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Tchad, Berceau De L'humanité

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 21:34

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Tous les tchadiens savent que leurs finances sont très mal gérées tant en recettes qu’en dépenses ; c’est un fait ; mais beaucoup d’entre eux ignorent le degré que cette gabegie a atteint notamment pour ce qui concerne l’exécution des Dépenses publiques. En effet, nous assistons presque tous les jours non seulement à des violations systématiques des règles budgétaires définies dans le cadre des différentes lois des finances et des textes réglementaires subséquents, mais également à des soustractions délibérées d’importantes ressources publiques du circuit légal des dépenses. Pour comprendre comment notre pays est saigné à blanc, une description sommaire du circuit de la dépense publique s’impose :


En effet, une disposition de la loi organique N°11/62 du 11 Mai portant loi de finances résume à elle seule en son article N° 9 ce qui caractérise le mécanisme normal des dépenses de l’Etat : « aucune dépense ne peut être effectuée si elle n’a pas été prévue au Budget et si elle n’est pas couverte par des crédits régulièrement ouverts » ; l’article N°10 renchérit : «Avant d’être payées, les dépenses sont engagées, liquidées, ordonnancées ». Cela voudrait dire que pour qu’une dépense de l’état soit payée, il faut qu’elle passe par quatre étapes obligatoires :


- L’engagement de la dépense : pour consommer les crédits ouverts pour eux dans le budget général, les Ministères ou autres services de l’état émettent leurs besoins par un bon de commande qui est accompagné de la facture du fournisseur et plus tard d’un procès verbal de réception ; ce dossier est transmis au Ministère des Finances dont les services procèdent à
- La Liquidation de la dépense : c’est à dire que ces services vérifient la réalité du service fait et l’exigibilité de la dépense puis en calculent le montant ;
- L’ordonnancement : c’est l’acte administratif donnant l’ordre de payer la dépense au vu de la liquidation ; il est matérialisé par l’émission par le service de l’ordonnancement d’un mandat qui est en fait le titre de payement.
Le dossier comportant donc un bon de commande administratif, une facture, un procès- verbal de réception et un mandat est envoyé dans un bordereau au trésor pour paiement.
Mais avant d’arriver au trésor, le dossier de la dépense est revêtu du visa préalable du contrôleur financier qui vérifie l’opportunité de la dépense, sa conformité aux textes en vigueur son incidence financière et la disponibilité des crédits avant d’apposer son visa.
- Le payement est donc effectué par le trésorier payeur après vérification de la régularité de la dépense et la présence du visa du contrôleur financier.
Il convient de préciser ici qu’à chacune des étapes précitées, les services des finances procèdent à la vérification entre autres de la disponibilité des crédits et de la conformité de la nature de la dépense aux lignes de crédits ouverts au budget.
Ces mécanismes s’appliquent à peu de chose près aux marchés publiques qui eux sont soumis à un formalisme contractuel préalable (appel d’offre, marché négocié, de gré à gré etc.) avant d’être engagés dans le circuit.
C’est dire donc que pour faire sortir de l’argent des caisses de l’état, la loi a prévu un formalisme rigoureux pour éviter les détournements, les vols et les malversations .
Si la règle est comme nous l’avons vu, qu’aucune dépense de l’Etat ne peut s’effectuer sans titre de paiement, la loi a prévu que certaines dépenses peuvent à titre exceptionnel être directement payées par la caisse du trésorier payeur avant d’être régularisées : c'est-à-dire que le paiement est fait immédiatement avant les trois autres étapes en raison du caractère urgent de ces dépenses ; l’objectif est d’éviter la lourdeur du circuit normal cité plus haut : on les appelle « les dépenses sans ordonnancement préalable ou les dépenses avant ordonnancement en abrégé D.A.O »
En raison de leur caractère exceptionnel, elles sont rigoureusement réglementées par les lois organiques et les textes réglementaires subséquents :
En effet, outre le fait que ces dépenses sont limitativement listées dans l’Arrêté N°098/PR/PM/MFB/SE/SG/09 du 28/05/09 et dans la note circulaire N°005/PR/PM/SG/2009 du 29 Mai 2009, elles doivent être soumises à un contrôle obligatoire de liquidation (constat de la dépense et évaluation du montant) et le trésorier payeur doit s’assurer de la disponibilité des crédits avant tout décaissement ; le dossier afférent à la dépense doit immédiatement suivre le circuit normal décrit plus haut. Il convient de noter que cette procédure n’est effectuée que sur décision expresse du Ministre des Finances et du Budget accompagnée d’une fiche annotées par les plus hautes autorités.
Cette disposition est reprise par l’Arrêté N°238/PR/PM/MFB/SG/10 du 3 novembre 2010 portant nomenclature des pièces justificatives des dépenses de l’Etat. Ces dépenses avant ordonnancement sont les suivantes :
- Les dépenses liées à la dette et les frais associés
- Les dépenses de sécurité
- Les frais de mission à l’intérieur et à l’extérieur du pays
- Les fonds spéciaux
- Les frais de soins et d’évacuation sanitaire.

