre cas que notre confrère appelle « l’énigme » Mahamat Ali Hassan, « l’argument selon lequel il aurait réformé des véhicules du Haut Commissariat national au déminage (HCND) est tout sauf crédible et ne justifie nullement cette double peine (limogeage et arrestation) ». Car, poursuit-il, « pour ceux qui connaissent un tant soit peu ce fils du Salamat pondéré, diplomate et prudent, les raisons de sa disgrâce résideraient sans doute ailleurs ».

 

Dans son éditorial du n°482, Notre Temps s’interroge : « Que se passe-t-il au sommet ? ». En faisant mention que « de hauts dignitaires du régime sont sous les verrous », le « journal des sans voix » explique qu’ils le sont « pour diverses raisons » avant de s’intéresser plus particulièrement au cas de Zen Bada. Selon lui, « l’enfant terrible du Guéra, Mahamat Zen Bada, (est) détenu depuis le 28 janvier 2012 par la police judiciaire dans les locaux de la brigade des stupéfiants. L’ancien maire de la ville de N’Djaména est au cœur d’une affaire de gros sous ».

 

La fermeture/réouverture de la SRN

La fermeture le 18 janvier 2012 de la Société de raffinage du pétrole de N’Djaména par les autorités, a conduit à la mise en place d’un comité interministériel pour gérer la crise de carburant dans le pays. Pour L’Info n° 0017 qui en a fait le bilan, « jour pour jour, la fermeture de la raffinerie de Djermaya aura duré deux semaines. Si le super est toujours disponible et au prix officiel, le gazole lui, est introuvable. Du moins il ne se trouve pas dans les lieux indiqués, à savoir les stations d’essence. Les quelques litres de gazole encore disponibles dans les quartiers se vendent à des prix d’or : pas moins de 1000 Fcfa ». Notre confrère ne comprend pas « cet acharnement des Chinois qui, après avoir prêté de l’argent pour l’exploitation du pétrole et la construction de la raffinerie, veulent coûte que coûte fixer eux-mêmes le prix et procéder eux-mêmes à la vente du carburant ». L’hebdomadaire gouvernemental plonge finalement dans le pessimisme, se disant qu’avec « ce qui se passe avec la raffinerie de Djermaya, beaucoup de Tchadiens commencent déjà par s’interroger sur l’avenir de la cimenterie de Baoré. Le même phénomène ne risque-t-il pas de se reproduire une fois que le ciment « made in Tchad » sera sur le marché ? »

 

Dans sa parution 3324 du 7 février, le quotidien Le Progrès a indiqué que « le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, président du comité interministériel, a annoncé, le 6 février dans la soirée, la réouverture de la raffinerie de Djermaya. Sur les onze points de conditions de garanties posées par le Tchad, six jugés préalables ont été acceptés par la partie chinoise ». Parmi les autres points de garanties obtenues par le gouvernement, figure celui selon lequel « avant toute opération de maintenance qui nécessite l’arrêt de production, les partenaires chinois doivent prévenir les autorités tchadiennes six mois avant pour que celles-ci s’assurent que les cuves sont pleines et que les stocks des clients et distributeurs le sont aussi ».

 

La cimenterie de Baoré

Dans un dossier de 8 pages, le mensuel Tchad et Culture n°303, explore les contours de la cimenterie de Baoré, dans le Mayo Kebbi ouest. « Annoncée pour juillet 2011 avant d’être repoussée à décembre, la mise sur le marché du premier sac de ciment ‘’made in Tchad’’ tarde toujours à se concrétiser ». « Fruit d’une coopération gagnant-gagnant, poursuit le mensuel, la cimenterie officiellement inaugurée le 1er décembre par le chef du gouvernement » suscite déjà « quelques inquiétudes par rapport à l’absence sur le marché du produit sorti de cette usine et à la survie (même de l’usine) après le départ des concepteurs chinois ».

 

Par ailleurs, poursuit-il, « le projet de la cimenterie est aujourd’hui au centre de beaucoup de controverses en ce qu’il n’a pas introduit de changements satisfaisants pour les bénéficiaires locaux » qui ne voient pas de « retombées pour la zone d’exploitation ». Pourtant, « la cimenterie est une propriété entièrement tchadienne », précise M. Kebba Wouadou Evariste, directeur général adjoint de la désormais dénommée « Société Nationale de Ciment (SONACIM) ».

 

Evénements du 28 janvier au 8 février 2008

Reprenant « in extenso » le rapport présenté par le Premier ministre, par ailleurs président du « Comité de Suivi des Recommandations du Rapport sur les événements du 28 janvier au 8 février 2008 », L’Info n° 0017 fait ressortir les différentes actions menées par les différents partenaires impliqués dans ce rapport. Pour La Voix n°0140, « le cas Ibni (est) toujours occulté ». Reprenant la liste des actions menées, notre confrère relève que le Premier ministre, Emmanuel Nadingar « rappelle qu’au cours de ces attaques meurtrières du 2 février, les édifices publics et toutes les institutions ont été attaqués, saccagés, détruits. De nombreuses victimes ont été dénombrées. Ainsi que la disparition de nombreux Tchadiens ». Le cas Ibni Oumar attendu par ses camarades politiques et l’opinion publique est donc passé sous silence.

 

Pour N’Djaména bi-hebdo, « Ibni Oumar, toujours le silence quatre ans après ». Et comme pour boycotter la séance de présentation du rapport d’étape du Premier ministre, notre confrère rapporte plutôt la conférence débat animée « avec respect et sérénité » par le député Gali Gatta N’Gothé et Massalbaye Ténébaye, président de la Ligue tchadienne des Droits de l’Homme. « Cette conférence-débat (…) voudrait que la disparition d’Ibni Oumar ne demeure plus une question tabou », lance le bi-hebdomadaire.