A part donc ces dépenses, toutes les autres doivent obligatoirement suivre le circuit normal avant d’être payées. Le trésorier payeur doit obligatoirement avant de sortir l’argent correspondant à cette catégorie de dépense, procéder à un contrôle de liquidation et surtout vérifier si les crédits correspondant à ces dépenses sont disponibles.

La législation antérieure aux arrêtés cités plus haut avait limité le montant des D.A.O à 15 000 000 de francs Cfa ; d’ailleurs en 2005, le montant des dépenses avant ordonnancement ne dépassaient pas vingt million de francs Cfa ; Mais depuis que les hautes autorités ont comprit qu’il existe la possibilité de prélever directement de L’argent du trésor avant toute procédure de dépenses, elles se sont mise systématiquement à piocher dans la caisse du trésorier payeur sans même respecter les normes minimales définies dans les actes précités ;

Les considérations de contrôle de liquidation et de la disponibilité des crédits sont foulées aux pieds. Même des marchés publics dont le formalisme est le plus rigoureux de toutes les dépenses ont été payés par D.A.O. Les agents du trésor et de la Direction du budget sont souvent chargés de trouver dans le budget, des crédits correspondant à la nature de ces dépenses pour essayer de les régulariser ; mais souvent, les prélèvements les plus importants concernent des dépenses qui ne sont même pas prévues au budget ; après l’année 2005 ces dépenses qui constituaient l’exception sont devenues la règle et au fil des années, leur montants ont augmenté jusqu’à atteindre en 2010, le seuil fatidique de 215 Milliards.


Cette pratique qui n’existe nulle part ailleurs est d’autant plus grave qu’elle avait déjà écœuré nos bailleurs à l’époque où ils étaient encore là ; ils avaient déjà exigé la régularisation impérative de ces dépenses irrégulières qui à l’époque étaient encore à un montant raisonnable. C’est ainsi qu’après le départ du F.M.I, les autorités ont mis en place, depuis deux ans, l’une des plus grandes aberrations budgétaires que le pays ait connu : la suspension des engagements de dépense.

En effet, à peine quelques mois après la promulgation de la loi de finance, les engagements des dépenses sont suspendus jusqu’à nouvel ordre par un acte du Ministre des finances sur instructions du Président de la république souvent transmises par le Secrétaire Général de la Présidence. Ces décisions sont d’autant plus lourdes de conséquences qu’elles bloquent inévitablement le fonctionnement des services publics ; c’est ainsi qu’après l’interruption des engagements de dépenses, la plupart des Ministres n’ont même plus des rames de papier pour travailler.


L’objectif visé par ces suspensions, était en fait de permettre que le reste des crédits soit utilisé pour régulariser les dépenses avant ordonnancement : c'est-à-dire qu’au lieu de servir au fonctionnement de l’état, les crédits budgétaire alloués aux différents services de l’Etat servent tout simplement à réparer les malversations de nos plus hauts responsables ; à y regarder de plus prés, environ 90% des D.A.O sont le fait de la présidence de la République (70%) et de la Primature (20%).C’est cette pratique qui est à l’origine des multiples collectifs budgétaires qui surviennent malencontreusement en cours d’exercice aux fils des années. Ces budgets rectificatifs du budget initial dont l’objectif est de permettre le fonctionnement des services de l’Etat subissent malheureusement le même sort que les budgets initiaux et leur exécution est rapidement interrompue ; les crédits sont encore bloqués pour la régularisation des sommes d’argent prélevées indûment du trésor public et ce cycle se répète ainsi d’années en années depuis que notre pays n’est plus sous programme d’ajustement et donc n’est plus sous la surveillance du F.M.I.