 

En relevant que « Ibni Oumar (est) commémoré par ses compagnons de lutte », Notre temps souligne par la même occasion que « Nadingar fait l’impasse sur Ibni Oumar ». Quant à son confrère Le Temps, il annonce que « Ibni fils réclame la dépouille de son père ». Dans une interview qu’il lui a accordée, Mohamed Ibni Oumar, fils du disparu, rassure le peuple : « De notre vivant, nous nous engageons à faire poindre la vérité sur le sort de ce symbole de la lutte pacifique et démocratique pour un Tchad meilleur où qu’elle se trouve et quel qu’en soit le prix. Notre père a fait le choix de servir son pays. Nous nous devons de respecter ce choix et de faire en sorte que son idéal et ses aspirations puissent lui survivre à travers nous mais aussi à travers d’autres Tchadiens épris de paix, de justice ».

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 13:08

130407La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a proclamé provisoirement les résultats des élections locales, le lundi 6 février dernier. Deux semaines sont accordées à la Cour Suprême pour confirmer ou infirmer ces résultats provisoires. Entre-temps, les futurs maires des villes et les conseillers s’impatientent. La Renaissance rafle des sièges, d’autres partis s’imposent dans certaines zones, titre le journal Le Progrès dans sa livraison n*3324 du mardi 7fevrier 2012. Le confrère informe qu’à partir de la proclamation des résultats des premières élections locales au Tchad, par la CENI, les candidats et leurs partis politiques disposent de quinze jours pour porter leurs réclamations devant la Cour Suprême, seule habilitée à statuer sur le contentieux de ces opérations. N’Djamena Bi-Hebdo publie tous les résultats provisoires donnés par la CENI, sans aucun commentaire. Elections Locales: Il n’y a pas eu d’enjeu, titre l’Observateur dans sa livraison de la semaine. Selon cet hebdomadaire indépendant paraissant tous les mercredis, la proclamation provisoire des résultats des élections locales par la CENI, en début de cette semaine, marque donc la fin du processus électoral enclenché depuis la signature de l’Accord politique du 13 aout 2007. Bien que l’opposition ait conquis quelques villes, la Renaissance dirigera la majorité d’entre elles.

Si l’opposition a fait une percée dans la zone méridionale du pays, le Mouvement Patriotique du Salut (MPS) et ses alliés avec leurs nouvelles formules La Renaissance se sont encore une fois de plus taillé la part du lion dans tout le nord, le Centre, l’Est et une partie du Sud du pays. Les communes de Moundou et de Bebedjia sont passées respectivement sous la coupe de l’alliance Cheval ayant comme driver Laoukein Kourayo Médar et Ngarléjy Yorangar sous la bannière des fédéralistes, nous informe l’Observateur. Le confrère dans sa chute indique que le parti de Saleh Kebzabo a été battu sur ses propres installations par la Renaissance. La CENI n’a pu traiter les procès-verbaux du 10ème arrondissement de la ville de N’Djamena, en raison des irrégularités flagrantes contenues dans ces P.V. La plénière de la CENI a, par conséquent, décidé de transmettre ce dossier litigieux en l’état à la Cour suprême, précise le président de la CENi Monsieur Mahamat Yaya Liguita. L’hebdomadaire La Voix indique que la Cour suprême est prête à statuer sur les contentieux. Le journal poursuit en disant que désabusés par l’organisation des différentes élections qui se sont déroulées au Tchad depuis 1996, les Tchadiens attendent toutefois, avec impatience les résultats des communales du 22 janvier 2012.

Après une mésentente entre les responsables tchadiens et ceux de la CNPC, société chinoise travaillant dans la raffinerie de Djarmaya, une solution a été trouvée entre les deux parties. Coopération gagnant-gagnant ou gagnant perdant? s’interroge l’Info, l’hebdomadaire d’Informations générales édité par l’Agence Tchadienne de Presse (ATP). Jour pour jour, la fermeture de la raffinerie de Djarmaya aura dure deux semaines. Si le super est toujours disponible et au prix officiel, le gasoil lui, est introuvable, du moins il ne se trouve pas dans les lieux indiqués, informe le confrère. Le quotidien Le Progrès, nous informe dans sa dernière parution de la semaine que le ministre de la Justice, garde des Sceaux, M. Abdoulaye Sabre Fadoul président du comité interministériel chargé de la gestion de la crise du carburant de la raffinerie de N’Djaména, et le vice-président de la société chinoise CNPC, ont paraphé, jeudi 9 février 2012, à la primature, le procès verbal de leurs discussions qu’ils ont engagées depuis samedi 4 février 2012, en vue de trouver une solution définitive.

Limogé et arrêté pour des véhicules reformés, titre l’Observateur en parlant de l’ex-ministre du Plan, de l’Economie et de la Coopération, M. Mahamat Ali Hassan. Selon le confrère, il a été arrêté et gardé depuis le jeudi 2 février dernier à la police judiciaire. Selon des sources, l’ex-ministre aurait reformé les véhicules d’une institution de l’Etat. Qu’a-t-il fait? s’interroge N’Djamena Bi-Hebdo. Ce journal titre le mauvais contre-feu du prince. D’ajouter que MM Mahamat Zen Bada et Mahamat Ali Hassan, ont été mis en taule, la semaine dernière, pour des présumées malversation financières. Vraies ou fausses accusations? Il n’est pas bien de servir et de se sacrifier pour Idriss Deby Itno. Dans son éditorial, l’hebdomadaire Notre-temps se demande: que se passe-t-il au sommet?. A son avis, de hauts dignitaires du régime sont sous les verrous, pour diverses raisons. Certaines seraient arrêtées pour leur implication dans la mauvaise gestion du dossier pétrole de Djarmaya. D’autres pour détournements de deniers publics et tentatives de déstabilisation des institutions de la République. Nous nous intéressons à l’un d’entre eux, en l’occurrence l’enfant terrible du Guera Monsieur Mahamat Zen Bada, détenu depuis le 28 janvier 2012, par la police judiciaire dans les locaux de la brigade des stupéfiants. L’éditorialiste de Notre-Temps conclu qu’il faut arrêter de se moquer des tchadiens dans ce cas.

Le jugement de l’ex-dictateur tchadien Hissein Habré revient encore une fois de plus dans les colonnes des journaux tchadiens. L’extradition d’Hissein Habré: le Sénégal souffle le chaud et le froid, titre l’Observateur. Alors que les victimes attendaient une analyse sérieuse de l’extradition de ce dernier vers la Belgique au dernier sommet de l’Union africaine en Ethiopie qui vient de se tenir en fin Janvier, ce dossier n’a pas été abordé comme il se devait. Pourquoi les victimes optent pour la Belgique? S’interroge un confrère. Pour les victimes, c’est depuis 2000 que le dossier a été confié aux juridictions sénégalaises mais celles-ci n’ont pas pu le traiter a cause des pressions. Le Progrès nous informe que la présidente de l’Association Tchadienne pour la Promotion et la Défense des Droits de l’Homme (ATPDH), maitre Jacqueline Moudeina, par ailleurs avocate des victimes des crimes et répressions politiques de l’ex-président tchadien Hissein Habré, a débattu, mercredi 8 février 2012, au CEFOD, avec les journalistes sur les phases déterminantes du dossier de HH. Selon elle, le rejet, par le Sénégal, de la demande d’extradition de Hissein Habré vers la Belgique, ne devrait pas faire jubiler certaines personnes. Car, pour la non-conformité des pièces jointes à la demande invoquée, il faudra attendre la suite du renouvèlement de la requête de la Belgique, d’une autre procédure devant la Cour Internationale de Justice (CIJ) de la Haye, au Pays Bas.

Aucune lumière n’est faite à ce jour sur le cas Ibni Oumar Mahamat Saleh, enlevé le 3 février 2008 par des militaires loyalistes après l’incursion de la rébellion armée à N’Djamena, relève le journaliste de N’Djamena Bi-Hebdo. Selon lui, ses camarades de la CPDC ont choisi de lui rendre un hommage mérité le week-end dernier. «Exigeons vérité et justice pour notre porte parole et secrétaire général du PLD», tel est le mot d’ordre de cette conférence débat intitulée: Fegards sur les événements des 2 et 3 février 2008. Disparition d’Ibni: l’opposition accuse le pouvoir, titre l’Observateur dans son n*645 du 8 février 2012. Selon les informations de cet hebdomadaire, pour marquer les 4 ans de la disparition du secrétaire général du PLD et porte parole de la CPDC, une conférence-débat a été organisée, suivie d’une déclaration solennelle au siège dudit parti.

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 23:40

Remaniement ministériel

« Encore deux ministres sont limogés », titre à sa Une N’Djaména Bi-Hebdo du 30 janvier au 1er février 2012. Notre confrère publie les photos des ministres du Pétrole et de l’Energie Tabé Eugène et de son collègue du Plan et de l’économie, Mahamat Ali Hassan demis de leurs fonctions par le président de la République Idriss Déby Itno (IDI). Ils ont été remplacés respectivement par Alkali Brahim, ex-directeur de l’école nationale d’administration et de la Magistrature, et M. Bédoumra Kordjé, ancien vice-président de la Banque africaine de développement (BAD). « Mais que diable Bédoumra vient-il chercher dans cette galère ? », s’interroge le Bi-Hebdo qui ignore les raisons de ce double limogeage du gouvernement de Emmanuel Nadingar II.

 

Les limogeages de ces deux ministres sont liés à la fermeture, par le gouvernement, de la raffinerie de Djermaya, dévoile le quotidien Le progrès du 30 janvier 2012 qui publie en page de couverture les photos de leurs successeurs. Cela fait au total « quatre ministres limogés en un mois », comptabilise le quotidien qui note, par ailleurs, que IDI a signé le même jour (Ndr le 27 janvier 2012) de ces renvois, le décret pour nommer son conseiller à l’inspection pétrolière, Djérassem Le Bémajiel au poste de directeur général adjoint de la société de raffinage de N’Djaména. Le quotidien voit dans la nomination de cet inventeur de pompe à eau, le positionnement de l’Etat tchadien en vue de la révision des conventions pétrolières avec ses partenaires chinois.

 

Le forum du monde rural

« Le rural n’a pas besoin d’un forum politique ! » relève l’éditorialiste de N’Djaména Bi-Hebdo n°1426 qui souligne « qu’il est connu de tous, avant l’ère pétrolière, que l’agriculture et l’élevage sont les deux mamelles de notre économie ». Le Bi-hebdo journal, doute de la mise en œuvre des conclusions du forum qui, dans son organisation, ressemble fortement à une messe dite lors des états généraux organisés au Tchad pour redynamiser certains secteurs de la vie nationale. « Encore une mystification qui ne vise qu’à trouver un sujet de la prochaine campagne électorale présidentielle », conclut-il.