Cette gestion scabreuse de nos finances publiques est la cause principale du départ du fonds monétaire international qui ne nous considère plus depuis longtemps comme un pays normal. Inutile de dire que le Tchad est la risée des coulisses des instances financières internationales. Livrés à nous-mêmes, les lendemains sont plus qu’incertains pour notre pays qui est désormais à la merci de tous les excès. Ces dépenses avant ordonnancement sont devenues la règle et il est légitime de ce poser cette question : à quoi sert la loi de finance portant budget Général votée par notre parlement ? Pourquoi voter une loi de finance et un budget Général pour les fouler aux pieds ?


Une cour de discipline budgétaire chargée de réprimer les manquements aux règles budgétaires existe bel et bien dans notre pays ; mais comme par hasard, elle n’a jamais fonctionné par ce qu’aucun local ne lui a été affecté et surtout parce que ses membres nommés il y’a six ans n’avait jamais été installés. Ces membres dont certains sont morts depuis lors, continuent à percevoir un salaire consistant leur permettant de s’accommoder de cette situation « en se tenant tranquille ».


Le parlement qui avait l’obligation d’exercer son contrôle de l’exécution du Budget par le vote d’une loi de règlement a tout simplement baissé les bras ; la loi de règlement permet au parlement de comparer en fin d’exercice, l’exécution du budget par rapport aux dépenses autorisées dans le budget initial éventuellement remanié par un collectif. Cette loi de règlement qui permet au parlement de contrôler l’exécution du budget par le pouvoir Exécutif n’a plus vu le jour depuis plusieurs années.


Les citoyens tchadiens ont élu des représentants qui ont voté en leur nom une loi de finance et un budget qui défini des règles régissant les entrées et les sortie des ressources destinées au bien être de tous les tchadiens ; la violation de ces règles constitue pour nous, défenseurs des Droits Humains une violation de leurs Droits Economiques que nous avons le devoir de dénoncer.

A l’heure où nos recettes douanières sont en toute illégalité logées dans un compte à la CBT échappant au Trésor Public et donc à tout contrôle ; à l’heure où nos entreprises sont bradées et la gestion de nos régies de recettes concédée à des proches du cercle du pouvoir ; nos députés en votant un budget dont ils savent qu’il ne sera jamais exécuté et surtout d’ignorer délibérément d’en contrôler l’exécution par une loi de règlement porteront sans conteste devant l’histoire, une très lourde responsabilité.


Mahamat nour Ibedou

Inspecteur principal du trésor ;

Secrétaire General de la Convention Tchadienne pour la Défense des Droits Humains (C.T.D.D.H).

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 09:16

AR.jpgPour tenter de sauver les derniers éléphants du Tchad décimés par des bandes organisées de trafiquants d'ivoire venues du Soudan voisin, les défenseurs de l'environnement se sont résolus à adopter des méthodes paramilitaires, alliant réseaux de renseignements et techniques de combat modernes. C'est au parc national de Zakouma que la guerre aux braconniers à été déclarée. Même si elle bénéficie depuis 1989 du soutien de l'Union européenne, cette vaste réserve de 3.000 km2 au sud du pays a perdu 90% de ses éléphants ces dernières années. De 4.300 animaux recensés en 2002, il n'y en avait plus qu'environ 450 dix ans plus tard. On les abattait devant les fenêtres des administrateurs du parc...

Le prix de l'ivoire ne cesse d'augmenter

L'ONG sud-africaine African Parks a commencé à organiser la défense quand elle a pris en charge la gestion de Zakouma au début 2011. La première mesure a été d'assurer une présence permanente, car le parc était abandonné pendant la saison des pluies --l'été-- quand il est isolé, en grande partie sous les eaux... au moment où les éléphants s'éloignent, et sont davantage vulnérables. L'ONG a construit des pistes d'atterrissage utilisables par tous les temps et rationalisé son système de surveillance, en déployant notamment des gardes à l'extérieur pendant les crues, et en suivant les pachydermes par satellite. L'hémorragie s'est arrêtée, puisque Zakouma n'a perdu «que» 13 éléphants ces deux dernières années. Et les animaux, qui étaient fort stressés, ont recommencé à se reproduire.