 

En revanche, l’Info, hebdomadaire gouvernemental, qui consacre un numéro spécial aux conclusions du forum, relève que cet événement est une occasion pour les producteurs, techniciens, experts, administrateurs et partenaires techniques financiers d’examiner les maux qui minent le monde rural qui n’est pas développé à cause d’un manque d’encadrement des producteurs par les techniciens entassés à quatre ou à cinq dans les bureaux climatisés ». « Les techniciens, allez dans les champs », lance le confrère qui appelle aussi à une réforme. « Il faut une nouvelle approche et une nouvelle vision de développement rural », conseille l’Info qui publie intégralement la synthèse et le rapport général des travaux, le discours de clôture du président de la république ainsi que les recommandations et autres motions.

 

Les élections locales

Les confrères reviennent encore cette semaine sur les élections communales. L’info et L’Observateur n°644 publient dans leurs colonnes les déclarations préliminaires de la coalition de la mission d’observation électorale de la société civile tchadienne (MOE/SCT), de l’Association des jeunes unis pour la réconciliation nationale et le développement (AJURND), celle de l’Association Voté dans la Transparence Tchad (VT-Tchad) et la coordination des Experts électoraux africains (CEEA). Ces différents observateurs constatent que le scrutin s’est déroulé dans le calme et la sérénité dans la plupart des circonscriptions. Mais tous notent le peu d’engouement des électeurs. Le quotidien Le progrès daté du 1er février 2012, quant à lui, annonce que les procès-verbaux des résultats de ces élections sont examinés par la Cour suprême en présence des représentants des partis politiques, sauf ceux de l’opposition démocratique qui ont boycottée la cérémonie d’ouverture présidée par le président de la Cour suprême, Abdérahim Birémé.

 

Sans attendre la proclamation des résultats définitifs des élections communales par la Cour, l’Observateur n°644, dans sa rubrique politique, titre : « Pourquoi le MPS a perdu à Moundou ? ». La lutte pour le leadership et le détournement des biens mis à la disposition du comité d’organisation pour la célébration de la 21ème Journée de la Démocratie et de la Liberté du 1er décembre par des responsables du MPS, alors que la population criait à la faim, constituent les rasions de cet échec, explique l’hebdomadaire.

 

Détournement de deniers publics

« Zen Bada encore au gnouf ? ». C’est la manchette de l’Obs qui informe, par ailleurs, ses lecteurs de l’arrestation de Zen Bada, directeur des grands projets présidentiels pour détournement de deux milliards FCFA. Zen Bada, « l’homme des missions impossibles de Déby » vient tristement s’illustrer dans une énième affaire d’escroquerie, écrit l’éditorialiste qui rappelle qu’il n’en est pas à son premier « hauts faits » de chapardage. « Mais au-delà de cette moribonde affaire, c’est la facilité déconcertante qu’ont les anciens détourneurs de fonds publics par le sommet qui inquiète », s’alarme le confrère ».

 

La fermeture de la raffinerie de Djarmaya

Sur tout un autre plan, le journal revient encore dans ses colonnes sur la fermeture de la raffinerie. Selon notre confrère, la pénurie de gazole suite à l’arrêt gouvernemental de la raffinerie du pétrole de Djarmaya paralyse les activités socioéconomiques à N’Djaména, partant dans tout le pays qui explore d’autres sources d’énergies.

 

Forum sur les énergies renouvelables

C’est à travers l’organisation d’un Forum international sur les énergies renouvelables, dont les travaux ont été ouverts le 1er février 2012, par le président de la République, que le Tchad explore ses ressources d’énergie, informe Le progrès du jeudi, 2 février 2012. Un salon dans le même domaine se tient aussi en marge des travaux. Dans les différents stands, les techniciens ont exposé leur ingéniosité dans la transformation d’énergie renouvelable, telles que le solaire, l’éolien et la biomasse, en sources d’énergie à moindres coût et sans menace pour l’environnement, poursuit le quotidien.

 

« Les dérives autoritaires d’IDI 1er », constate N’Djaména Bi-Hebdo n01427, du 5 février. Pour étayer son affirmation, Bi-Hedo publie une caricature d’un homme, habillé d’un treillis, chaussé de rangers, portant sur sa tête une couronne, une hache à la hanche, lançant cet appel avec un mégaphone aux oiseaux perchés sur un arbre : « Je ne veux pas d’arbres, pas de prison, pas d’étudiants dans ma vitrine d’Afrique centrale !!! ». « La cimenterie de tous les maux », titre N’Djaména Bi-Hebdo n01427 qui évoque qu’à cause des problèmes d’ordre technique, organisationnel et de dialogue de sourd entretenues par les autorités tchadiennes et les partenaires chinois que la cimenterie n’a pas pu démarrer la production du ciment à la mi-janvier.

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 14:26

130407La raffinerie de Djermaya est fermée

« Le Président de la République tape du poing sur la table », titre en Une L’INFO dans sa parution du 23 au 30 janvier 2012. Suite à la pénurie de carburant qui sévit à N’Djaména, constate l’hebdo, le chef de l’Etat a réuni le 19 janvier 2012, le ministre des Affaires Etrangères, celui du Commerce, les responsables de la Société des Hydrocarbures du Tchad et ceux de la Société nationale de Raffinage, pour leur faire savoir que personne ne doit s’amuser avec les intérêts du Tchad. « Il faut mettre un terme à cette pénurie artificielle, et au besoin, rappeler à l’ordre les partenaires chinois », a déclaré Idriss Déby Itno. A la suite de ces échanges, le chef de l’Etat a ordonné la fermeture de la raffinerie de Djermaya jusqu’à ce qu’une solution définitive ne soit trouvée, rapporte L’INFO.