 

Mais cette reprise en main ne s'est pas faite sans heurts: six gardes de Zakouma ont été abattus un matin de septembre 2012, quelques jours après un raid sur un campement de braconniers au nord-est du parc. «L'impact a été énorme sur nos opérations et sur le moral des gardes. Nous avons été choqués que des gardes qui étaient juste là-bas pour protéger des éléphants aient pu être massacrés comme ça», raconte Rian Labuschagne, le directeur du parc. Les informations recueillies alors ont confirmé ce que les défenseurs de l'environnement savaient déjà: basés au Soudan, les braconniers sont puissamment armés, bien organisés, et ont une bonne connaissance de la brousse. Plusieurs d'entre eux sont des Janjawids, miliciens qui se sont fait connaître pour leurs exactions au Darfour, une région de l'ouest du Soudan en proie à une sanglante guerre civile depuis dix ans où ils exécutaient les basses oeuvres du régime de Khartoum. «Maintenant qu'ils n'ont plus de soutien du gouvernement soudanais, tous ces groupes sont toujours là, les Janjadwids sont un groupe marginalisé, très frustré. Ils sont impliqués dans le trafic d'ivoire depuis des années. (...) Vous savez, les armes à feu et les munitions sont bon marché et le prix de l'ivoire ne cesse d'augmenter», note Rian Labuschagne.

«Massacrés sous nos yeux»

Les soixante gardes de Zakouma sont devenus de vrais petits soldats, quinze d'entre eux formant désormais une force d'intervention rapide. «Les braconniers sont lourdement armés, décidés, motivés. Ils disent dans leurs témoignages qu'ils procèdent de manière militaire et sont décidés à éliminer tout ce qui se trouve devant eux. Il faut militariser la zone», insiste Patrick Duboscq, l'ancien policier français qui les a formés. Ce déploiement de force s'accompagne d'un renforcement du réseau de renseignements parmi la population. «Même si on triplait le nombre de gardes, physiquement, on ne pourrait aller protéger les éléphants partout où ils vont. Il faut s'appuyer sur de bonnes informations et sur une coopération avec les habitants et les autorités locales» afin de pouvoir «mettre les gars au bon endroit au bon moment», relève le directeur du parc.

 

«Zakouma, c'est la seule zone protégée», estime Stéphanie Vergniault, une Française qui a fondé l'association SOS Eléphants. «Mais un par un, tous les autres éléphants du Tchad sont en train d'être massacrés sous nos yeux» par les bandes de braconniers qui circulent en toute impunité entre le Soudan, le Cameroun, le Tchad et la Centrafrique, souligne-t-elle. Elle estime qu'ils en reste environ 2.500. D'autres spécialistes interrogés par l'AFP pensent qu'il y en aurait 1.500 au plus. Stéphanie Vergniault réclame le classement en zone protégée des territoires qu'ils fréquentent, d'autant que certains riverains aimeraient désormais pouvoir se débarrasser de ces animaux stressés par ces massacres, qui sont devenus bien gênants. «Les éléphants du Tchad sont devenus de véritables tueurs.

 

Les rescapés sont traumatisés, et deviennent super agressifs. Il y a des morts!» A Zakouma, on prône un système de renseignements et la mise en place d'une brigade d'intervention au niveau national. «Le Tchad commence à montrer un désir de faire quelque chose», note Lorna Labuschagne, qui épaule son mari Rian à la direction du parc. En attendant, on s'organise. «Lorsque les braconniers auront fait le tour de la région, ils viendront à Zakouma», prévoit Patrick Duboscq. «Et ça peut être chaud», soupire-t-il, évoquant la perspective d'une attaque en hélicoptère ou une prise d'otage des habitants.

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 09:12

ALeqM.jpgUne nouvelle vague d'attentats a fait au moins 24 morts et 212 blessés lundi matin à travers l'Irak, à quelques jours des élections provinciales du 20 avril, ont annoncé des sources médicales et de sécurité. La vingtaine d'attentats, commis pour la plupart au moyen de voitures piégées, se sont tous produits dans la matinée, alors que les Irakiens se rendaient sur leur lieu de travail. Bagdad a été la plus durement touchée avec six attentats: 11 personnes sont mortes et 57 autres ont été blessées. Une voiture piégée a fait un mort sur le parking attenant à un poste de contrôle qui mène à l'aéroport international de la capitale, une zone où les mesures de sécurité sont particulièrement importantes.