 

« C’était trop », renchérit LE PROGRES pour qui la baisse du prix du litre du super, de 490 Fcfa à 380 Fcfa n’était pas du goût de la partie chinoise, CNPCI, malgré une concession de renchérir celui du gasoil de 498 Fcfa à 520 Fcfa. Le quotidien accuse la CNPCI, majoritaire dans la Société de raffinage de N’Djaména ainsi que l’ingénierie de la raffinerie de presser alors les Tchadiens, à travers le gasoil, dont l’absence suscite leurs cris. « Il s’agit du choix des Tchadiens d’avoir une raffinerie sociale ! Jouer sur cette corde était trop les provoquer », analyse le confrère. Le quotidien revient dans sa parution du 24 janvier pour informer qu’une nouvelle loi est en circuit pour réviser la convention liant le Tchad à la Chine pour l’exploitation et la commercialisation du brut des champs de Rôniers et de Mimosa.

 

N’DJAMENA BI-HEBDO, relève que bien qu’ayant d’autres motivations que celles de défendre les intérêts du pays, la fermeture de la Société nationale de raffinage de N’Djaména, puis l’expulsion de son directeur général de notre territoire, est applaudie par beaucoup de nos compatriotes qui y voient un signal fort envoyé aux partenaires chinois. « L’affront subi par le Tchad étant lavé (la raffinerie fermée, ses cuves vidées et livrées à la consommation), quelle sera alors la suite ? », s’interroge N’DJAMENA BI-HEBDO. La seule nouvelle, officieuse, est celle de la révision prochaine de la convention liant la Chine et le Tchad pour l’exploitation du brut tchadien, avance-t-il. Mais cette nouvelle, qui s’apparente à de l’intox, augmente plus les inquiétudes dans la mesure qu’elle confortera l’opinion des Chinois qui pensent que les Tchadiens ne respectent pas leur parole donnée. Et ils seront réticents à nous faire confiance pour le long terme, prévient le journal.

 

« Pour des raisons de souveraineté peut-on sur un coup de colère prendre une telle décision quand on sait que la situation dans la sous région appelle à plus de modération ? », se demande L’OBSERVATEUR. Aujourd’hui, avec les quelques stocks emmagasinés dans les dépôts, nous ne sentons pas encore la pénurie comme telle, mais si la situation perdure, cette crise énergétique risque de nous frapper durement, prévient l’hebdo.

 

Tenue des élections communales

L’INFO publie la photo du couple présidentiel, accomplissant son devoir civique au bureau de vote n°1, sis au quartier Ngato, dans le deuxième arrondissement de N’Djaména. « Je voudrais demander à toute la classe politique de garder la sérénité et de jouer franc jeu. Notre pays n’a pas besoin de remous post-électoraux… Il me paraît aussi important qu’au niveau de la Commission Electorale nationale indépendante et l’ensemble des agents qui sont engagés fassent leur travail dans la plus grande transparence et avec beaucoup d’efficacité », a exhorté Idriss Déby Itno.

 

« Taux de participation très faible », tel est le constat fait par les reporters de NOTRE TEMPS pour qui beaucoup de bureaux de vote ne sont pas ouverts à l’heure indiquée. Partout dans la capitale, il n’y a pas eu d’engouement comme ce fut le cas pendant la présidentielle et les législatives, relève-t-il. « Désintérêt et désordre pèsent sur la participation », relève de son côté Le quotidien LE PROGRES. Le vote pour les communales a débuté dans le calme, mais lourdement, le dimanche 22 janvier 2012 à N’Djaména, à cause de l’opération de deux scrutins cumulés, de problèmes d’ordre organisationnel, d’engouement, etc.

 

« Electeurs aux abonnés absents », abonde dans le même sens N’DJAMENA BI-HEBDO qui a couvert le vote à Moundou, laa capitale économique. L’Alliance cheval, qui a pour tête de liste l’ancien maire de la ville de Moundou, Laoukeïn Kourayo Médard, triomphe (avec 69,41%) de l’Alliance de la Renaissance, menée par le maire sortant Ursule Tourkounda (12%). Lors d’une conférence de presse tenue avant la proclamation des résultats par la CENI locale, la Renaissance crie à la fraude, rapporte le journal

 

L’ex-président du HCC Tiréngaye Dédjébé Bob est libre

Le quotidien LE PROGRES informe que la première session ordinaire de la Cour criminelle qui se déroule du 16 au 26 janvier 2012 à Moussoro, a acquitté l’ex-président du Haut Conseil de la Communication (HCC). Bob Tirengaye Dédjébé vient de bénéficier d’un non-lieu, au bénéfice du doute, indique le journal. Les documents justificatifs de sa présomption, présentés à la cour, seraient scannés. L’ex-président du HCC était accusé d’avoir détourné quelque 100 millions Fcfa, de l’aide de l’Etat à la presse. Inculpé pour détournement de deniers publics, il était gardé à la Maison d’arrêt de N’Djaména sans jugement, depuis presque deux ans et demi, rappelle le journal.

 

Idriss Déby Itno convole en justes noces

NOTRE TEMPS publie à sa Une du 25 janvier 2012, la photo de la nouvelle épouse du président de la République Idriss Déby Itno (IDI). En outre, on voit sur une autre photo en médaillon, le président soudanais Omar Hassan El Béchir, le représentant d’IDI et Moussa Hilal, les bras en l’air, en pleine cérémonie de Fatia.