 

"Plusieurs voitures et autocars attendaient (d'être contrôlés) sur le parking quand l'explosion a eu lieu", a raconté à l'AFP Abou Ali, un agriculteur qui travaillait dans un champ à proximité. Nasser Bandar, chef de l'autorité irakienne de l'aviation civile, a assuré que l'aéroport restait ouvert et que le trafic aérien n'était pas affecté. Dans le quartier de Karrada, au centre de Bagdad, un autre attentat a fait trois morts en face d'un tribunal. A Touz Khourmatou, à 175 km au nord de Bagdad, trois attentats quasi-simultanés à la voiture piégée ont fait 6 morts et 60 blessés.

 

D'autres attentats ont frappé Nassiriya, dans le sud du pays, Hilla, au sud de Bagdad, Samarra, dans la province instable de Salaheddine, Baqouba, le chef-lieu de la province de Diyala, Tikrit, Tarmiya et Mossoul, toutes trois au nord de la capitale. A Kirkouk, une ville du nord que revendiquent Bagdad et la région autonome du Kurdistan, 5 personnes ont été tuées et 26 autres blessées dans quatre attentats. Ces attaques n'ont pas été revendiquées mais les insurgés sunnites, dont Al-Qaïda en Irak, visent régulièrement les forces de sécurité, la communauté chiite et les responsables politiques pour déstabiliser les autorités. Ces nouvelles violences surviennent à moins d'une semaine des élections provinciales du 20 avril, qui doivent avoir lieu dans 12 des 18 provinces du pays.

 

Les trois provinces kurdes ont un calendrier distinct, et celle de Kirkouk (nord) ne votera pas en raison de problèmes avec les listes électorales. Et le gouvernement du chiite Nouri al-Maliki a reporté le scrutin à Anbar (ouest) et Ninive (nord), évoquant l'instabilité dans ces deux provinces où la minorité sunnite proteste depuis près de quatre mois contre sa "marginalisation". M. Maliki est également au centre d'un conflit ouvert avec ses partenaires de la coalition gouvernementale qui l'accusent d'accaparer le pouvoir.

 

Le scrutin, le premier depuis le départ des derniers soldats américains en décembre 2011, doit permettre de renouveler les assemblées provinciales, chargées à leur tour d'élire les gouverneurs, poste prépondérant en Irak. Le gouverneur a la haute main à la fois sur la reconstruction, les finances et l'administration de la province qu'il dirige.

 

La campagne électorale a été marquée par une recrudescence des violences. Selon des données fournies par des sources médicales et de sécurité, 14 candidats ont été tués depuis le début de l'année. Et avec 271 personnes tuées, mars a été le mois le plus meurtrier depuis août 2012. Si elles restent quotidiennes en Irak, les violences n'atteignent cependant plus les niveaux de 2006-2007, au plus fort du conflit religieux, lorsque plusieurs milliers de personnes périssaient chaque mois.

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 14:30

rmali-106Un soldat tchadien blessé vendredi lors de l’attentat suicide de Kidal, dans le nord-est du Mali, est décédé pendant la nuit à Gao, portant le bilan à quatre soldats tchadiens tués, a-t-on appris samedi de source sécuritaire tchadienne. Un kamikaze a fait sauter sa ceinture au marché de Kidal où un groupe de soldats tchadiens faisaient des courses. « Trois ont été tués sur le coup » et quatre blessés grièvement, avait rapporté vendredi l’état-major tchadien.

 

Située à 1.500 km au nord-est de Bamako, Kidal abrite des bases des armées française et tchadienne qui en assurent la sécurité, la ville étant gérée par la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), qui s’est opposé à la présence de l’armée malienne dans cette zone. Kidal est la capitale de la région du même nom, berceau des Touareg abritant le massif des Ifoghas où se sont retranchés des combattants islamistes armés que les soldats français et tchadiens ont traqués pendant plusieurs semaines.

 

Elle a déjà été le théâtre de deux attentats suicides, les 21 et 26 février. Le premier avait visé des militaires français, tuant le kamikaze au volant de sa voiture piégée, le second avait pris pour cible un point de contrôle tenu par le MNLA dont sept membres avaient été tués, selon la rébellion touareg. Le contingent tchadien –2.000 hommes–, est très actif dans la guerre du Mali où il s’est déployé dès le mois de janvier. Le Tchad a notamment revendiqué avoir tué l’islamiste algérien Abdelhamid Abou Zeïd en février. Le Tchad a payé un lourd tribut avec notamment 26 de ses soldats tués le 22 février au cours d’accrochages dans le massif des Ifoghas.