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 10:50

130407La capitale vibre au rythme de la campagne dans laquelle les candidats dévoilent leurs programmes pour convaincre leurs électeurs. Certains journaux sont revenus sur l’affaire Hissein Habré, celle de Matta-Léré, du député Kebzabo, la rareté du carburant de Djermaya, la reforme de l’armée, la justice, etc. Le sport et la culture ferment la manche des journaux. Les élections communales auront lieu bientôt au Tchad pour la première fois de son histoire. La concurrence des candidats se fait à travers la campagne lancée depuis une semaine. Les futurs conseillers municipaux et maires en compétition tentent de convaincre leurs électeurs en présentant leurs plans d’actions pour l’amélioration de nos communes. Limités par une décision du Haut Conseil de Communication (HCC), les journaux ne couvrent que les points et conférences de presse. Ils ne peuvent pas couvrir les meetings des candidats, au risque de tomber sous le coup d’une sanction du HCC. La campagne roule timidement, titre à sa Une, l’hebdomadaire l’Observateur. Selon ce journal, si le parti au pouvoir, le Mouvement Patriotique du Salut (MPS) ne s’est pas encore lancé dans la course, l’opposition démocratique a pris d’assaut certains arrondissements de la capitale. Le confrère ajoute que la Coordination des Partis Politiques pour la Défense de la Constitution (CPDC) qui regroupe 16 partis politiques, la coalisation des partis fédéralistes constitués de 5 partis et RNDT/Le Réveil qui se présente seul ont déjà investi leurs candidats de N’Djamena la semaine dernière.

L’Observateur retient que c’est ainsi que les meetings ont été animés ça et là par les différents chefs de ces partis politiques en présence de leurs candidats respectifs. La campagne électorale démarre, informe le quotidien Le Progrès qui poursuit que cette campagne pour les élections communales entre, depuis lundi 9 janvier 2012, dans son troisième jour. Les partis politiques et regroupements de partis démarrent, timidement, leur conquête des électeurs. Selon le confrère, dans certains arrondissements municipaux de la capitale, la plupart des candidats commencent par les affiches. Ils disposent les effigies sur les murs, des panneaux publicitaires, les ronds-points ou autres grandes artères. Des véhicules de particuliers et des bus de transport en commun portent, aussi, des affiches de candidats. Quelques candidats tiennent des meetings. Au cours d’une conférence de presse donnée à son domicile, au quartier Paris-Congo, dans le 6ème arrondissement de N’Djaména, le chef de File de l’Opposition et porte-parole adjoint de la Coordination des Partis politiques pour la Défense de la Constitution (CPDC), M. Saleh Kebzabo, invite les formations politiques en compétition à respecter les règles élémentaires de courtoisie pendant la campagne pour les élections communales du 22 janvier 2012 et de tout mettre en œuvre pour que les opérations se déroulent dans des conditions acceptables, rapporte le journaliste du Progrès. Les spécialistes de la fraude doivent prendre en compte cet appel, qui vaut un avertissement, car l’opposition ne se laissera plus faire et n’acceptera aucune manipulation de nature à changer les résultats, prévient le député Saleh Kebzabo.

L’Affaire de l’ex-président tchadien Hissein Habré a aussi occupé les lignes des journaux cette semaine. L’hebdomadaire la Voix annonce que le président sénégalais Abdoulaye Wade suscite de l’espoir chez les victimes de Hissein Habré. Les déclarations du président Abdoulaye Wade a RFI le 4 janvier dernier, que très probablement Hissein Habré va être renvoyé en Belgique pour répondre aux accusations des crimes contre l’humanité, crimes de guerre, et torture suscite beaucoup d’espoir chez les victimes, explique le journal. Le Progrès informe cet autre revirement du président sénégalais Abdoulaye Wade par le biais de la justice et rejette l’extradition de Hissein Habré. La cour d’Appel de Dakar a rejeté la demande d’extraction, vers la Belgique, de l’ancien président tchadien Hissein Habré, poursuivi pour crime contre l’humanité, de guerre et torture, durant tout son exil dans la capitale sénégalaise, depuis sa chute en 1990. La requête de la Belgique n’est pas conforme aux dispositions légales sénégalaises en matière d’extradition, justifie la justice du Sénégal. Le confrère conclu que le problème qui se posera pour le Sénégal est que les Etats-Unis leur auraient promis une aide de quelques 50 millions de dollars pour l’extradition de Hissein Habré vers la Belgique. S’agissant de l’affaire de Matta- Léré et celle de Saleh Kebzabo, l’hebdomadaire Notre-Temps s’interroge pourquoi veut-on abattre Kebzabo? Avec des caricatures à la Une, le journal la Voix montre la guerre entre les fils de la région du Moyo-kebbi. En accordant une interview a M. Jean Bernard Padaré, déclare: Il n’y a que Saleh Kebzabo qui a intérêt à nous voir diviser. Dans son interview dans le même journal et la même parution, Monsieur Saleh Kebzabo indexe: Celui qui a toujours divisé sur le plan national c’est le président Deby.

 

 En énergie, les journaux de la place nous font comprendre que la surproduction du super cause une pénurie du gasoil qui se raréfie dans les stations-services. Cette rareté ralentit aussi le transport en commun dans la capitale, N’Djamena. L’Observateur revient sur le respect strict du prix et de la vente du super dans les différentes stations, l’article 3 de l’arrêté fixant le prix de vente des produits pétroliers a strictement interdit la vente des produits pétroliers inflammable à l’air libre. Bien que l’essence du Tchad est à bas prix, il ne nous arrange pas tellement, car avec deux litres, l’on ne peut pas faire les mêmes courses que si nous utilisions celui du Nigeria, note le journal. Pour le Progrès, depuis la semaine dernière, le gasoil devient rare dont le prix officiel qui est de 520 FCFA dans les stations-service se vend entre 700 et 800 FCFA en ville. De poursuivre que la plupart des stations bâchent, simplement les pompes de gasoil pour signaler aux clients l’indisponibilité de ce carburant. Certains conducteurs sont obligés de garer leurs véhicules, en attendant que la situation se normalise.