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 20:41

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N'DJAMENA - L'organisation de défense des journalistes Reporters sans frontières (RSF) a exprimé vendredi "sa vive inquiétude pour l'auteur, activiste et blogueur Jean Etienne Laokolé" détenu depuis trois semaines et demande sa libération immédiate.

M. Laokolé a été arrêté dans la nuit du 22 mars, à N'Djamena, selon RSF. Auteur, activiste, blogueur et travailleur humanitaire tchadien, il est le fils de Jean-Baptiste Laokolé, secrétaire général adjoint du Parti pour les libertés et le développement (PLD, opposition), et le neveu du principal opposant tchadien Saleh Kebzabo, député, président de l'Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR), 

"Les protestations exprimées au niveau national et par quelques organisations internationales - dont Internet sans frontières, Droits de l'Homme sans frontières et Amnesty International - après l'arrestation de Jean Etienne Laokolé n'ont pas permis d'obtenir de ses nouvelles ni des explications sur sa détention. Quelle faute aurait-il commise exactement et comment expliquer une si longue détention, au secret qui plus est'", s'est interrogée l'organisation. 

"Nous demandons au gouvernement tchadien de fournir sans délai des informations sur l'état de santé de Jean Etienne Laokolé et le mobile de son arrestation", a ajouté Reporters sans frontières. 

"Le soir de son enlèvement, Jean Etienne Laokolé circulait en voiture avec des membres de sa famille dans le quartier d'Atrone, à N'Djamena, quand il a été forcé par un groupe d'individus en civil à monter à bord de leur véhicule", rapporte RSF. 

"Selon des militants tchadiens des droits de l'Homme, il a été vu trois jours plus tard, le 25 mars" dans un ancien camp militaire à N'Djamena et "a ensuite été transféré au camp d'Amsinene" (nord de N'Djamanea). "Ce site non officiel est tristement réputé pour des interrogatoires musclés et des actes de torture par les services secrets", rappelle RSF. 

Selon RSF, le dernier article de M Laokolé "pourrait expliquer son arrestation. L'auteur y présentait des personnes comme étant des agents de renseignements au service du ministre des Affaires foncières et du Domaine, Jean-Bernard Padaré". 

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 23:24

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Un Américain âgé de 47 ans, vivant depuis 27 ans dans les bois du Maine, a été arrêté pour vols répétés. Il n'avait parlé à personne depuis le milieu des années 1990.

Après avoir vécu 27 ans dans un campement de fortune perdu au milieu des bois de l'Etat du Maine, un homme âgé de 47 ans a été arrêté par la police américaine. Des bâches en guise de tente, un réchaud et un poste de radio...Christopher Knight a vécu avec peu de choses. Sa survie, il l'a doit à des centaines de vols commis dans les villages alentours, qui lui ont permis de se nourrir pendant des années.

Parti à l'âge de 19 ans, en 1986, il n'aurait pas parlé à un homme depuis les années 1990, rapporte le quotidien britannique The Guardian. L'ermite était pourtant connu de la population locale, qui avait pris pour habitude de lui laisser de la nourriture sur le pas de leur porte, espérant le dissuader de cambrioler les demeures.

Ce n'est que mardi que la Police l'a retrouvé, en train de dérober de la nourriture dans un camp d'accueil pour personnes handicapées, qui, lassé de constater des vols répétés, avait mis en place une alarme anti-vol. Il a donc été arrêté alors qu'il sortait de la cuisine du camp, un sac à dos rempli de victuailles. "Il rentrait ici comme on rentre dans un magasin Wal-Mart", a déclaré Harvé Chesley, le directeur du site qui avait constaté le vol de plusieurs bouteilles de gaz. Christopher Knight s'en servait pour cuisiner, ce qui lui permettait de se faire repérer en allumant des feux de camps.

Pour l'heure, l'homme des bois a été placé en détention pour vols. Les raisons de son isolement volontaire ne sont toujours pas connues et ses proches n'ont toujours pas été identifiés. 