Dans le cadre de la reforme de l’armée, l’hebdomadaire la Voix s’interroge peut-on croire au chef suprême des armées? Selon ce journal, le nettoyage n’est pas achevé. Il justifie cela par le fait que la cérémonie de clôture du recensement des agents des forces armées et de sécurité, tenue à Moussoro apparait comme une occasion pour le président de la République de faire son mea culpa et d’appeler l’armée au professionnalisme. Même s’il semble faire confiance à ceux qui se sont attelés à cette tache, le chef de l’Etat reste sceptique sur les résultats. Cette reforme de l’armée a suscité des réactions du coté des démobilisés. Le CEMGA appelle les démobilisés au calme, titre le journal le Progrès. Selon le confrère, le chef d’Etat-major Général des Armées (CEMGA) annonce aux militaires démobilisés que, les dispositions sont en train d’être prises pour permettre le paiement de leurs soldes extérieures à la démobilisation et l’octroi d’une prime de démobilisation, dans les tous prochains jours. Il les invite, par ailleurs, à constituer, dès à présent, leurs projets de réinsertion afin de bénéficier de financement. Le CEMGA appelle, en conséquence, les militaires démobilisés au calme et à la raison, seules voies pouvant régler, définitivement, la question. Les militaires démobilisés ont, en effet, improvisé une manifestation, devant le ministère de la Défense, attenant au secrétariat général du Gouvernement.

Dans le domaine du sport et de la culture, les journaux nous tiennent informés d’un décret présidentiel mettant fin aux fonctions du ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Siméon Mbaidoum, aussitôt remplacé par le comédien Haikal Zakaria Djibrine. L’Observateur accorde une longue interview au président de la Fédération Tchadienne de Judo qui parle de la Coupe du Monde de Judo qu’organise le Tchad du 20 au 22 janvier prochain, à N’Djamena. La Voix quant a lui s’est intéressé en culture, à la grande rencontre des Massa, dans la région du Mayo-Kebbi. En effet, c’est la 4ème édition du festival international des Arts et Cultures de Massa, qui s’est déroulée du 27 au 29 décembre 2011, à Bongor, dans le Mayo Kebbi Est. Le Thème central retenu pour cet événement est «Tokna comme gage d’unité et de développement», veut traduire le nouvel état d’esprit des massa pour le développement.

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 14:03

130407Célébration de la Journée nationale de prière pour la paix « Le Tchad : un, uni et indivisible », tel est le titre emprunté à L’INFO, l’hebdomadaire de l’Agence tchadienne de presse, qui publie à sa Une, la photo du président de la République Idriss Déby Itno, du pasteur Souïna Potiphar, du Cheïck Abakar Hissein Hassan et de Mgr Mathias Ngartéry, les mains dans les mains. A l’occasion de cette cérémonie qui s’est déroulée le 28 novembre dernier, le chef de l’Etat a affirmé que « cette journée est le point de départ pour nous de nous débarrasser de tous les mauvais esprits de désunion, de tribalisme, de régionalisme et de népotisme ». Le Tchad et le Soudan paient la « Dia » aux familles des victimes de conflits entre éleveurs soudanais et tchadiens

 

Le quotidien LE PROGRES, informe qu’à la suite d’un incident ayant occasionné mort d’hommes, les éleveurs tchadiens et soudanais proches de la frontière entre les deux pays, ont tenu une rencontre de conciliation le mardi 13 décembre 2011, à Koulbous, localité située à quelque 230 km à l’Est d’Abéché. Le 1er octobre dernier, rappelle le journal, des groupes d’éleveurs tchadiens et soudanais se sont affrontés à la frontière tchado-soudanaise. A l’issue de ces heurts, sept éleveurs sont décédés dont 4 soudanais et 3 éleveurs tchadiens. Après la conciliation, menée grâce aux responsables de la Force mixte Tchad-Soudan, le gouvernement tchadien et celui du Soudan ont versé respectivement à titre de « Dia » (ndlr, Prix du sang), 37 143 000 FCFA et 215 000 000 de pounds soudanais, aux familles des victimes, précise le confrère.

 

Les ratés de la fête du 1er décembre à Moundou

« 1er décembre à Moundou : détournements à gogo », titre en Une L’OBSERVATEUR, qui nous apprend que des lâches chapardeurs ont sévi au lendemain de la célébration de la 21ème journée de la démocratie et de la Liberté. Bon nombre de matelas, tapis et vivres, mis à la disposition du comité local d’organisation, ont pris une direction inconnue tandis que les délégations venues des villages et des cantons logées dans les établissements scolaires, ont galéré tout le temps des festivités. Le confrère précise qu’un gros véhicule, plein de matelas, de sacs de riz et d’autres biens ont été saisis par la police au rond point de Koutou et garé au commissariat de police de la ville. Commentaire du journal : « encore une fois, les caciques du pouvoir n’ont pas fait mentir leur mauvaise réputation et ont étalé leur propension à confondre biens publics et patrimoines privés ».

 

Communales : plus de 1000 candidats pour 296 sièges à N’Djaména

Ces chiffres ont été publiés par LE PROGRES qui constate que pour cette fois-ci, les partis politiques désirant participer à la gestion des communes, ont respecté le nouveau calendrier, réaménagé par la Commission Electorale Nationale Indépendante. « Tout le monde veut être maire », constate N’DJAMENA BI-HEBDO, qui affirme que comme aux législatives de février dernier, la course à la conquête des 42 conseils municipaux a fait beaucoup de mécontents au sein du parti au pouvoir ainsi que de l’opposition. Au sein de la majorité, souligne le journal, le fait de soumettre la liste des candidats à un comité d’arbitrage pour calmer la furie de ceux qui seront recalés n’est pas du goût de tout le monde. Les alliés du Mouvement Patriotique du Salut se sont fait gruger et ont été relégués dans la plupart des circonscriptions, au bas des listes. Quand on sait que les élections communales se jouent à la proportionnelle, leurs chances de grignoter des sièges est quasi-nulle, analyse le BI-HEBDO qui donne raison à Kassiré Koumakoye d’avoir choisi de s’engager tout seul dans cette course. Du côté de l’opposition qui a signé une plate forme électorale entre 17 partis, chacun des partis a bataillé fort pour placer le plus de ses militants possible. Pour la circonscription de Sarh, illustre le confrère, on a même frôlé le divorce, tant les ambitions de la CDF d’Ali Golhor sont grandes. Mais finalement, c’est l’URD de feu Kamougué qui conduira la liste de l’opposition dans un de ses bastions.