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 20:51

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Le classement mondial des TIC analyse l’impact et l’influence des TIC sur la croissance économique et l’emploi dans un monde hyperconnecté. Il élabore son classement en fonction de l’indice « Networked Readiness Index » (NRI) qui évalue la disponibilité de 144 pays étudiés à exploiter les TIC en termes de croissance, de compétitivité ainsi que de la prospérité de leurs citoyens.

Pour le mesurer, l’indice NRI calcule l’aptitude d’un pays à exploiter pleinement les TIC en termes respectivement d’infrastructures des TIC, du coût d’accès et de disponibilité des compétences requises pour un usage optimal, de l’utilisation des TIC par les gouvernements et le milieu des affaires, du contexte économique et du climat pour l’innovation, du cadre politique et réglementaire et de l’impact économique et social des TIC.

Selon ce rapport un pays « qui tarde à mettre en place une vaste stratégie nationale pour le service à grand débit risque d’accuser un déficit de compétitivité mondiale et ne pourra pas récolter les avantages sociaux des TIC ».   »les avantages des TIC sont, aujourd’hui, largement reconnus et représentent une méthode permettant aux entreprises et au secteur économique d’optimaliser la productivité, de libérer des ressources et d’encourager l’innovation et la création d’emploi ».

Le Tchad notre pays se trouve au 142éme rang sur 144 pays juste avant la Sierra-Leone et le Burundi.

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 12:09

photo_-copie-4.jpgLe chef du groupe islamiste nigérian Boko Haram, Abubakar Shekau, a rejeté toute idée d'amnistie, une semaine après que le président du Nigeria Goodluck Jonathan a commandé un rapport sur l'impact d'une telle mesure. Dans un enregistrement audio envoyé par e-mail et obtenu jeudi par l'AFP, Abubakar Shekau, répertorié comme terroriste international par les Etats-Unis, affirme que son groupe "n'a rien commis de mal qui vaille une amnistie".

 

"De manière surprenante, le gouvernement nigérian parle de nous accorder une amnistie. Qu'avons nous fait de mal ? Au contraire, c'est nous qui devrions vous pardonner", ajoute Abubakar Shekau, énumérant les "atrocités" commises par le pouvoir contre les musulmans. La voix de la personne lisant le message en haoussa, une langue largement utilisée dans le nord du Nigeria, était similaire à celle des précédents communiqués du leader de Boko Haram.

 

Le président du Nigeria, Goodluck Jonathan, a constitué le 4 avril un groupe d'experts pour étudier la possibilité d'amnistier des insurgés islamistes dont la rébellion est à l'origine de la mort de plus de 3.000 personnes dans le nord et le centre du pays depuis 2009. M. Jonathan doit faire face à une pression intense sur ce sujet de la part des hommes politiques du Nord en proie à la violence et de l'homme fort des musulmans, le sultan de Sokoto, qui appellent de leurs voeux un tel accord d'amnistie.

 

Le groupe, composé de membres du Conseil national de sécurité, qui inclut le président, le vice-président ainsi que d'autres responsables de la sécurité, doit rendre son rapport dans une dizaine de jours. Boko Haram affirme se battre pour la création d'un Etat islamique dans le nord du Nigeria, majoritairement musulman. Ce groupe extrémiste a revendiqué l'enlèvement le 19 février dernier des sept membres d'une famille française dont des enfants, au Cameroun près de la frontière avec le Nigeria. On ignore toujours où elle se trouve.

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 11:59

dscn3564_corr.jpgIls étaient déjà 25 000 répartis depuis presque trois mois autour de cinq villages situés le long de la frontière, à l’extrême sud-est du Tchad. Mais depuis le 4 avril, 10 000 personnes de plus sont arrivées, fuyant les combats qui font rage autour d'Um Dukhun, à 10 kilomètres de la frontière tchado-soudanaise. Et les réfugiés continuent d’affluer.

 

Des villages attaqués et brûlés par des hommes armés à cheval, des proches ou des voisins tués, la fuite en abandonnant tout sur place. Depuis quelques mois, les combats ont repris dans l’ouest du Soudan, opposant plusieurs tribus arabes des Etats du Darfour Nord et Darfour Centre. Ces derniers jours, la situation s’est rapidement détériorée en raison de violents combats autour d’Um Dukhun, ville située à 10 kilomètres de la frontière Tchad-Soudan.