 

Les détenus de la Maison d’arrêt de N’Djaména transférés à Moussoro

L’OBSERVATEUR nous apprend que le 8 décembre 2011, le procureur de la République, M. Mahamat Saleh Youssouf, a fait un point de presse pour expliquer les raisons du transfert des détenus de la Maison d’arrêt de N’Djaména à Moussoro, dans le Bahr El Gazel. Cette mesure ne concerne que les condamnés, précise le procureur de la République ; les prévenus et inculpés doivent attendre d’être situés sur leur sort avant un éventuel transfert. Déjà, le lundi 5 décembre dernier, 235 condamnés ont été acheminés dans les cellules de la maison d’arrêt de Moussoro, suivi de 300 autres, le mercredi 7 décembre. Pour le Procureur de la République, c’est dans l’intérêt des détenus que ce transfert est en train d’être fait. La Maison d’arrêt de Moussoro est construite dans les normes modernes, contrairement à celle de N’Djaména, a-t-il ajouté. Plus critique, l’éditorialiste de LE TEMPS estime que ce transfèrement n’est rien d’autre qu’une condamnation à mort. Même si sur la forme, la décision des autorités semblent fondée, au fond, c’est de l’aberration, relève le journal. «  Il faut avoir été prisonnier et avoir goûté à l’animosité du personnel pénitentiaire tchadien pour voir le danger que court le prisonnier déporté à Moussoro, une animosité qui risque de se transformer en bestialité, loin des yeux », prévient-il.

 

Inauguration de l’Université de Toukra

L’INFO a couvert l’inauguration le 7 décembre 2011 par le chef de l’Etat, des Facultés des Sciences de l’Éducation et des Sciences Economiques et de gestion de l’Université de Toukra, située à une quinzaine de kilomètres de N’Djaména. Six autres facultés attendent d’être construites sur le site, note le journal. L’hebdo estime que « c’est à la fois un saut quantitatif et qualitatif opéré par les autorités dans le dispositif de formation universitaire ». Selon les propos du président de la République rapporté par le confrère, cette université pourrait accueillir jusqu’à 20 000 étudiants et s’étend sur plus de 6 000 Km2. Elle dispose par ailleurs d’un service pour les œuvres universitaires, ajoute-t-il.

 

La société civile et les populations de la zone pétrolière portent plainte contre ESSO

Selon L’OBSERVATEUR, le Groupe de Recherche Alternative et de Monitoring du Projet pétrole Tchad-Cameroun (GRAMP/TC), en collaboration avec la société civile et les populations de la zone pétrolière, lors d’une conférence de presse tenue le 10 décembre 2011, a informé la presse de la plainte qu’il a portée contre ESSO. La plainte, a été déposée auprès du Compliance Advisor/Ombudsman (CAO) pour les effets négatifs de ce projet qui affectent les populations riveraines du bassin pétrolier de Doba. Le dossier soumis au CAO comprend 150 plaintes dont 25 communautaires et 125 individuelles, rapporte le confrère. LE TEMPS ce pour sa part, énumère les différents griefs reprochés au consortium pétrolier. Ce sont : la pression foncière et la perte des moyens d’existence durable dans la zone du projet, les impacts sociaux individuels et communautaires avec des dommages non réparés, les impacts environnementaux cumulatifs et irréversibles, l’exacerbation de la pauvreté au Tchad en général et particulièrement dans la zone de réalisation du projet, etc.

 

Alerte famine

Des millions de personnes risquent de vivre une crise alimentaire grave si aucune solution rapide n’est entreprise, prévient l’ONG Oxfam, citée par le BI-HEBDO. Les facteurs déclencheurs de cette crise identifiés par le système d’alerte précoce d’Oxfam sont : les faibles précipitations et des niveaux d’eau plutôt bas, les récoltes et les fourrages plutôt limités, la diminution des transferts des fonds des migrants et les prix élevés des denrées alimentaires. Au Tchad, précise le journal, 13 régions sur 22 pourraient être concernées par l’insécurité alimentaire.

 

La Compagnie Sucrière du Tchad (CST) met 380 agents en chômage technique

LE PROGRES nous informe que sans préavis, tous les 350 agents de l’usine de la CST de N’Djaména sont mis en chômage technique d’une semaine, depuis le lundi 12 décembre dernier, par une décision de leur direction générale. Des sources proches de la direction générale de la CST renseignent que la raison principale de cette décision serait liée à la mévente des produits fabriqués par l’usine de N’Djaména, face à ceux provenant de la fraude. Après s’être réunis en assemblée générale, informe le journal, les agents rejettent le chômage technique auquel ils sont soumis et menacent d’aller en grève. Dans sa parution du vendredi 16 décembre 2011, le quotidien rapporte les inquiétudes du Président directeur général de la CST, M. Ibrahim Badji Mollimi pour qui, la mise en chômage des agents de l’usine de N’Djaména est « un signal fort aux autorités et une première étape vers le licenciement économique, si l’Etat ne fait rien pour résoudre la question de la concurrence déloyale ».

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