 

Selon le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR), 10 000 personnes, dont plusieurs dizaines de blessés, ont rejoint en quelques jours les 25 000 réfugiés et rapatriés déjà sur place depuis trois mois. Parmi ces derniers, 8 100 réfugiés soudanais et centrafricains, et 16 800 tchadiens qui s’étaient établis au Darfour et dans le nord de la RCA. Plus de 90% d’entre eux sont des femmes. Vivant sous des arbres ou des abris de fortune, les familles n’ont pour l’instant reçu aucune assistance.

 

Dans l’immédiat, MSF s’apprête à prendre en charge les blessés à Tissi et référer les cas les plus graves sur Goz Beida ou Abéché. A quelques kilomètres de là, l’urgence, c’est la rougeole. « A Saraf Bourgou, notre équipe a diagnostiqué 35 cas de rougeole, soit 25% des patients vus en consultation. La maladie y a déjà tué sept enfants, dont cinq avaient moins de cinq ans », explique Alexandre Morhain, chef de mission MSF au Tchad. En collaboration avec le ministère de la Santé publique, MSF vaccinera en urgence toute la population de la zone de responsabilité de Tissi, y compris réfugiés et rapatriés, et prendra en charge les cas de rougeole, de malnutrition aiguë sévère ainsi que les urgences pédiatriques.

 

« Les réfugiés n’ont pas de stocks de nourriture, et quasiment pas d’eau potable, alerte Alexandre. Leur situation est extrêmement précaire, les acteurs humanitaires présents au Tchad doivent se mobiliser au plus vite pour organiser des distributions de nourriture et de biens de première nécessité. » D’autant que le compte à rebours a commencé avant l’arrivée des premières pluies. « Il faut agir vite, avertit Alexandre, dans deux mois, il sera impossible d’accéder à cette région par la route. »


MSF est présente au Tchad depuis 1983 et mène actuellement des projets à Abéché, Massakory, Am Timan et Moïssala. Au Darfour, les équipes de Médecins Sans Frontières sont intervenues en urgence à Al Sireaf auprès des personnes déplacées par les combats qui ont eu lieu autour de Jebel Amir en février dernier.

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 11:17

Au moins dix-huit personnes ont été tuées dans la région soudanaise du Darfour (ouest) depuis la semaine dernière dans des violences entre deux tribus arabes dans le district d'Oum Dukhun, frontalier du Tchad, ont indiqué mardi des chefs de communauté.

Les violences ont débuté la semaine dernière quand un membre de la tribu des Messiriya a abattu un membre de la tribu des Salamat, a-t-on appris auprès de la mission conjointe ONU-Union africaine de maintien de la paix au Darfour (Minuad). Moussa al-Béchir, un chef Salamat, a expliqué à l'AFP qu'une petite divergence entre deux personnes a mené à ces affrontements meurtriers. Jusqu'à hier, le nombre de morts du côté Salamat est de 18, a-t-il dit.

Actuellement, les chefs des deux côtés essaient de résoudre le problème et de calmer la situation, a-t-il ajouté. Le chef Salamat n'était pas en mesure de préciser combien de victimes les affrontements avaient fait chez les Messiriya mais un responsable de cette tribu a indiqué que le bilan s'élevait à onze morts dans les deux camps depuis lundi.

En février, un député avait indiqué que plus de 500 personnes de sa tribu, les Beni Hussein, avaient trouvé la mort lors d'affrontements avec les Rizeigat, une tribu arabe rivale, dans le secteur du Djebel Amir, dans le nord du Darfour. Un haut responsable de la région, Eltigani Seisi, a déclaré récemment que la violence ethnique est devenue le principal problème au Darfour, et a pris la place des attaques rebelles.

Ce type de conflit est souvent lié à une concurrence pour s'approprier des ressources comme l'or ou l'eau, avait indiqué un responsable des Nations unies, en marge d'une conférence internationale destinée à lever des fonds pour développer le Darfour organisée en début de semaine au Qatar.

Parallèlement aux violences à Oum Dukhun, un des chefs rebelles, Abdel Wahid Mohammed Nour, qui dirige une faction de l'Armée de libération du Soudan (ALS), a affirmé mardi que ses forces avaient attaqué trois camps gouvernementaux dans le secteur de Dobo, au sud-est d'El-Facher, capitale du Darfour-Nord. L'armée de son côté a affirmé lundi soir avoir repoussé une attaque rebelle sur Dobo Madrassa, situé entre le Darfour-Nord et le Darfour-Sud.

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